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Une médecin de famille de 29 ans allergique aux dettes

Lorsqu’elle a terminé ses études en médecine en 2009, la Dre B, une jeune médecin québécoise, a dû composer avec les mêmes dilemmes que tous les autres étudiants de sa cohorte : Rembourser ses dettes d’études ou commencer à placer de l’argent? Louer ou acheter? Fonder une famille pendant la résidence ou attendre à plus tard?

Elle a été rassurée de pouvoir compter sur de l’aide pour prendre ces grandes décisions. En effet, elle avait commencé à faire affaire avec une conseillère MD lorsqu’elle est devenue membre de l’Association médicale canadienne pendant ses études. Sa conseillère a toujours insisté sur la nécessité de définir des objectifs financiers et des stratégies qui lui permettraient de les atteindre.

Ma conseillère a respecté mon malaise face aux dettes et elle m’a donc donné des conseils pour les rembourser le plus rapidement possible.

Profil de la Dre B

Âge : 29 ans

Spécialité : Omnipraticienne

Province : Québec

Situation de famille : Mariée et mère d’un enfant

Enjeu : Décisions relatives aux dettes, à l’achat d’une maison et aux enfants

Revenu annuel brut de la Dre B : 345 000 $

Revenu annuel brut de son conjoint : 45 000 $

Décaissements annuels approximatifs : 100 000 $

Actifs : REER/placements, 102 000 $; maison, 420 000 $; société, 278 000 $. Total : 800 000 $

Passifs : Hypothèque, 315 000 $; prêt étudiant du conjoint, 11 000 $

Pendant ses études, la Dre B a donc suivi le budget établi en collaboration avec sa conseillère afin de limiter ses dépenses et d’éviter l’endettement. « Ma conseillère faisait beaucoup de sensibilisation à l’accès facile au crédit », indique-t-elle. « J’ai donc fait très attention pendant mes années à l’université. »

Heureusement pour elle, il ne lui a pas été nécessaire d’emprunter beaucoup d’argent. Ses grands-parents avaient établi un compte MD à son nom quand elle était petite et dans lequel ils détenaient des parts des fonds MD. Cet argent a payé l’essentiel de ses frais de scolarité. Ancien médecin et client de MD, son grand-père pouvait ouvrir des comptes au nom des membres de sa famille.

La Dre B y a également mis du sien en travaillant l’été dans des laboratoires de recherche. À la fin de ses études, ses dettes s’élevaient donc à seulement 20 000 $.

Après sa résidence de deux ans, soit en 2011, la Dre B a commencé à exercer sa profession d’omnipraticienne à l’hôpital régional d’une petite ville au nord-est de Québec.

Malgré le montant peu élevé de sa dette, elle avait hâte de la rembourser. « Ma conseillère a respecté mon malaise face aux dettes », indique-t-elle. « Elle m’a donc donné des conseils pour les rembourser le plus rapidement possible. »

La constitution en société, un outil précieux pendant le congé de maternité

Pendant les premières années de sa carrière, la Dre B a rencontré son conjoint, un enseignant au cégep. Comme bien des jeunes couples, ils rêvaient de s’acheter une maison et de fonder une famille.

Avant qu’elles poursuivent ces objectifs, la conseillère de la Dre B lui a recommandé d’envisager une stratégie susceptible de faciliter la gestion des rentrées et sorties de fonds du couple : la constitution d’une société.

La constitution en société aide les médecins à réduire leurs impôts de deux façons. Elle permet premièrement de reporter le paiement de l’impôt sur les fonds conservés dans la société et deuxièmement de fractionner les revenus avec les membres de la famille.

Après analyse de la situation financière de la Dre B, sa conseillère (de concert avec l’équipe ExO MDMD) en est venue à la conclusion que la constitution en société pouvait être à son avantage. Non seulement elle pourrait fractionner son revenu avec son conjoint, mais elle pourrait aussi faire varier le revenu tiré de la société d’une année à l’autre, selon l’évolution de sa situation.

Un an après la constitution de la société, le couple a finalement procédé à l’achat de la maison de ses rêves au coût de 420 000 $, grâce à l’argent épargné par la Dre B et placé dans un compte personnel depuis l’époque de sa résidence. Ces économies lui ont permis de verser une mise de fonds de 20 %.

« En réalité, je souhaitais mettre une mise de fonds supérieure à 20 %, parce que je n’aime vraiment pas l’idée d’avoir des dettes », a-t-elle indiqué. « Cependant, ma conseillère m’a suggéré de faire une mise de fonds moins importante puis de continuer à cotiser à mon REER, pour payer les rénovations à venir et pour me préparer à un éventuel congé de maternité. »

Ce conseil s’est avéré fort sage. Le couple a en effet eu son premier enfant dès le début de 2015 et a alors découvert l’ampleur des conséquences de la venue d’un enfant sur le budget familial, surtout lorsque le principal pourvoyeur de la famille (en l’occurrence la Dre B) doit prendre un congé.

Au Québec, le Régime québécois d’assurance parentale donne aux parents le choix suivant : ils peuvent recevoir une prestation inférieure pendant une période plus longue (le régime de base) ou obtenir un montant supérieur pendant une période plus courte (le régime particulier).

La conseillère de la Dre B lui a expliqué quelle était la meilleure façon d’optimiser les prestations en utilisant sa société pour fractionner son revenu et lui a recommandé de diviser le régime de base avec son conjoint (30 semaines pour la Dre B et 25 semaines pour son conjoint) au taux de remplacement du revenu le plus bas.

Au cours d’une année normale, la Dre B gagne environ 345 000 $, somme qui est versée à sa société. En 2015, à cause de son congé de maternité, elle n’aura pas gagné de revenu (outre les prestations publiques) pendant les six premiers mois de l’année.

Après en avoir discuté avec sa conseillère, la Dre B a décidé de se faire verser par sa société un salaire de 100 000 $ du mois d’août au mois de décembre 2015 et de faire en sorte que la société verse des dividendes de 25 000 $ à son conjoint. Cette stratégie permet d’optimiser la somme totale reçue sous forme de prestations publiques tout en réduisant l’impôt exigible.

Grâce à cette planification mise au point avec sa conseillère, la Dre B pense être en mesure de s’en tirer sans trop de mal cette année, malgré ses revenus moindres, et d’éviter de s’endetter. Les prochains congés de maternité pourraient être plus difficiles, mais elle compte sur un budget serré et le fractionnement de son revenu par l’entremise de la société pour éviter les problèmes.

« Je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui sans ma conseillère MD et toute l’équipe MD », affirme la Dre B. « J’ai vraiment l’impression que les décisions sont prises dans mon intérêt. »

1 Le « régime de base » prévoit un congé de maternité de 18 semaines, un congé de paternité de 5 semaines et un congé parental de 7 semaines, rémunéré à 70 % du revenu, et une période additionnelle de 25 semaines de congé parental, rémunéré à 55 % du revenu de la personne jusqu’à concurrence du maximum de la rémunération assurable (70 000 $ en 2015). Le « régime particulier » prévoit un congé de maternité de 15 semaines, un congé de paternité de 3 semaines et un congé parental de 25 semaines, rémunéré à 75 % du revenu, jusqu’à concurrence du maximum de la rémunération assurable de 70 000 $ pour 2015. Source : Prestations du RQAP : Tableau synthèse.

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