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Pourquoi, à l’ère du jet, voyageons-nous encore en train?

Publié le 28 juillet 2017, 13:47 | Rédigé par Edward Golding

En inclinant mon siège dans le train no 656 de VIA Rail qui me ramenait chez moi à Ottawa au retour d’un récent voyage à Montréal, je n’ai pu que constater la supériorité du confort d’un train comparativement à celui d’un avion, mon moyen de transport habituel.

Ce voyage m’a incité à réfléchir au rôle des chemins de fer dans notre économie et à ce que nos placements dans les sociétés ferroviaires canadiennes ont apporté à nos clients. Vous constaterez pourquoi la présence d’un ou deux transporteurs ferroviaires dans votre portefeuille MD est justifiée.

Des facteurs économiques fondamentaux solides... et beaucoup d’espace pour les jambes!

Personnellement, je prends rarement le train. Il n’en reste pas moins que selon l’Association des chemins de fer du Canada, les sociétés ferroviaires ont transporté plus de 82 millions de passagers en 2015. Non seulement les trains transportent-ils des passagers, mais ils sont aussi essentiels au transport d’une multitude de biens, que ce soit vos gadgets électroniques ou les aliments que vous avez mangés au déjeuner.

L’industrie ferroviaire soutient une grande partie de notre économie en assurant d’un océan à l’autre le transport de marchandises variées, des produits de consommation et produits finis aux matières premières et aux ressources naturelles. Le transport ferroviaire des marchandises a d’ailleurs la cote actuellement par rapport au camionnage, en raison de ses conséquences environnementales réduites et des gains de productivité qu’il engendre sur le plan logistique.

Les sociétés ferroviaires canadiennes transportent annuellement près de 328 millions de tonnes de marchandises : automobiles, aliments, carburant, etc. Notre économie repose dans une large mesure sur nos exportations de produits de base. En 2015, plus de 150 milliards de dollars d’exportations canadiennes ont été acheminées vers les marchés mondiaux par chemin de fer1.

Pourquoi des titres ferroviaires dans votre portefeuille?

Les nouvelles sociétés technologiques comme Netflix et Facebook occupent évidemment le devant de la scène, mais cela n’enlève rien à la pertinence des actions de sociétés ferroviaires traditionnelles dans un portefeuille d’actions canadiennes de base.

Au Canada, deux entreprises dominent le marché : la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) et le Chemin de fer Canadien Pacifique Limitée (CP), deux piliers de l’histoire canadienne.

Installé à Montréal, le CN a été constitué en société en 1919, et d’ici la fin de 2017, son chiffre d’affaires devrait avoir dépassé les 13 milliards de dollars et sa valeur boursière se situer très près de 85 milliards de dollars. Ayant son siège social à Calgary, le CP a été fondé en 1881. Son chiffre d’affaires se situera aux environs de 6,5 milliards de dollars et sa valeur boursière aux environs de 49 milliards de dollars d’ici la fin de 2017.

Tant le CN que le CP sont des éléments importants de l’indice composé S&P/TSX avec une pondération moyenne respective de 3,21 % et 1,46 % au cours des cinq dernières années. MD a pour sa part en moyenne surpondéré les deux entreprises par rapport à l’indice de référence aussi bien dans le Fonds collectif d’actions canadiennes GPPMD que dans le Fonds d’actions MD. La surpondération des deux transporteurs a d’ailleurs contribué au rendement supérieur des deux fonds. Les positions détenues dans le CN et le CP ont généré des rendements annualisés respectifs de 19,33 % et 20,61 % au cours de cette période, un résultat nettement supérieur à celui de l’indice (6,65 %).

Des placements sur la bonne voie

MD maintient la surpondération de ces deux positions, car les deux entreprises sont très présentes sur leur marché, sont concurrentielles sur le plan des coûts et disposent d’une capacité intéressante de fixation des prix sur des marchés bien diversifiés.

« Dans l’ensemble, les perspectives du secteur ferroviaire au Canada sont très bonnes, dans la mesure où l’économie sous-jacente demeure en santé. Les facteurs fondamentaux sous‑jacents sont aussi solides. Le CN et le CP devraient continuer de tirer de leurs réseaux des flux de trésorerie importants, et de gagner en efficacité et en productivité tout en augmentant leurs prix grâce aux services à valeur ajoutée offerts », a déclaré Timothy W. Caulfield, directeur des recherches sur les actions chez Gestion de placements Franklin Bissett, un des sous‑conseillers du Fonds collectif d’actions canadiennes GPPMD et du Fonds d’actions MD.

Destination : le monde

« L’économie nord-américaine est en bonne santé et le commerce mondial s’intensifie. Le CN et le CP sont donc en excellente position pour accroître leur volume d’activités, et la situation sera encore meilleure si les prix du pétrole remontent, vu les difficultés d’accès aux pipelines », affirme Heiki Altosaar, gestionnaire de portefeuille chez Conseillers en placement PCJ, un sous-conseiller du Fonds collectif d’actions canadiennes GPPMD.

« Il est vrai que le regain de vigueur du dollar canadien et les sécheresses en cours dans les régions productrices de blé des États-Unis sont des facteurs négatifs pour les sociétés ferroviaires canadiennes, mais ces facteurs ont été plus que pris en compte dans l’établissement des attentes. Selon nous, le volume de marchandises transportées continuera de croître à un rythme supérieur à celui de la croissance du PIB, ce qui influera favorablement sur les prix. Jumelée aux gains de productivité, cette conjoncture devrait porter la croissance du bénéfice par action à un taux d’au moins 10 % », indique-t-il.

En voiture vers l’autonomie financière

À bord du train no 656 en direction d’Ottawa, je savais que mon voyage se déroulerait en douceur, que j’arriverais à l’heure et que je serais satisfait. Je nourris la même confiance à l’endroit des sociétés ferroviaires lorsque je pense à la contribution qu’elles peuvent nous apporter dans notre périple vers l’autonomie financière.

1Association des chemins de fer du Canada

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À Propos de Edward Golding

Edward Golding, CFA, MBA, est gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Gestion de placements chez Gestion financière MD. Il est responsable des fonds communs et collectifs de titres canadiens, de dividendes et d’actions américaines de MD.