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Hausse des taux en attente : raisons et conséquences

Publié le 12 décembre 2017, 14:30 | Rédigé par Wesley Blight

Le mercredi 6 décembre dernier, la Banque du Canada a annoncé qu’elle maintenait le taux cible du financement à un jour à 1,0 %, comme les marchés l’avaient anticipé. L’économie canadienne est actuellement en attente, positionnée entre des forces susceptibles de favoriser une expansion ou de maintenir l’inactivité.

Le Canada affiche une forte croissance de l’économie et de l’emploi

Du côté de l’expansion, le Canada profite d’une croissance plus robuste grâce à l’amélioration des investissements des entreprises, à l’augmentation de l’exportation nette et à d’autres facteurs durables. Les données sur l’emploi sont étonnamment bonnes : la création de nombreux emplois a fait reculer le chômage. L’économie mondiale a poursuivi sa croissance selon ce qu’avait prévu la Banque du Canada. Tous ces facteurs plaident en faveur d’une hausse des taux.

L’inquiétude persiste

Plusieurs facteurs continuent de justifier l’absence de hausses des taux d’intérêt. L’inflation de base est largement inférieure à la cible de la Banque du Canada et les salaires n’ont pas beaucoup augmenté. La Banque du Canada jouit d’une marge de manœuvre pour laisser les taux d’intérêt bas, ce qui permet aux consommateurs canadiens de réduire leur endettement, tout en continuant d’acheter des biens et services. L’avenir de l’ALENA est aussi une grande inconnue qu’on surveille de près.

La pression à la hausse sur les taux se maintient

La décision de la Banque du Canada a envoyé aux marchés des signaux subtils. Elle dénote en effet une divergence de politique monétaire avec la Réserve fédérale américaine, plus directe dans son approche pour tenir les rênes d’une économie forte. Le huard a payé le prix d’une baisse d’un cent par rapport au dollar américain, le taux de rendement des obligations du gouvernement canadien ayant chuté. Les marchés ont clairement vu dans la décision de la Banque du Canada un signe qu’il est moins probable que les décisions à venir aillent dans le sens d’une majoration des taux. La Banque a toutefois bien indiqué que sa décision s’inscrivait dans un contexte économique propice à la hausse des taux, ce qui donne à penser qu’au moins une majoration de 0,25 % est à prévoir dans les douze prochains mois.

Les placements en actions demeurent non couverts

Chez MD, dans ce genre de contexte de taux d’intérêt, nous cherchons à positionner les portefeuilles de manière à préserver le capital et à accroître la valeur. Nous pensons que les mouvements de taux d’intérêt auront une faible incidence sur les actions et que, pour ajouter le plus de valeur, nous ne devons pas couvrir ces placements contre les risques de change.

Les titres à revenu fixe mondiaux et les obligations de sociétés sont prometteurs

En ce qui concerne les titres à revenu fixe, notre stratégie doit être plus élaborée. Tenant compte du fait que la Banque du Canada n’est pas en mesure de majorer les taux d’intérêt aussi fortement que prévu, nous maintenons pour les titres canadiens une duration neutre avec une légère tendance vers la duration longue. Dans plusieurs cas, nous avons couvert notre exposition aux titres à revenu fixe étrangers en dollars canadiens. En outre, nous stimulons la production de revenu par une bonne diversification de nos titres à revenu fixe. Nous privilégions pour ce faire les titres à revenu fixe mondiaux et les obligations de sociétés canadiennes, moins sensibles aux mouvements des taux d’intérêt.

On peut se réjouir du fait que la Banque du Canada continue d’exercer une direction éclairée à l’égard de l’économie. Parfois, rien ne sert de jouer d’audace, et une attitude d’attente peut refléter une position d’équilibre et stabilité. Le contexte économique actuel nous inspire confiance, tant pour le Canada que pour les portefeuilles de placements de MD.


Taux d’intérêt inchangés : chute du dollar canadien

La Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle maintenait son taux directeur à 1,0 %.

Le dollar américain s’est aussitôt apprécié de près d’un cent par rapport au dollar canadien, l’incidence subtile de la décision ayant contribué à la baisse des taux de rendement des obligations du gouvernement canadien.

Même si l’annonce de la Banque du Canada ne surprend personne, la réaction sur les marchés semble indiquer une légère révision à la baisse des attentes de futures majorations de taux. On continue malgré tout de prévoir une augmentation de 0,25 % à un moment ou à un autre d’ici 12  mois. MD souscrit à ce point de vue et demeure convaincue que le positionnement de ses fonds demeure attrayant dans la perspective d’une modeste augmentation des taux d’intérêt au Canada.

MD publiera une analyse plus approfondie de cette annonce et de ce qu’elle signifie pour vos portefeuilles. À suivre!

Balises: 

À Propos de Wesley Blight

Wesley Blight, CFA, CIM, FCSI, est gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Gestion de placements chez Gestion financière MD. Il est responsable des résultats des fonds communs et des fonds collectifs à revenu fixe et de type « équilibré » de MD.