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MARIE-JOSÉE : Bonsoir tout le monde, et bienvenue au webinaire « Apprendre à gérer ses dettes d’études en médecine ». Mon nom est Marie-Josée Hamel. Je suis directrice régionale pour Gestion MD. Je suis accompagnée ce soir de mon collègue Mehdi Fenniri, planificateur financier.

MEHDI : Bonsoir!

MARIE-JOSÉE : Je vais vous expliquer un petit peu le fonctionnement du webinaire. Donc, évidemment, au fur et à mesure que nous allons présenter, n’hésitez pas à poser vos questions dans l’espace prévu à cet effet. Vous pouvez voir une boîte de questions-réponses à droite, dans votre écran. Évidemment, nous allons répondre à vos questions, mais dans la seconde partie du webinaire.

Si vous éprouvez des difficultés techniques, veuillez utiliser la boîte de questions réservée aux coanimateurs. De cette façon-là, nos collègues derrière le micro pourront vous aider. Si vous avez des problèmes avec la boîte de questions elle-même, envoyez-nous un courriel à mdwebinars@cma.ca. Si vous avez des problèmes audio – vous ne pouvez pas nous entendre –, essayez de sortir de la rencontre, puis de vous connecter à nouveau. Probablement que ça va fonctionner. De cette façon-là, en fait après, il va y avoir un petit pop-up vous demandant d’accepter notre audio. Évidemment, il faut cliquer sur « Oui ». Si vous ne voyez pas la boîte de questions, c’est probablement parce que vous regardez la présentation en mode plein écran. Sortez du mode plein écran, et la boîte de questions devrait apparaître.

Après la session d’aujourd’hui, évidemment, on va vous contacter via courriel avec le lien de l’enregistrement de ce soir. Si on n’a pas eu la chance de répondre à votre question aujourd’hui (vous étiez trop gêné pour la poser, ou peu importe quelle raison), bien évidemment on vous encourage à contacter votre conseiller MD via la section « Contactez-nous » de notre site Web : md.cma.ca.

Donc, je vais vous parler un petit peu de l’ordre du jour de la soirée. Évidemment, on va vous dire un petit peu qui on est, c’est quoi l’AMC, c’est quoi MD. On va parler, évidemment, de gestion de la dette, mais plus précisément des taux d’intérêt, des types de prêts. On va aussi voir quelques méthodes de gestion de la dette (quelles on préfère, quelles on aime moins et tout ça). On va parler de la gestion du crédit, en fait, de manière générale, puis on va vous parler aussi de quelques ressources, puis évidemment ben y’aura la période de questions-réponses.

Donc, qu’est-ce l’AMC? En fait, l’AMC existe depuis 1867. Ça fait un bon moment déjà. Trois mois après la Confédération, l’AMC a été créée au Québec par des médecins dans la ville de Québec. On compte plus de 83 000 membres. Donc, évidemment, dans ces 83 000-là, environ (le chiffre monte sans cesse), y’a environ 10 000 médecins résidents. Le but de l’AMC, sa mission, évidemment, c’est de militer pour un meilleur système d’études en médecine, puis aussi pour tout ce qui est innovation, puis vous supporter en tant que médecins dans toutes les sphères de votre vie, tant professionnelles que personnelles, évidemment. Puis aussi, ben ça, ça inclut lorsque vous êtes aux études, ou encore lorsque vous êtes à la résidence, pendant que vous exercez la médecine, puis aussi même à la retraite. Donc, évidemment, comment on fait pour être client chez nous ou tout ça? Évidemment, c’est un service qui est offert aux membres. Donc Gestion financière MD appartient à l’AMC. Lorsque vous êtes membre de votre association médicale provinciale, par exemple l’OMA en Ontario ou encore l’AMQ au Québec, ben normalement vous êtes automatiquement membre, pour la majorité des provinces, de l’AMC, et puis, Gestion financière MD, ben, c’est un des avantages de l’AMC. Donc, je vais maintenant céder la parole à mon collègue Mehdi, qui va parler beaucoup plus en détail... en fait, qui va entrer dans le vif du sujet avec vous.

MEHDI : Parfait. Rebonsoir! Donc, avant de vous parler de la gestion des dettes, laissez-moi vous présenter qui est MD, ce que nous faisons. Donc, MD, c’est l’institution financière qui appartient à l’Association médicale canadienne. Donc, tous nos conseillers chez MD sont salariés. Pour cette raison, nous pouvons vous recommander des conseils objectifs sans que ça rentre en conflit d’intérêts avec quelconque rémunération. Nous travaillons uniquement avec les médecins et leur famille, donc, au fil du temps, nous avons développé une expertise à ce sujet.

Qu’est-ce que nous faisons chez MD? Évidemment, nous faisons de la planification financière, nous faisons des placements, des solutions à l’assurance. Exemples : assurance vie, invalidité, temporaire ou permanente. Nous faisons de la planification successorale. Ça, c’est quand une personne veut laisser plus tard un héritage, nous élaborons des stratégies et des conseils pour réduire son fardeau fiscal. Nous offrons aussi des services bancaires via notre partenariat avec la Banque Nationale. Donc, on a un partenariat exclusif et des offres exclusives que, même si vous allez à la Banque Nationale, vous ne les verrez pas, en fait. Ce sont des ententes signées avec MD qu’on peut offrir via MD. Et, aussi, nous donnons des recommandations sur la constitution en société pour vous aider à prendre des décisions importantes. Donc, nous pouvons vous accompagner, vous dire si c’est la bonne chose pour vous, l’incorporation, si c’est le bon moment, ou si c’est mieux d’attendre à plus tard.

Donc, pourquoi la planification financière est-elle importante pour les nouveaux médecins? En fait, nous savons que le parcours pour devenir médecin est long et très coûteux. La majorité des médecins vont avoir des dettes. La grande majorité vont avoir des dettes, et c’est normal, il ne faut pas stresser avec ça. La raison, c’est, bon, les frais de scolarité, des frais de subsistance, des fellows, d’autres événements de la vie... Exemple : un congé de maternité durant les études, etc. La dette moyenne des étudiants en médecine, au Québec, c’est 100 000 $. Par contre, 30 % des étudiants s’attendent à devoir plus que 100 000 $ à la fin de leur résidence. Ça, en fait, c’est souvent des étudiants qui ont fait des études à l’extérieur de la province du Québec, où les frais d’études sont plus élevés. Ou encore ils ont fait une spécialité plus longue, ou encore leur réalité... En fait, la réalité de chacun est différente. Donc, 100 000 $, c’est la moyenne, mais il se peut que vous ayez plus ou moins que 100 000 $. Il ne faut pas paniquer avec ça. Par contre, il faudrait la budgéter, et avoir un plan pour que votre dette ne continue pas à monter.

Gestion des dettes. Donc, voici quelques conseils pratiques pour une bonne gestion des dettes. En fait, il faut assurer le suivi de vos soldes courants et d’autres éléments importants. Exemples : taux d’intérêt (est-ce que vous avez un taux d’intérêt fixe ou variable?), paiements minimaux requis, durée de la période des remboursements. Aussi, il faut payer – évidemment, c’est un conseil simple –, le taux le plus élevé en premier. Exemple : si vous avez un taux de 5 % sur un prêt, et vous avez votre marge de crédit qui est à 2,7 %, vaut mieux payer le prêt à 5 % avant la marge. Aussi, si c’est possible de consolider les remboursements, de consolider les prêts et les dettes... De cette façon, vous allez avoir un seul remboursement. Et aussi... Exemple : si vous payez votre prêt à 5 % avec une marge de 2,7 %, ben vous devez maintenant votre prêt dans la marge à 2,7 %. Vous venez de réduire le taux d’intérêt.

Ici, nous avons quelques éléments qui ont une influence sur votre endettement. Les trois principaux sont le taux d’intérêt, les périodes d’amortissement et les différences entre les produits. Donc, commençons par le taux d’intérêt. C’est quoi un taux d’intérêt? En fait, le taux d’intérêt, c’est le coût établi par le prêteur pour l’utilisation de son argent par l’emprunteur. En d’autres termes, c’est le coût que la personne est prête à avoir pour vous passer de l’argent, que ce soit la banque ou quelqu’un d’autre.

Il y a deux types de taux d’intérêt : il y a le taux d’intérêt variable et le taux d’intérêt fixe. Commençons par le variable. Le variable, le nom le dit, c’est variable. Donc, il est basé sur le taux préférentiel. Qui décide du taux préférentiel, et c’est quoi un taux préférentiel? Le taux préférentiel, c’est la Banque du Canada... en fait, ce sont les banques centrales qui fixent le taux préférentiel. En date d’aujourd’hui, c’est 2,7 %. Probablement que vous l’avez entendu sous forme de « prime ». On dit « prime » ou « taux préférentiel ». Donc, ce n’est pas votre banque qui décide du taux préférentiel, c’est la Banque du Canada. Le taux variable, il est souvent prime plus quelque chose. Soit plus 0 % (c’est le cas de votre marge de crédit), ou plus 1 %, plus 2 %, plus 3 %, plus 0,5 %, etc.

MARIE-JOSÉE : Donc la marge de crédit est toujours à taux variable?

MEHDI : Exactement. Toute marge de crédit, peu importe le taux d’intérêt, c’est à taux variable. Donc, comme je l’avais dit, le taux variable peut monter, peut descendre, selon le taux préférentiel. Si, exemple, demain l’économie va bien, la Banque du Canada décide de monter le taux préférentiel, et vous avez négocié taux préférentiel plus 0 %... Donc, demain, si le taux monte de 1 %, votre paiement va monter, vos intérêts vont monter, parce que le taux préférentiel a monté.

Le fixe, contrairement au variable, ben le nom le dit aussi, c’est fixe. Donc, vous avez un taux. Souvent le taux fixe est plus élevé que le variable. En fait, toujours. Pour le même type de prêt, le fixe est plus élevé que le variable, parce que la banque vous garantit un taux, peu importe ce qui se passe. Si les taux baissent, ben vous n’êtes pas content parce que vous avez un fixe qui est plus élevé. Par contre, si les taux montent, vous êtes protégé contre une augmentation, donc vous gardez les mêmes paiements, vous payez les mêmes intérêts, et c’est la banque qui fait moins d’argent. Donc, c’est pour ça que la banque se garde une certaine marge et que le fixe est un peu plus élevé que le variable.

Ici, nous avons un exemple sur l’impact d’un taux d’intérêt. On a pris 100 000 $, sur 15 ans, avec un taux de 4 %, un taux de 6 % et un taux de 8 %. Donc, le même 100 000 $, si on veut le payer sur 15 ans, à 4 %, on paye 739,68 $; à 6 %, on paye 843 $; et à 8 %, les paiements minimums seraient de 955 $.

Maintenant, dans les chiffres plus bas, on a pris... Supposons que peu importe le taux d’intérêt, on décide de payer 1 000 $. Même si notre paiement minimum, c’est 739 $, nous, on veut payer plus que le minimum : on paye 1 000 $. Donc, en payant 1 000 $ avec 4 % d’intérêt... Vous voyez le 100 000 $, au lieu de le payer sur 15 ans, on le paye sur 10 ans. Avec 6 %, on le paye sur 11 ans et demi, et avec 8 %, sur presque 14 ans. Et la raison est simple, parce qu’à 4 %, le paiement minimum, c’était 739 $. Maintenant, on paye 1 000 $, donc on paye 261 $ de plus. On le paye sur le capital et on paye moins d’intérêt.

Ici, bon, un autre élément qui risque en fait d’impacter un peu l’intérêt, c’est l’intérêt composé. L’impact est négligeable vu le contexte actuel des taux très faibles, mais c’est important, en fait, de le constater, parce que des fois, bon, on a un taux quelconque. On a un 3 %, exemple, mais notre taux réel, on ne paye pas 3 %, on voit un taux effectif. C’est quoi un taux effectif? En fait, le taux effectif, c’est le taux réel qu’on paye vraiment. C’est parce que les prêts, les marges de crédit, et différents crédits sont capitalisés d’une façon différente. Exemple : un prêt est capitalisé annuellement. Et la raison pourquoi il est capitalisé annuellement, c’est parce qu’il est facile de prévoir le solde dans un an. Exemple : on doit 10 000 $. Si on fait des paiements X, on sait qu’après un an, on va devoir tant d’argent. Donc, la capitalisation est annuelle. Donc, si le taux c’est 3 %, notre vrai taux, c’est 3 % à la fin de l’année.

Une marge de crédit, c’est un peu différent, parce que, supposons qu’aujourd’hui on doit 10 000 $, la capitalisation est chaque jour, parce qu’on peut utiliser la marge de crédit chaque jour. Mais supposons qu’on ne l’utilise pas : 10 000 $ qu’on doit aujourd’hui, demain, on va devoir un peu plus, parce que demain, ils vont calculer 10 000 $ plus une journée d’intérêt. Donc, ils prennent le 3 %, divisé par 365 jours, et qui donne un taux réel, effectif, de plus que 3 %. Maintenant, vu que les taux d’intérêt sont très faibles, on voit quand même une différence, mais très peu. Ici, nous avons un autre exemple. En fait, c’est la suite. Mais, grosso modo, ce que vous devez comprendre de ces deux exemples-là, c’est que l’intérêt sur l’intérêt, ça coûte cher. Donc, plus vous avez une capitalisation (exemple : sur une marge de crédit à chaque jour), vous accumulez de l’intérêt sur l’intérêt. Donc, si vous pouvez payer l’intérêt, vous évitez d’augmenter l’intérêt chaque fois.

Le deuxième élément dont il faut tenir compte au niveau des dettes, c’est l’amortissement. L’amortissement, c’est la période au cours de laquelle le prêt sera remboursé. Qui est-ce qui décide de la période de l’amortissement? En fait, c’est vous. Par contre, les banques ont certaines balises et certaines limites à respecter. Exemple : pour une hypothèque, c’est 25 ans. Là,normal : elles ne peuvent pas excéder 25 ans. Dans quelques cas, elles peuvent excéder jusqu’à 30 ans, mais pas plus. Pour les prêts personnels, 5 ans, 10 ans, ça dépend du risque qu’elles estiment que vous représentez. Mais, ce qu’il faut savoir, plus la période d’amortissement est longue (ça veut dire la période sur laquelle on paye notre prêt), plus on paye d’intérêts, évidemment, sauf que plus les mensualités sont basses. Exemple : 12 000 $, si on le paye sur un an, c’est 1 000 $ par mois. Par contre, si on le paye sur deux ans, c’est 500 $. Donc, plus vite vous remboursez votre prêt, moins vous aurez d’intérêts à payer au bout du compte. Parfait.

Ensuite, nous avons un autre exemple. Ici, un prêt étudiant de 30 000 $ avec un intérêt de 6,5 %. C’est un exemple, parce qu’au Québec, les prêts étudiants sont plus bas que ça. Donc, si vous regardez la période d’amortissement sur 5 ans : ça veut dire que si on décide de rembourser notre 30 000 $ à 6,5 % d’intérêt, les versements mensuels seront de 590 $, et les intérêts totaux qu’on aura payés sur une période de 5 ans, c’est 5 220 $. Si on a opté pour payer notre prêt sur 10 ans, en fait les versements seront de 340 $ par mois, et les intérêts seront de 10 875 $ – quasiment le double, en augmentant l’amortissement. Donc, ce que vous devez vous rappeler, c’est que... Deux choses : l’intérêt (il faut avoir un intérêt très faible, si possible, le plus possible) et l’amortissement (plus vite on paye nos dettes, moins on paye d’intérêt).

Maintenant, les prêts étudiants. Le taux d’intérêt des prêts étudiants, c’est le taux de base, c’est le taux préférentiel, plus 0,5 %. Au Québec, en fait, la caractéristique du prêt étudiant, c’est que c’est sans intérêt jusqu’à la fin de votre résidence, mais attention : si, exemple, vous faites votre résidence... si vous quittez pour l’Ontario ou pour la Colombie-Britannique ou peu importe, dès que vous quittez le Québec, vous êtes considéré avoir fini vos études et vous devez commencer à rembourser. Donc, si vous faites une résidence, ou un fellow... En tant que fellow, vous êtes considéré résident aussi, donc vous n’avez pas encore fini vos études.

MARIE-JOSÉE : Puis, par exemple, pour les auditeurs, s’il y en a qui habitent dans d’autres provinces, évidemment, que le Québec, sachez que les règles sont différentes. Normalement, le remboursement s’effectue dès le début de la résidence.

MEHDI : Merci. Donc, les intérêts. On ne paye aucun intérêt pendant notre résidence. Les intérêts ne sont pas chargés. Dès qu’on finit nos études, notre résidence, entre autres, les intérêts commencent pour le prêt étudiant. Ça commence la journée que vous finissez votre résidence. Par contre, le remboursement est exigible juste 6 mois après la fin de votre résidence. Si vous voulez commencer à rembourser dès que vous finissez la résidence, c’est possible. En fait, vous devez communiquer avec l’Aide financière aux études, et c’est possible de commencer les paiements tout de suite. Les intérêts qu’on paye sur un prêt étudiant, comme on l’a dit, c’est le taux préférentiel plus 0,5 %, et ces intérêts donnent droit à un crédit d’impôt de 15 % au fédéral, donc que vous pouvez mettre sur votre rapport d’impôt à la fin de l’année.

Les marges de crédit. Marges de crédit, au Québec, pour les médecins en fait, c’est le taux préférentiel. C’est prime. Si vous n’avez pas prime, actuellement, si vous avez plus que 2,7 %, magasinez : la plupart des banques offrent 2,7 % pour les médecins. Le taux préférentiel est variable, comme on l’a dit tantôt; c’est la Banque du Canada qui décide si elle va le monter ou pas, selon l’économie. Les caractéristiques, c’est que les banques offrent un plafond de base. Même si votre limite, exemple, est à 250 000 $, il y a un plafond de base. Exemple : elle peut vous dire que, bon, la première année vous ne pouvez pas dépasser 60 000 $, ensuite, c’est 40 000 $ dollars par année, etc. Les intérêts s’accumulent dès la première utilisation du fonds, contrairement au prêt étudiant. Donc, dès que vous utilisez de l’argent de la marge de crédit, les intérêts commencent à s’accumuler. Il n’y a pas de déduction ou de crédit d’impôt, et seul un paiement mensuel minimal des intérêts est exigible. Bon, toutefois, moi je pense que si vous pouvez payer un intérêt minimal, et que vous en avez l’opportunité, payez un peu de capital, parce qu’en payant juste de l’intérêt, vous devez toujours le même montant, et ça va se rembourser beaucoup moins rapidement.

Ensuite, cartes de crédit. C’est un outil très intéressant, mais auquel il faut faire très attention. En fait, pourquoi il faut faire attention? Pour deux raisons : le taux d’intérêt... Le taux d’intérêt varie entre 9 et 29 %. La majorité des cartes de crédit sont à 19,9 %, quasiment du 20 %. Des fois, on en voit à 9 %. Si vous payez des frais, en fait, des frais annuels, des fois y’a des cartes qui offrent un rabais, donc le taux est à 9 %. Et certains détaillants comme Canadian Tire ou HBC offrent des cartes à 29 %. L’autre raison pourquoi il faut faire attention, c’est les retards de paiement que ça va impacter votre dossier de crédit, mais ça, on y reviendra un peu plus tard.

Donc, les caractéristiques d’une carte de crédit. En fait, vous avez 21 jours pour payer vos achats sans intérêts. Et de là le point le plus intéressant pour une carte de crédit, c’est que vous faites un achat, vous avez jusqu’à la date du relevé pour payer cet achat, et puis y’a aucun intérêt. Cependant, il faut payer le solde au complet. Si vous faites juste le paiement minimum, il y a de l’intérêt, et c’est du gros intérêt qui est facturé. Donc, il faut être très discipliné, bénéficier de l’avantage et payer le solde au complet, s’il y a lieu.

MARIE-JOSÉE : Donc, y’a quand même plusieurs avantages à faire ses achats réguliers sur une carte de crédit?

MEHDI : Tout à fait. L’autre avantage, c’est les programmes de récompense. Plusieurs cartes offrent des récompenses. Exemples : des voyages, des bonis dollars, des choses qu’on peut acheter avec... Plus on utilise la carte, plus on accumule des points, ce qui est gratuit si on utilise très bien la carte.

Dernier point : méfiez-vous des frais annuels et des clauses écrites en petits caractères. Donc, il y a des cartes sans frais annuels, des cartes avec des frais annuels. Posez-vous la question : est-ce que vous avez vraiment besoin des avantages que les frais annuels donnent? Parce qu’il existe des cartes sans frais annuels dont vous pouvez bénéficier.

Donc, ici, on a des méthodes de la gestion de la dette. La méthode 1 (c’est la méthode que j’aime le moins, en fait, je vais vous expliquer pourquoi) : se servir de la marge de crédit comme un compte chèque. L’avantage, c’est qu’il y a des intérêts à payer seulement lorsqu’on utilise le compte, ou la marge en question. Exemple : on achète un café à 2 $. Bon, ben, le café, il est chargé sur la marge, puis on paye juste l’intérêt sur 2 $. L’inconvénient, c’est que c’est facile de perdre le contrôle, surtout quand on a une marge avec une limite élevée. On paye un petit peu par-là, un petit peu par-ci, et ça s’additionne facilement. Donc, c’est une méthode que j’aime moins.

La deuxième méthode (et c’est ma préférée), on l’appelle la méthode de l’allocation. En fait, c’est qu’on utilise un compte chèque distinct. C’est-à-dire : on utilise un compte chèque à part, distinct, et on vire de l’argent de la marge de crédit au besoin. Exemple : on fait un budget, on sait qu’on a besoin de 3 000 $, 4 000 $ ou 5 000 $ pour vivre par mois, on vire de l’argent de la marge vers le compte chèque, puis on utilise cet argent-là. L’avantage, c’est que ça donne une certaine structure, un budget. Par contre, le désavantage de cette méthode, c’est que les frais d’intérêt sont calculés dès le virement au compte chèque. Exemple : si on vire 5 000 $ pour vivre, ben on a de l’intérêt sur 5 000 $ qui est calculé tout le mois, alors qu’on n’a pas besoin de 5 000 $ pendant le premier jour. Donc, c’est progressivement qu’on a besoin de ça. Mais ça reste une méthode très, très avantageuse pour structurer et ne pas trop s’endetter.

Et la troisième méthode, qui est une méthode intéressante aussi, c’est recourir à la carte de crédit pour toutes vos dépenses. C’est une très bonne méthode, mais attention, attention! En fait, il faudrait être très, très discipliné. L’avantage, c’est que les intérêts sont reportés, comme on en a parlé, jusqu’à la date du paiement. Le suivi est facile, grâce aux relevés. Y’a un programme de récompense (de bonis dollars ou de voyages, etc). Par contre, comme je le disais, il faut être très discipliné et payer la carte de crédit au complet avant l’échéance, parce que le taux d’intérêt est beaucoup plus élevé que votre marge de crédit.

Donc, ce que vous devez savoir. Les questions qui reviennent souvent, en fait, au niveau des dettes : Qu’est-ce qui se passe après la fin de ma résidence? Quand je vais finir mes études, est-ce que la banque va modifier mon taux? Est-ce que je vais être obligé de commencer un remboursement? Si oui, sur quelle période? C’est quoi le taux d’intérêt? Etc. En fait, ça dépend de plusieurs facteurs. Le prêt étudiant, on en a parlé tantôt. Donc, on a six mois de grâce, ensuite on commence à payer, sur maximum dix ans. La marge de crédit dépend de plusieurs facteurs, notamment de votre bureau de crédit, de votre niveau d’endettement, des risques que la banque présume ou pense que vous représentez pour elle, de votre historique (est-ce que vous avez eu des retards par le passé?, avez-vous beaucoup de cartes de crédit avec un solde élevé?, etc.). Et aussi, il faut vérifier les ententes des institutions financières : est-ce qu’elles ont des ententes pour les médecins? Je sais qu’il y a des institutions financières qui ont des ententes avec les médecins, qui permettent de garder la marge de crédit telle qu’elle est après la fin de notre résidence, mais ce ne sont pas toutes les banques. Donc, il faut vérifier les ententes qui ont été conclues à ce sujet.

La gestion du crédit. Bon, c’est quoi une cote de crédit? Ça, c’est une bonne question. En fait, nous avons tous une cote de crédit basée sur notre historique. Il y a deux principales compagnies qui font la cueillette de données sur nos habitudes. Par exemple, elles regardent : Est-ce qu’on paye? Qu’est-ce qu’on a comme dettes? Est-ce qu’on a pris un prêt avec Visa, un prêt chez Desjardins, un prêt chez RBC, un prêt-auto, etc.? Et elles font la cueillette de données, elles regardent : Est-ce qu’on paye à temps? Est-ce qu’on paye vite? Est-ce qu’on est surendetté? Etc. Et elles donnent un score. En fait, elles donnent une certaine cotation. Donc, habituellement, 650, 660 et plus... Plus on s’éloigne du 660, mieux c’est. Ça peut aller jusqu’à 900, théoriquement. Personnellement, dans ma vie de tous les jours, je n’ai jamais vu 900. J’ai déjà vu quelques 800, des personnes âgées avec une bonne fortune. Mais aux alentours de 700, c’est très bien. Plus on s’éloigne vers le haut du 660, plus c’est bon. Par contre, plus on s’éloigne du 660 vers le bas, en fait, moins c’est bon, plus c’est mauvais. Donc, à quoi ça sert la cote de crédit? En fait, c’est un outil de négociation avec les banques. Pour avoir un bon taux, pour avoir plus d’argent, pour garder la marge de crédit ouverte telle qu’elle est, les banques regardent votre historique de crédit, et c’est à travers votre cote de crédit qu’elles peuvent savoir quel type de payeur vous êtes.

Maintenant, on conseille aux gens de vérifier au moins aux deux ans leur cote de crédit. Il y a un moyen simple de le faire, en fait, via le site Web d’Equifax ou de TransUnion, donc www.equifax.ca ou le site www.transunion.ca. En fait, ça coûte quelques dollars, pour avoir en ligne votre dossier de crédit. Sinon, vous pouvez l’avoir gratuitement si vous demandez la version papier, qu’ils vont vous envoyer par la poste. Ça prend quelques semaines, mais c’est gratuit. Une autre méthode facile d’avoir votre dossier de crédit, c’est, la prochaine fois que vous aurez besoin d’un crédit quelconque. Exemple : Vous allez vous acheter une auto. Le vendeur d’autos va probablement sortir votre dossier de crédit, en fait, va sûrement sortir votre dossier de crédit. Vous allez lui donner l’autorisation, et vous pouvez lui demander d’avoir une copie de votre dossier de crédit. Et une des raisons pourquoi c’est bon de le voir, c’est que des fois il y a des erreurs. Donc, des erreurs que vous pouvez communiquer à l’agence (Equifax ou TransUnion) pour rectifier l’erreur, ou voir : « Oh! Peut-être que j’ai oublié un compte avec 10 $ qui est impayé, mais qui paraît comme un retard. » Donc, c’est très important de vérifier une fois de temps en temps.

MARIE-JOSÉE : Donc, si on résume, si je paye mes comptes à temps, si, en fait, je ne dépasse pas ma limite de crédit, si je respecte tous mes engagements, ben ma cote devrait être bonne?

MEHDI : Exactement. Exactement. Donc, si on a de bonnes habitudes, la cote est bonne. Supposons que ma cote n’est pas bonne. Est-ce que ça s’améliore? Tout à fait. Donc, on peut améliorer notre cote de crédit en adoptant de bonnes pratiques et de bonnes habitudes. Ça prend quelque temps, les retards paraissent encore, mais plus ça fait longtemps, moins ça compte.

MARIE-JOSÉE : O.K.

MEHDI : Donc, comment améliorer votre cote de crédit? Payez vos factures à temps, ou à tout le moins, effectuez le paiement minimum exigible. Rappelez-vous que si vous faites le paiement minimum exigible, ça n’a pas d’impact sur vote cote de crédit, mais vous payez quand même de l’intérêt. Donc, si c’est possible de payer au complet, ça serait idéal. Si ça n’est pas possible, faire, du moins, le paiement minimum. Évitez de dépasser la limite. Oui, c’est très important. En fait, supposons que vous avez une carte de crédit avec limite de 5 000 $, vous êtes mieux d’appeler votre banque pour augmenter la limite que de dépasser la limite, parce que, supposons que vous faites un achat, mais c’est 5005 $, exemple. Probablement que la transaction va passer quand même, parce qu’ils permettent quand même que ça passe un peu plus; par contre, ça affecte votre dossier de crédit, ça montre que vous êtes quelqu’un qui peut dépasser la limite qu’on lui donne. Vous êtes mieux d’appeler, en fait, votre institution financière, de demander une augmentation de carte de crédit, et ça aura beaucoup moins d’impact que de dépasser la limite. Acquittez vos dettes le plus tôt possible, et réduisez le nombre de cartes de crédit. En fait, on recommande d’avoir deux cartes de crédit – une ou deux, en fait –, mais deux juste au cas où une ne fonctionne pas, mais pas plus, pas plus que deux.

L’autre chose à laquelle il faut faire attention, qu’on voit souvent : les comptes de téléphone. Bell, Vidéotron, Rogers, TELUS... Souvent, si vous avez des retards avec ces compagnies-là, ça apparaît dans votre dossier de crédit, donc faire très attention. Aussi, les comptes qu’on a oubliés, des comptes avec de très petits soldes (10 $, 15 $), puis qu’on a oublié de payer, etc., puis qu’on n’utilise plus ces cartes. Donc, c’est bien de faire attention à ces choses-là.

MARIE-JOSÉE : Donc, au fond, c’est vraiment la qualité du crédit, puis pas nécessairement la quantité de choses que j’utilise.

MEHDI : Exactement.

MARIE-JOSÉE : Parfait. Merci, Mehdi.

MEHDI : Fait plaisir.

MARIE-JOSÉE : Évidemment, chez Gestion financière MD, on a une équipe qui est dédiée uniquement – en fait, totalement – aux étudiants résidents et aux débuts de pratique. Cette équipe-là s’appelle Conseils MedEd MD. Donc, évidemment, ce qu’ils peuvent faire, c’est toutes sortes de choses avec vous. Ça peut aller du simple budget à avoir la marge de crédit, à préparer pour la résidence, à voir de quel type d’assurance on a besoin, à créer un plan, à des choses beaucoup plus complexes. Par exemple, voir quand c’est le moment de s’incorporer et tous ces éléments-là. Évidemment, aussi, on a une équipe de spécialistes des médecins en début de carrière, qui est probablement présente dans vos facultés, puis qui va faire certaines présentations, parfois dans les murs à l’école, ou encore via divers programmes ou événements. Évidemment, on va peut-être aussi se croiser, comme je l’ai mentionné précédemment, dans différents événements, colloques ou quoi que ce soit, dans un kiosque. Venez nous voir si vous avez des questions, y’a toujours un représentant qui est là pour vous aider.

On est maintenant à la période de questions. Donc, on va commencer avec la première question. On a eu la question, en fait, c’était : « C’est quoi l’impact d’avoir un cosignataire sur ma marge de crédit? », puis « Est-ce que je devrais en avoir un? » En fait, Mehdi, je réponds, ou...?

MEHDI : Oui, vas-y! Oui!

MARIE-JOSÉE : Parfait! Ben, évidemment, c’est sûr que le cosignataire va être parfois demandé sur la marge de crédit, mais rarement ça va être le cas. Les raisons où on pourrait demander un cosignataire, c’est si y’avait pas d’antécédents de crédit, rien du tout. La personne n’a jamais eu même de carte de crédit. Donc, là, c’est possible qu’on demande un cosignataire. Mais essayez d’éviter ça autant que possible, parce que ce que ça implique, être cosignataire – puis c’est bon pour vous que vous le sachiez dans le futur –, c’est que vous êtes responsable conjointement et solidairement de la dette de l’autre. Donc, si, par exemple, vous demandez à votre mère de vous endosser ou de cosigner pour une voiture, par exemple (c’est pas nécessairement pour la marge de crédit, mais pour une voiture), et que vous êtes dans l’incapacité de payer, ben la banque ou l’institution financière peut se retourner et aller dire à votre mère : « Ben, paye-moi au complet! » Donc, évidemment, les impacts sont assez grands, puis peuvent impacter aussi notre pouvoir d’emprunt. Donc, autant que possible, quand on veut cosigner quelque chose, ou si vous, par exemple, vous voulez cosigner un ami ou un membre de votre famille, ben sachez que les conséquences de ça sont quand même assez importantes au niveau de vos finances.

Donc, on avait aussi une deuxième question. Donc, la question c’était : « Avec les taux d’intérêt actuels québécois (puis considérant les avantages, évidemment là, des déductions fiscales pour les prêts étudiants), est-ce que c’est avantageux de consolider le prêt étudiant avec la marge? » En fait, ça, c’est une question qu’on a presque toujours.

MEHDI : Exact. On peut y répondre conjointement.

MARIE-JOSÉE : Ouais, absolument!

MEHDI : Je vais vous dire, en fait... On a fait un calcul sur un prêt étudiant de 10 000 $, parce que le taux d’intérêt d’un prêt étudiant, on a dit, c’est 3,2 % en date d’aujourd’hui. Sur votre marge de crédit, c’est 2,7 %. Donc, la marge est moins que le prêt étudiant. Par contre, sur le prêt étudiant, on a 15 % de crédit d’impôt. Donc, on a fait un calcul : on a pris 10 000 $, on a mis le paiement sur 10 ans – en fait sur 9 ans et demi, parce qu’on a 6 mois de délais de grâce –, et puis, ça revient quasiment à la même chose. Payer rapidement sa marge de crédit ou payer son prêt étudiant revient à la même chose. Donc, je vous dirais : ce n’est pas avantageux de consolider le prêt étudiant avec la marge, parce que ça revient à la même chose, à moins que vous soyez sûr qu’à la fin, la marge reste à 2,7 %, à prime.

MARIE-JOSÉE : Parce que c’est ça. Donc, au fond, avec le crédit, ça revient peut-être à un taux d’intérêt qui est un petit peu plus faible que la marge de crédit. Si on cumule ça, c’est à peu près similaire, peut-être un petit peu plus faible.

Sachez aussi que le prêt étudiant du gouvernement, c’est à peu près ce qu’il y a de plus flexible puis de plus élastique. En fait, on ne peut pas retourner en arrière. À partir du moment où c’est consolidé puis qu’on a rassemblé la dette en une dette, ce n’est pas possible de dire : « Oh non! Je voulais m’acheter une auto! Oh non! Je voulais faire autre chose! » À ce moment-là, ben, c’est fait. Aussi, c’est un prêt qui est gouvernemental, donc comme je l’ai dit précédemment, c’est super flexible. Donc, c’est rare au Québec qu’on va recommander de consolider, parce que, de toute façon, c’est quelque chose qui est assez facile de payer, puis normalement, c’est l’élément de dette qu’on devrait payer en dernier, pour sa flexibilité, puis son taux d’intérêt.

MEHDI : Oui. Surtout au Québec, en fait. Si la personne habitait en Ontario, ça serait différent, parce que le taux d’intérêt sur le prêt étudiant est beaucoup plus élevé qu’au Québec.

MARIE-JOSÉE : O.K. Donc, on va passer à une autre question. Donc, la question qu’on a ici, c’était : « Est-ce que la cote de crédit reste pour toujours? »

MEHDI : En fait, oui et non. Oui, la cote de crédit... Si vous avez un retard, vous avez fait faillite, ou peu importe, ça vous suit toute votre vie, malheureusement. Par contre, plus loin est le retard, moins ça compte. Exemple : Un retard que vous avez eu il y a 5 ans, il compte moins qu’un retard que vous avez eu le mois dernier. Donc, on comprend, l’idéal c’est de ne pas avoir de retard, de ne pas avoir de taches dans son dossier de crédit. Mais, supposons que vous en avez une, c’est toujours possible d’augmenter votre cote de crédit et de l’améliorer dans le futur en adoptant des saines gestions.

MARIE-JOSÉE : Parfait. Donc, on a une autre question. C’était : « Est-ce que je peux acheter une maison en tant que résident? » En fait, on n’a pas vraiment parlé aujourd’hui de tout ce qui est prêt hypothécaire et tout, mais, en fait, oui, c’est possible. On le voit assez régulièrement, des gens en résidence qui vont acheter une propriété ou... donc, qui veulent évidemment devenir propriétaires. C’est correct. Sachez par contre qu’il ne faut pas, évidemment, que ça nuise à vos autres projets. Souvent, ce qu’on conseille, en fait, c’est de s’asseoir puis de faire les calculs. Si, par exemple, vous êtes résident en médecine de famille, vous savez que vous allez pratiquer, probablement, dans ce même milieu-là, ben fort à parier que l’achat d’une propriété, c’est peut-être pas un plan qui est si fou à court terme. Si, par exemple, vous êtes en R1, vous êtes en spécialité, puis vous savez pas si vous allez devoir faire un fellow, vous savez pas si vous allez devoir quitter, ben posez-vous la question à savoir : Est-ce que le fait d’être propriétaire, ça va pas, de un, comme je l’ai dit précédemment, nuire à mes projets futurs? Puis, aussi, dans un deuxième temps, de voir : après, est-ce que je vais garder cette maison-là ou ce condo-là?, est-ce que je veux déménager?, est-ce que je vais rester ici? Donc, évidemment, c’est tout ça qu’il faut tenir en ligne de compte lorsqu’on prend notre décision.

Aussi, ce qui est important, puis ce qu’on voit souvent, c’est que oui, les gens vont déménager parfois après la résidence, parfois ils vont rester là, mais, très souvent, les plans changent. Ce à quoi il faut penser, aussi, c’est qu’un fellow, en fait, c’est assez cher. Souvent, vous allez avoir une rémunération sous forme de bourse, ou un petit quelque chose. Parfois, y’a rien du tout. Puis aussi, sachez que la vie... Souvent on ne fait pas notre fellow au coin de la rue. Souvent, on va le faire ailleurs et tout ça. Donc, nécessairement, il faut le planifier. Même chose si on voulait, par exemple, augmenter notre marge de crédit. Vaut mieux le faire avant que lorsqu’on est rendu à l’étranger ou à l’extérieur. C’est beaucoup plus facile.

MEHDI : Tout à fait.

MARIE-JOSÉE : Donc, j’espère que ça répond à la question.

MEHDI : Parfait. Nous allons passer à la prochaine question : « Si on est incorporé et que l’argent est dans ce compte, quelle est la meilleure stratégie pour payer la marge? »

O.K. C’est une question... En fait, c’est une question à laquelle on ne peut répondre comme ça à froid, parce qu’il y a plusieurs éléments à considérer. Ce qu’on doit considérer, c’est la méthode de rémunération que vous avez, en fait. Est-ce que vous vous payez à salaire ou à dividendes? On devrait savoir aussi combien vous vous versez, votre revenu annuel. Parce qu’il y a une question fiscale derrière ça, aussi, donc à savoir c’est quoi votre tranche d’imposition, et voir aussi si vous pouvez faire le fractionnement de revenus pour pouvoir profiter d’un meilleur taux d’imposition, puis à ce moment-là payer la marge. La recommandation que je vous dirais, en fait, c’est : rencontrez votre planificateur financier, puis regardez ça. J’ai un peu plus d’information, mais, malheureusement, je ne peux pas la divulguer, parce que c’est de l’information confidentielle concernant cette question. Mais la personne qui a écrit la question, ce que je l’invite à faire, c’est nous appeler par téléphone, ou nous écrire un email, puis il nous fera plaisir de regarder ça avec elle en personne.

MARIE-JOSÉE : Dans le fond, ce qu’il faut comprendre avec ce que Medhi a dit, c’est que, par exemple, si disons, moi, j’avais prévu me verser un salaire X sous forme de dividendes par mois, ben sachez que si j’en ressors davantage y’aura un impact fiscal. Donc, est-ce que le fait de sortir plus d’argent pour payer la marge qui est à un taux super bas va venir impacter tout ça? C’est, en fait, le calcul qu’il faut faire. Le calcul n’est pas compliqué, on peut le faire. Il s’agit juste de s’asseoir puis de regarder ça.

MEHDI : Exact.

MARIE-JOSÉE : Ouais.

MEHDI : Y’a plusieurs éléments à considérer, mais c’est une question à laquelle il est très facile de répondre, mais qui demande beaucoup de renseignements de votre part.

MARIE-JOSÉE : Ouais. En fait, reste à savoir aussi... Encore là, au point de vue de l’incorporation, c’est toujours d’établir le budget, de voir combien on a besoin, versus le laisser dans l’incorporation, puis faire fructifier cet argent-là.

MEHDI : Exactement. Puis il y a d’autres choses... Exemple : Il y a les incorporations qui sont faites en pool, comme on dit, qui viennent changer les règles. Les règles changent en 2017 aussi au niveau des taux d’intérêt. Donc, il y a beaucoup de facteurs à considérer, donc on ne peut pas donner une réponse à froid comme ça, mais j’invite la personne à communiquer avec nous, et ça va nous faire plaisir de lui répondre.

MARIE-JOSÉE : Petit conseil, peut-être, petit conseil d’ami : Avant de faire ce genre de mouvement financier-là, ben consultez quelqu’un, parce qu’évidemment les impacts fiscaux peuvent être vraiment importants.

MEHDI : Parfait.

MARIE-JOSÉE : Parfait.

MEHDI : Oui.

MARIE-JOSÉE : Est-ce qu’on a d’autres questions? Euh... oui! D’accord! Alors, on avait comme question : « Si j’ai un choix, entre payer ma dette et investir, qu’est-ce que je fais? » En fait, ça, c’est aussi une question qu’on a assez souvent.

MEHDI : Oui.

MARIE-JOSÉE : Rembourser ses dettes versus investir. C’est clair que la médecine, c’est long, donc souvent, quand les gens ont terminé, ben nos amis ont déjà commencé à investir, ont déjà commencé à parler de REER, de CELI, de tout ça. Donc, c’est correct de vouloir investir, puis c’est correct aussi de vouloir rembourser nos dettes. Donc y’a pas vraiment de réponse parfaite pour ça. Règle générale, ce qu’on va recommander, évidemment, c’est de s’asseoir puis de voir... Puis aussi, c’est vraiment au niveau des valeurs, puis de voir, c’est quoi notre priorité à nous? Est-ce que notre priorité c’est vraiment de rembourser nos dettes? Y’a des gens qui vivent très mal avec l’endettement, qui sont hyperstressés, puis y’en a d’autres qui se disent : « Bof, ben moi-là, ça me dérange pas de m’éterniser un petit peu avec ça si je peux commencer à investir, parce que de toute façon en tant que médecin je n’aurai pas de fonds de pension. » Ben, c’est quand même quelque chose qui peut, évidemment, être très justifié. Y’a pas de problème avec ça. Donc, c’est vraiment du cas par cas. Puis, commencer l’investissement d’ailleurs à la résidence – vous avez un salaire –, c’est peut-être pas une mauvaise idée (avec des petits montants), si c’est quelque chose que vous souhaitez faire. Peut-être pas maximiser ses REER, c’est pas quelque chose qu’on va conseiller nécessairement, mais à tout le moins se familiariser avec le monde des investissements, ça peut être très intéressant.

MEHDI : Excellent.

MARIE-JOSÉE : Donc on a relevé une autre question. En fait, c’est de savoir si vous alliez avoir accès à la présentation PowerPoint d’aujourd’hui. Donc, la réponse, c’est oui, vous allez y avoir accès. Vous allez recevoir le lien via le Web, comme on l’a dit. Vous pouvez aussi consulter YouTube pour la voir, et notre site Web, dans la section des vidéos, sur md.cma.ca.

Parfait. Donc, je pense que c’est tout pour les questions. Je vous remercie tous pour votre participation. C’était bien agréable. Évidemment, juste un petit rappel : Comme on l’a dit, on va contacter les participants via courriel dans les prochains jours, puis ça va inclure l’enregistrement. Donc, c’est parfait. Si vous avez d’autres questions, peu importe les questions que vous avez, on vous encourage à contacter votre conseiller MD, évidemment, ou à nous joindre via notre site Web, et même sur les médias sociaux. On a une page Facebook. N’hésitez pas à poser votre question; normalement, si c’est pertinent pour vous, c’est pertinent pour les autres.

Donc, merci, Medhi, pour ta participation ce soir.

MEHDI : Ça fait plaisir.

MARIE-JOSÉE : Donc, merci d’avoir assisté à ce webinaire, puis on se dit « À la prochaine! » Merci!

MEHDI : Au revoir!

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