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La Banque du Canada majore ses taux, mais maintient une politique accommodante

Le 12 juillet 2017

Plus tôt aujourd’hui, la Banque du Canada (BC) a annoncé qu’elle augmentait son taux de financement à un jour de 0,50 % à 0,75 %, la première majoration des taux depuis septembre 2010.

Cette décision était dans une large mesure attendue puisque Carolyn Wilkins, première sous‑gouverneure de la Banque, avait laissé entrevoir la probabilité d’une hausse dans un discours prononcé en juin dernier. Le taux cible à un jour a certes été majoré, mais la politique monétaire de la Banque demeure accommodante et continue de soutenir l’économie canadienne.

Le marché s’attend maintenant à une deuxième majoration de 0,25 % d’ici 12 mois.

Productivité et croissance

Pour expliquer sa décision, la Banque du Canada invoque surtout l’augmentation de la productivité économique qui est beaucoup plus rapide que ce à quoi on s’attendait initialement. Selon les prévisions actuelles, l’écart de production se refermera d’ici la fin de 2017 plutôt qu’au début de 2018, comme la Banque l’indiquait dans le Rapport sur la politique monétaire d’avril. La vigueur de la croissance économique canadienne au premier trimestre de 2017 devrait modérer d’ici la fin de l’année, mais demeurer supérieure à celle de la production potentielle. On prévoit maintenant que la croissance du PIB sera de 2,8 % en 2017, de 2,0 % en 2018 et de 1,6 % en 2019. En avril, les données correspondantes étaient plutôt de 2,6 %, 1,9 % et 1,8 % respectivement.

La croissance prévue demeure faible, mais les bases de cette croissance s’élargissent. La croissance ne viendra plus uniquement de la consommation à crédit et sera soutenue par une augmentation plus durable des exportations et de l’investissement des entreprises. La Banque du Canada relève aussi la vigueur de la croissance aux États-Unis et en Europe, mais prend note des risques que pose l’incertitude géopolitique.

L’inflation demeure faible, mais la Banque juge que la situation est conjoncturelle et imputable à la guerre des prix dans l’alimentation, aux rabais accordés sur les prix de l’électricité et au changement des prix des automobiles, entre autres exemples de facteurs susceptibles d’avoir à court terme freiné l’inflation. La Banque du Canada s’attend à ce que l’inflation revienne près du taux cible de 2,0 % d’ici le milieu de 2018. Chez MD, nous nous inquiétons de la possibilité que si l’analyse de la Banque est trop optimiste, une augmentation trop rapide des taux freinera de manière inopportune l’économie canadienne.

À notre avis, cette majoration des taux doit être vue comme une première étape dans l’élimination des mesures de stimulation d’urgence mises en place par la Banque du Canada depuis 2015 pour contrer les effets du plongeon des cours pétroliers. Les prix du pétrole demeurent bas et le resteront vraisemblablement dans un avenir prévisible, mais la Banque du Canada croit que le secteur de l’énergie a eu suffisamment de temps pour s’adapter et est maintenant en mesure d’assurer sa croissance future. Chez MD, nous ne sommes pas nécessairement d’accord avec cette hypothèse. En effet, le prix du pétrole demeure inférieur aux coûts des producteurs canadiens et la remontée du dollar canadien s’ajoute aux facteurs négatifs pour le secteur pétrolier.

Par ailleurs, MD continuera de surveiller l’évolution du marché canadien de l’immobilier et des habitudes de dépenses des consommateurs canadiens à l’affût de tout changement important dans le contexte des préoccupations que suscitent l’augmentation des taux.

Il importe de garder à l’esprit que malgré l’augmentation d’aujourd’hui et celles qui suivront probablement, la politique monétaire de la Banque du Canada dans son ensemble demeure plutôt accommodante. Les taux sont encore très bas et ne font que commencer à remonter après avoir atteint un plancher historique.

Qu’est-ce que cela signifie pour les portefeuilles MD?

Comme la hausse était largement prévue, les marchés l’avaient de manière générale déjà « intégrée » par anticipation. En effet, les taux de rendement obligataires ont augmenté dans la période qui a précédé l’annonce et les marchés boursiers canadiens sont les seuls parmi tous ceux des pays développés importants à afficher un rendement négatif depuis le début de l’année. Cela étant dit, l’effet de la décision d’aujourd’hui sur les portefeuilles et les fonds de MD est minime et grâce à notre processus de gestion continue des placements, notre positionnement demeure approprié.

Vendredi, nous publierons un article qui analysera plus en profondeur les conséquences pour votre portefeuille de la remontée des taux qui s’amorce et dans un contexte plus large, les effets de cette tendance à la hausse des taux sur les titres à revenu fixe, les prêts hypothécaires et le crédit en général.

Si vous désirez obtenir des précisions, nous vous invitons à communiquer avec votre conseiller MD.