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Les données, un allié précieux en cas de catastrophe

Publié le 01 septembre 2017, 09:54 | Rédigé par Fred Wang

Une assurance est l’une de ces choses ennuyeuses qu’il faut se procurer et que tous souhaitent ne jamais avoir à utiliser.

Je vois plutôt l’assurance comme une industrie dynamique au cœur d’une transformation technologique; un tournant que nous pouvons constater dans l’intervention des compagnies d’assurance au passage de l’ouragan Harvey, qui fait actuellement des ravages au Texas et en Louisiane et touche des millions de personnes.

En ce moment, à Houston, certaines compagnies sont prêtes à déployer des drones pour faire une inspection visuelle et évaluer les dommages matériels. Le processus de réclamation devrait ainsi être accéléré pour aider les victimes à se rétablir le plus rapidement possible. Dans de nombreux cas, les assurés peuvent présenter une réclamation par l’intermédiaire d’une application sur n’importe quel téléphone intelligent.

En coulisses, grâce à la puissance de l’informatique et à l’analyse de données, le secteur de l’assurance est maintenant plus résilient aux catastrophes comme Harvey, ce qui devrait permettre de dissiper les craintes des assurés et des investisseurs.

Des drones aux données, la technologie aide à exploiter l’imprévisible

Les technologies de l’information et les mégadonnées sont en train de révolutionner la façon dont les assureurs mènent leurs affaires, de la souscription des polices d’assurance en passant par l’administration des polices, le traitement des réclamations et la gestion des risques.

Par exemple, les assureurs et les réassureurs utilisent maintenant la modélisation de catastrophes, un genre de bulletin météorologique ultra détaillé, pour mieux évaluer les risques de perte pour une clientèle donnée. Ce processus permet de simuler les effets d’ouragans, de tremblements de terre ou d’autres catastrophes météorologiques, en tenant compte de variables comme la géographie et les matériaux de construction des immeubles.

La modélisation peut également prendre en considération les programmes d’aide gouvernementale et les ententes de réassurance, ce qui permet aux assureurs d’évaluer les insuffisances de fonds potentielles plus rapidement.

Faisant front commun, les assureurs bénéficient de plus en plus de la puissance croissante de l’informatique, comme les processus graphiques, pour effectuer des simulations à grande échelle. La technologie leur permet d’analyser avec plus de justesse l’impact de catastrophes, qu’elles soient naturelles ou financières.

Les sociétés de services professionnels, comme Aon, qui figure dans le portefeuille du Fonds collectif d’actions internationales GPPDM et du fonds Placements d’avenir MD, exploitent cette technologie pour aider leurs clients dans l’industrie de l’assurance à mieux gérer le capital et les risques et à améliorer la communication de l’information financière.

Évaluer les incidences d’un ouragan

Bien que le Texas et la Louisiane ne soient pas encore au bout de leurs peines, il semble que les dommages causés par l’ouragan Harvey se chiffreront à des montants qui seront très près des maximums estimés avant que la tempête touche terre, mais l’industrie de l’assurance devrait pouvoir absorber les pertes.

Selon les estimations, les pertes assurées seront de l’ordre de 10 à 20 milliards de dollars américains, ce qui ne sera vraisemblablement pas assez élevé pour un renouvellement des taux de réassurance, comme l’indique un rapport préliminaire du sous-conseiller AGF.

À court terme, les marchés ont réagi comme prévu. D’après AGF, les titres de compagnies d’assurance ont habituellement tendance à reculer immédiatement après une catastrophe (étant donné l’incertitude entourant les pertes), puis à rebondir trois à six mois plus tard pour offrir un rendement supérieur au marché dans son ensemble, au moment où les pertes sont mieux définies et où les taux se stabilisent.

Nous en saurons plus au cours des prochaines semaines, selon la tournure des événements. Pour l’instant, nos pensées sont avec les victimes de la tempête et les intervenants sur le terrain.

L’avenir de l’assurance pourrait être dans le prêt-à-porter

Il ne fait aucun doute que la technologie continuera de transformer le secteur de l’assurance.

Ici, au Canada, certains propriétaires assurés chez Desjardins Assurances disposent d’un détecteur qui leur envoie une alerte par une application mobile en cas de dégât d’eau ou de risque de gel d’un tuyau dans leur maison. La Société Financière Manuvie a quant à elle commencé à remettre à ses clients des États-Unis et du Canada des moniteurs d’activité physique dans le cadre du programme Vitalité pour évaluer les risques et offrir des incitatifs financiers à ceux qui ont de saines habitudes de vie.

Et on peut s’attendre à plus! On a qu’à penser aux maisons intelligentes, aux voitures autonomes, à l’Internet des objets et aux technologies prêt-à-porter, entre autres.

Le secteur de l’assurance n’est plus à l’image d’une tour de bureaux monotone. L’innovation permet aux assureurs de prendre des mesures à l’égard des risques émergents et de répondre aux besoins des assurés de façon plus efficace en temps de crise. En ce qui me concerne, en ce nouvel âge des découvertes, j’ai hâte de voir ce que l’avenir réserve à cette industrie.

À Propos de Fred Wang

Fred Wang, CFA, FSA, FCIA, FRM, est analyste principal en placement quantitatif au sein de l’équipe Gestion de placements chez Gestion financière MD. Il supervise les recherches et l’analyse quantitatives pour tous les mandats d’actions et de titres à revenu fixe.