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J’adore le golf, mais dans le monde des placements, oubliez le mulligan!

Publié le 04 août 2017, 09:27 | Rédigé par Craig Maddock

Je joue au golf quelques fois par année, mais je ne me considère vraiment pas comme un golfeur. Au golf, j’aime le plein air, la marche dans les allées (pas de voiturette!) et les moments agréables en bonne compagnie.

J’adore aussi qu’il ne soit pas nécessaire de jouer pour devenir un excellent golfeur de salon et voir à l’œuvre les grandes vedettes comme Jordan Spieth et les étoiles montantes, dont la jeune sensation canadienne de 19 ans de la LPGA, Brooke Henderson, qui insufflent un regain de dynamisme à un sport qui semble parfois faire du sur-place.

L’industrie du golf : à la recherche de profit sur les parcours?

Étant donné le temps et l’argent que les golfeurs consacrent à leur sport, il est légitime de se demander s’il y a de l’argent à faire dans ce secteur.

Le Canada figure parmi les superpuissances du golf. Selon Golf Datatech (site en anglais), les cinq principaux marchés pour les ventes d’équipement et de vêtements de golf sont les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et le Canada.

Selon des statistiques récentes de R&A (groupe écossais qui régit les règles du golf), le Canada arrive au troisième rang mondial pour le nombre de terrains de golf, derrière les États-Unis et le Japon. Au dernier décompte, on recensait en effet au Canada 2 126 terrains de golf publics et 220 clubs privés.

Selon une étude économique publiée en 2014 par l’Alliance nationale des associations de golf (NAGA), l’industrie du golf génère 14,3 milliards de dollars du produit intérieur brut du Canada. Cette somme comprend quelque 5 milliards de dollars en droits d’adhésion ou de jeu sur les terrains de golf, plus de 4 milliards de dollars en achats d’équipement et de vêtements, et 533 millions de dollars en dons de bienfaisance générés par des événements spéciaux, toujours selon les estimations de la NAGA. L’industrie canadienne du golf procure directement et indirectement du travail à plus de 300 000 personnes.

Des exploits de Tiger aux maisons sur le terrain de Glen Abbey : grandeur et misère du golf

Le golf a connu un essor considérable au milieu des années 1990, à l’époque où le jeune Tiger Woods de 20 ans semblait incapable de rater un seul coup. Le golf a gagné du terrain, et pas seulement en popularité : plus de 310 parcours ont vu le jour au Canada durant cette seule décennie selon Golf Canada.

Aujourd’hui, l’engouement s’est effrité, Tiger n’est plus que l’ombre de lui-même et le prestige a cédé la place à la discrétion.

Signe des temps, le plus gros propriétaire et exploitant de clubs de golf au Canada, TWC Enterprises (anciennement connu sous le nom de ClubLink Enterprises) s’est attiré l’attention de la presse lorsqu’il a annoncé son intention de fermer le prestigieux club de golf Glen Abbey, hôte de l’Omnium canadien, et déposé un plan de réaménagement du terrain qui prévoit la construction de 3 222 maisons de banlieue. Qui sait, peut-être qu’un petit parc pourrait être aménagé à l’endroit où Tiger Woods a réussi son légendaire coup de fer 6 de 213 verges depuis la trappe de sable du 18e trou qui a scellé sa victoire à l’édition 2000 du tournoi canadien?

Le secteur du golf, pratiquement absent des portefeuilles MD

Le monde du golf a des ramifications dans plusieurs secteurs, qu’il s’agisse de technologies environnementales, de radiodiffusion, de voyages et de tourisme. Notre exposition directe à cet univers se limite cependant à la détention de quelques rares actions de qualité convenable.

Parmi nos positions internationales actuelles, mentionnons quelques participations de faible importance dans des entreprises qui fabriquent ou vendent de l’équipement de sport comme Adidas (Fonds collectif d’actions internationales GPPMD) et Nike (Fonds collectif d’actions américaines GPPMD).

Précisons cependant que les deux entreprises se sont retirées du secteur de l’équipement de golf, invoquant la baisse du nombre de golfeurs, le plafonnement ou la baisse des revenus et leur volonté de se concentrer sur leur offre de base. Adidas négocie actuellement la vente de sa marque TaylorMade à une société de placement privée et Nike abandonne progressivement sa gamme d’équipements qui avait pris son envol après la signature du contrat avec Tiger Woods en 1996.

Nike et Adidas cesseront donc de fabriquer et de vendre des sacs, des balles et des bâtons de golf. Les deux entreprises continueront cependant de produire des chaussures et des vêtements de golf, un marché que leur conteste leur rival Under Armour, commanditaire de la jeune sensation de 24 ans, Jordan Spieth.

Investissez plutôt dans vos longs week-ends

Le golf n’est peut-être plus « le » sport, mais il survivra. Selon Golf Canada, 5,7 millions de Canadiens jouent encore annuellement plus de 60 millions de rondes de golf.

Mon conseil? Si vous aimez le golf, investissez dans les cours, la pratique et un jeu de bâtons de votre choix, mais pas dans les actions d’entreprises de ce secteur!

Sur le tertre de départ ce week-end, si vous ratez votre coup, vous pourrez toujours vous reprendre. Mais dans le monde des placements, rappelez-vous que le mulligan n’existe pas.

Craig Maddock

Craig Maddock, CFP, CFA, CIM, MBA, est vice-président à la gestion des placements chez Gestion financière MD. Il dirige les gestionnaires de portefeuille et les analystes en placement qui gèrent les fonds communs de placement et les fonds collectifs de MD.