Bienvenue chez
Gestion financière MD

Merci d’utiliser le service de clavardage MD

Pour nous aider à mieux vous servir, veuillez fournir les renseignements demandés ci-dessous.

Communiquez avec un conseiller MD

Transcription

Marie-Josée : Bonsoir à tous, et bienvenue au webinaire de Gestion financière MD. Ce soir, nous allons vous parler des placements. Mon nom est Marie-Josée Hamel. Je suis directrice régionale et je suis accompagnée de mon collègue Vincent Labrie, qui est planificateur financier.

Vincent : Salut Marie-Josée.

Marie-Josée : Bonsoir Vincent. Donc, un petit peu… En fait, on va vous expliquer l’ordre du jour, mais aussi, comment le tout va fonctionner. Donc, au fur et à mesure que nous présenterons, n’hésitez pas à utiliser la boîte de questions-réponses, située dans le coin droit. On va aussi répondre à un maximum de questions dans la deuxième partie de l’heure. Sachez que les questions demeurent confidentielles et que, en fait, il n’y a pas de mauvaises questions non plus. Donc, n’hésitez pas à nous les écrire.

Si vous éprouvez des difficultés techniques, s’il vous plaît, veuillez utiliser la boîte questions-réponses et soumettre votre question à tous les participants. De cette façon-là, on va pouvoir s’assurer que nos collègues, en arrière-scène, puissent vous répondre. Si vous avez des problèmes avec la boîte de questions elle-même, veuillez nous contacter par courriel à l’adresse mdwebinars@cma.ca. Si vous avez des difficultés audio, sortez de la rencontre, tentez d’y entrer à nouveau. Il va y avoir un pop-up qui va vous demander d’accepter notre audio. Évidemment, il faut choisir l’option « oui ». Si vous ne voyez pas la boîte de questions, c’est peut-être parce que vous regardez le webinaire en mode plein écran. Sortez du mode plein écran, et la boîte questions-réponses devrait être visible à nouveau.

Après la session d’aujourd’hui, nous allons vous rejoindre via courriel avec un lien audio pour le webinaire. Si on n’a pas le temps de répondre à votre question aujourd’hui, nous vous encourageons évidemment à prendre rendez-vous avec un conseiller MD, ou encore de nous contacter via la section « Contactez-nous » de notre site Web : md.amc.ca.

Maintenant, en ce qui a trait à l’ordre du jour de ce soir. Donc, évidemment, on va parler au départ de qui on est, qu’est-ce qu’on fait, et tout ça. Ensuite, on va voir les divers comptes de placement, les répartitions et l’affectation de l’actif – donc, dans quoi on place ça. On va parler un petit peu aussi de la constitution en société, parce que, évidemment, ça peut faire partie intégrale de votre plan financier. On va voir un petit peu aussi les ressources supplémentaires. Puis, à la fin, y’aura une période de questions et réponses.

Donc, qui on est? En fait, Gestion financière MD est une filiale à 100 % de l’Association médicale canadienne, qui regroupe environ (là, évidemment, ça varie toujours), mais aux alentours de 83 000 membres. Donc, y’a environ 10 000 médecins résidents à travers le pays. Évidemment, le but de l’AMC, c’est de représenter les médecins, tant au niveau de leur… je dirais de l’aspect personnel et professionnel de leur pratique. Donc, c’est la raison pour laquelle Gestion financière MD existe.

Évidemment, pour faire affaire chez Gestion MD, tous les employés sont à salaire, et non pas à commission. Donc, il faut vraiment faire… en fait, être membre de l’association provinciale. Par exemple, au Québec, on parle de l’Association médicale du Québec, ou l’AMQ. Ensuite, vous êtes automatiquement membre, dans la majorité des provinces, de l’AMC et vous pouvez profiter des avantages, dont la planification financière. Évidemment, c’est toujours gratuit pour les membres.

Maintenant, qui on est? Ben le but, évidemment, on est… notre raison d’être, c’est pour et par les médecins. C’est des médecins qui siègent sur notre conseil d’administration. On n’est pas une société qui est cotée en bourse : on appartient vraiment aux médecins. Donc, évidemment, on est là pour vous écouter, puis s’assurer qu’on va veiller à vos intérêts à vous. Puis, évidemment, c’est toujours ça notre mission. Pis évidemment, le but, ben c’est d’améliorer votre situation financière, tant au niveau des conseils que de l’éducation à travers les divers produits, et évidemment, en étant client chez nous. Donc voilà.

Donc, ce qu’on fait, grosso modo, ben évidemment, la planification financière, les placements, tout ce qui concerne l’assurance, la planification successorale, les fiducies. Vous pouvez aussi avoir accès à des services bancaires, des prêts via un partenariat qu’on a avec la Banque Nationale. Pis vous pouvez aussi voir, si vous ne savez pas si c’est le moment de vous incorporer, voir qu’est-ce qu’on peut faire; ben, évidemment, on peut vous aider à faire les calculs à cet égard-là, pis aussi gérer tout ce qui concerne votre constitution en société.

Maintenant, je vais céder la parole à mon collègue Vincent.

Vincent : Merci, Marie-Josée. Donc, comme Marie-Josée l’a mentionné, moi, je suis planificateur financier au bureau de Québec de Gestion MD. Donc ce soir, mon but ça sera un peu de vous démystifier la base des placements, donc en débutant avec les types de comptes de placements qui existent. Ensuite, on parlera en fait des types de placements qu’on peut faire à l’intérieur de ces comptes-là, des types de revenus qui sont générés par ces placements-là, puis ensuite, on verra comment on peut faire des choix judicieux quant à l’allocation de ces différents placements-là dans les différents comptes.

Donc, débutons avec les types de comptes de placements. Donc un compte de placements, c’est assez simple. Des fois, c’est souvent confondu avec un compte de transactions. Je fais la différence. Compte de transactions : une série de chiffres, une boîte dans laquelle vous faites des retraits, des dépôts, vos transactions courantes. Un compte de placements, ce que c’est en fait, c’est tout simplement une autre série de chiffres, une boîte dans laquelle on peut faire des placements de différents types. Il existe deux grands types de comptes de placements : donc les comptes qui sont enregistrés et les comptes non enregistrés. Donc on a des exemples ici : donc le REER, le CELI et le Régime enregistré d’épargne-études, qui sont des comptes enregistrés. Pourquoi enregistrés? Tout simplement parce que les gouvernements ont attitré des caractéristiques fiscales spéciales à ces comptes-là, qu’on verra un petit peu plus tard. Et donc ils gardent aussi une trace de ce qu’on fait comme retraits et dépôts dans ces comptes-là.

Ensuite, ben les types de placements qu’on verra. En fait, avant : comptes non enregistrés. En fait, tout ce qui est compte de placements qui n’est pas un compte enregistré. Donc, assez simple. Aucune caractéristique fiscale spéciale attitrée à ces comptes-là.

Types de placements qu’on peut faire; on verra tantôt en détail – CPG, actions, obligations, produits gérés, qui généreront à leur tour des revenus, donc en trois grandes catégories : les revenus de dividendes, d’intérêts et de gains en capital.

Donc pour débuter : le compte REER, dont vous avez sûrement déjà entendu parler. Compte très populaire auprès, souvent, de nos parents. Donc dans les partys de Noël, on entend souvent parler du compte REER. Qu’est-ce que c’est, le REER? En fait, régime enregistré d’épargne-retraite, donc à la base, conçu par le gouvernement du Canada pour accumuler un fonds de retraite. Donc, il existe quelques limites qu’on doit respecter dans le compte REER quant aux cotisations, donc combien j’ai le droit de mettre dans mon compte REER. Donc c’est à la hauteur de 18 % du salaire gagné annuellement, jusqu’à un maximum d’à peu près 25 300 $ pour 2016. Donc cette limite-là est indexée chaque année. Donc ce 18 %, qui équivaut à 25 000 $, donne un salaire d’environ 140 000 $. Donc, pour vous, les futurs médecins, tout revenu gagné au-dessus de 140 000 $ ne donnera pas droit de cotiser à son REER. Donc, c’est important de s’en rappeler, plus tard, quand vous débuterez votre pratique.

Marie-Josée : Donc probablement que si je suis médecin, pis je veux me bâtir un fonds de pension qui est assez intéressant, ben je vais peut-être devoir penser à un plan B, ou du moins avoir quelque chose d’un petit peu plus étoffé.

Vincent : Exactement. D’où viendra probablement l’incorporation, où on pourra constituer, ben, une autre partie de notre fonds de retraite. Mais on y viendra un petit peu plus tard.

Marie-Josée : OK.

Vincent : « Caractéristiques spéciales du REER. » Donc, limite dans les droits d’y cotiser. Ces droits-là, donc, sont accumulables au fil des années. Donc, si j’ai travaillé quand j’étais adolescent, bon, j’ai accumulé 18 % de mon salaire comme droits de cotisation REER. Les droits sont… En fait, tout ce que je place dans le REER, je peux y faire des gains sans payer d’impôt, donc ce n’est pas ajouté à mon revenu imposable de l’année. Par contre, quand je retire de l’argent, ben ces sommes d’argent là seront retirées et seront ajoutées à mon revenu imposable de l’année. Donc fort probablement à la retraite.

Les cotisations sont également déductibles d’impôt. Donc on entend souvent parler, donc, du retour d’impôt. Donc le mécanisme est assez simple : donc toute somme que je cotise dans mon REER vient se déduire de mon revenu imposable. On aura un exemple un petit peu plus tard. Donc, ça vient réduire l’impôt à payer pour l’année en cours, en fait. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les placements vont fructifier à l’abri de l’impôt à l’intérieur du REER. Et puis, en fait, lorsqu’on retirera ces fonds-là, on sera imposé par contre à ce moment-là sur la totalité des sommes retirées.

Marie-Josée : Donc, dans le fond, c’est vraiment un report d’impôt.

Vincent : Exactement. Donc, ça sert à reporter l’impôt pour la retraite ou pour quelques autres occasions spéciales qu’on verra.

Donc en fait, vous vous demandez : « C’est bien beau, j’ai déjà travaillé, je suis résident, je travaille en ce moment, j’ai accumulé probablement des droits de cotiser à mon REER. Où je peux retrouver tout ça? » Ben, tout simplement sur ce qu’on appelle votre avis de cotisation du gouvernement fédéral, ce que vous recevez à chaque printemps après avoir rempli votre déclaration d’impôt. Vous aurez une ligne qui stipule les droits non utilisés de cotiser au REER. Vous pouvez aussi le trouver en ligne ou par téléphone à l’Agence du revenu du Canada.

Le « REER au profit du conjoint ». Je passe très rapidement; donc, la slide précédente. Ça stipule simplement que si les deux conjoints ont des revenus assez disparates, donc un conjoint qui a un revenu élevé, et un autre qui a un revenu plus bas, le conjoint au revenu plus élevé peut cotiser au REER du conjoint au revenu plus bas. Ça permettra à la retraite de faire diminuer l’impôt, ce qu’on appelle de fractionner le revenu. Donc on n’est quand même pas tout à fait là pour la plupart de vous, donc je passe assez rapidement. Sachez simplement que ça existe.

Ce qu’on verra aussi, donc, c’est la fameuse déduction fiscale, ou le retour d’impôt, comme les gens l’appellent plus communément. Donc on voit que si j’ai un salaire de 75 000 $ (ou un revenu de 75 000 $) et que je cotise pour une somme, par exemple, de 10 000 $ à mon REER, donc ce 10 000 $ vient soustraire mon revenu imposable. Donc on a un exemple ici avec un impôt relativement bas de 21 %. Donc on voit que mon impôt est diminué d’à peu près 2 000 $ si je cotise à mon REER. Donc cet impôt-là, ça me permet de la reprendre aujourd’hui et de la reporter à plus tard, compte tenu du fait que je serai imposé quand je retirerai ces sommes-là de mon REER.

Marie-Josée : Veuillez noter que dans cet exemple-ci, les taux d’imposition utilisés sont ceux de l’Ontario. Donc, évidemment, pour ceux qui sont avec nous ce soir pis qui vivent au Québec – donc la majorité d’entre vous –, l’impôt exigible sera un peu plus élevé dans la partie de gauche, puis évidemment, le retour d’impôt qu’on pourra avoir – ce qu’on voit inscrit au bas de l’écran – ben évidemment, sera aussi un peu plus élevé parce que la tranche d’imposition l’est également.

Vincent : Donc ce qui vient en fait accentuer davantage le bénéfice du REER au Québec, compte tenu du fait que notre impôt est un petit peu plus élevé.

Ensuite, ben vous… C’est en effet des caractéristiques fiscales du REER en tant que tel. Donc la boîte REER, elle a ces caractéristiques fiscales là. Ensuite, qu’est-ce que je peux placer à l’intérieur de cette boîte-là? Donc à peu près tous les types de produits de placement; quand on parle de fonds communs, des actions, des obligations. On verra en détail ce que sont ces différents placements-là, mais grosso modo, ce que je peux y placer à l’intérieur, c’est à peu près n’importe quel type de placement.

Le REER permettra, outre à la retraite, de retirer des sommes de ce compte-là pour, disons, une ou deux occasions spéciales au courant de notre vie. Donc un de ces programmes-là étant le RAP, le Régime d’accession à la propriété. Ça va probablement vous toucher au cours des prochaines années, si ça n’a pas déjà été le cas. Donc grosso modo, ce programme-là permet de retirer des sommes de notre REER, mais comme j’ai dit tout à l’heure, en général, quand on retire de notre REER, on est imposé sur les sommes qu’on retire. Le RAP va nous permettre de retirer un montant pour une mise de fonds sans payer d’impôt sur le montant retiré, pour un maximum de 25 000 $. Par contre, ce programme-là s’applique aux acheteurs d’une nouvelle propriété, donc aux nouveaux propriétaires. Donc tout simplement, gardez en tête que ça existe. Si vous avez comme projet d’acheter une propriété dans les prochains mois, prochaines années, donc en parler avec votre planificateur financier de Gestion MD, qui saura structurer tout ça et vous faire profiter de ce programme-là, qui est très avantageux.

Marie-Josée : Évidemment, qui dit RAP, qui dit REER, dit planification. Effectivement, les fonds doivent rester pendant un certain temps, par exemple, à l’intérieur du compte. Fait que c’est important toujours de le planifier.

Vincent : Exactement. Donc, de là, votre planificateur financier connaît les caractéristiques, connaîtra comment bien gérer votre situation. Donc important de lui en parler, de lui faire part de vos différents projets; mais celui de l’achat d’une première maison, assurément, vous devez le tenir bien au fait de tout ça.

Marie-Josée : Sachez aussi que si toutefois votre conjoint s’est déjà prévalu du programme, du RAP, ou est déjà, en fait, propriétaire d’une maison, pis que vous emménagez avec lui, ben peut-être qu’il vous a contaminé pis peut-être que vous êtes plus admissible [rire]. Donc, pour utiliser un terme médical, ben y’a peut-être eu contamination. Donc à ce moment-là, il faut toujours vérifier, évidemment, si on est admissible ou si on ne l’est pas.

Vincent : Autre programme qui peut être fait avec le REER, donc, qui s’appelle le Régime d’encouragement à l’éducation permanente. Donc j’y passe très vite; c’est si vous faites un retour aux études et que vous avez cotisé de l’argent dans votre REER, vous pouvez retirer cet argent-là selon quelques conditions. Je pense que si ce n’est pas déjà fait... ben vos études en médecine sont assez longues et difficiles; je ne pense pas que vous ayez comme but de retourner aux études. Donc sachez encore une fois simplement que ça existe, et que si vous voulez vous en prévaloir, ben encore une fois, parlez à votre planificateur financier.

Maintenant, autre type de compte enregistré duquel on peut profiter, donc qui a des caractéristiques fiscales particulières, c’est le CELI. Le CELI s’apparente au REER en quelque sorte, donc leur caractéristique commune est que tout placement fait à l’intérieur du CELI générera des gains qui sont non imposables au fil du temps. Par contre, le CELI ne donnera pas droit à une réduction du revenu imposable, mais en contrepartie, lorsque je retirerai des sommes de mon CELI, je n’aurai pas à payer d’impôt sur ces sommes-là. Donc le CELI permet en fait d’accumuler des sommes en faisant des gains à l’abri de l’impôt. Combien je peux cotiser ou placer dans mon CELI? Donc, le CELI, qui existe depuis 2009 : si j’avais 18 ans en 2009, ben j’ai cumulé des droits jusqu’à aujourd’hui, donc de l’ordre de 5 000 $ par année pour les quatre premières années, 5 500 $ en 2013-14, 10 000 $ en 2015 et 5 500 $ cette année. Donc tous ces droits-là sont cumulables, et donc je pourrai investir cet argent-là en date d’aujourd’hui si je le désire.

Marie-Josée : Puis évidemment, ben ça varie. Les droits de cotisation ont changé à travers les années, pis la raison, en fait, contrairement au REER, c’est que c’est le gouvernement en place qui décide de la limite, en fait, de contribution au CELI. Quand le régime a été lancé en 2009 avec le gouvernement Harper, on avait dit au départ que ça devrait augmenter de 500 $ à chaque année. Ce n’est pas ce qui est arrivé. Ça a resté 5 000 $ pendant un moment. Y’a eu, bon, la crise économique et tout ça; après, on est allé à 5 500 $, après, le gouvernement Harper a dit : non, on va aller pendant un an à 10 000 $. Puis le gouvernement Trudeau a dit : non, moi je ne suis pas d’accord avec ça, on ramène ça à 5 500 $. Donc on ne le sait pas en fait combien de temps… En fait, les limites peuvent changer à chaque année. Donc c’est important, encore une fois, de regarder le maximum de cotisation qu’on a. Pis sachez qu’évidemment, selon le gouvernement en place, ben ça peut changer à chaque année.

Vincent : Et autre point à apporter. Lorsque je retire des sommes de mon REER… Donc supposons que j’avais cotisé le maximum auquel j’ai droit aujourd’hui (donc 46 500 $) je retire une somme de 10 000 $, est-ce que mes droits sont perdus ou pas? En fait, la réponse à ça, c’est qu’à chaque nouvelle année civile, je récupère, donc, mes nouveaux droits de l’année qui commence, et mes anciens droits, donc le 10 000 $ que j’avais retiré. Mais donc je le récupérerai lorsqu’une nouvelle année civile recommence, donc au 1er janvier. Donc les droits se récupèrent ainsi.

Marie-Josée : Ce qui est important de savoir aussi, c’est qu’il ne faut pas trop cotiser au CELI parce qu’évidemment, les pénalités sont assez salées, merci. Assurez-vous que vous ne dépassez pas, en fait, les maximums qui sont imposés par la loi.

Vincent : Et vous ne retrouverez pas non plus votre compilation des cotisations qui ont été faites au CELI. Donc vous devez en tenir compte vous-mêmes. Donc si vous avez un CELI, oui, votre planificateur financier peut vous donner un sommaire de ce que vous avez cotisé. Par contre, si vous avez deux comptes CELI dans deux institutions financières différentes, donc c’est à vous de le comptabiliser. Donc une petite complication de plus, mais sachez qu’il ne faut effectivement pas dépasser les droits qu’on accumulés.

Donc, ici on résume à peu près les caractéristiques et les différences entre le CELI et le REER. À savoir, moi ce que j’ajoute, c’est que le REER donc, est investi pour le long terme, pour la retraite en général, et que le CELI pourra être utilisé pour des projets un petit peu plus court terme. Mais une fois que le REER et que notre plan de retraite est bien établi, et qu’on a des surplus, le CELI peut aussi être utilisé pour la retraite. Donc encore une fois, à voir avec votre planificateur financier quelle est la meilleure utilisation du meilleur compte pour vos projets à venir et futurs.

Marie-Josée : Souvent, ce qu’on va voir aussi avec les gens à la résidence, parfois on ne sait pas le but de l’investissement, ou on ne sait pas en fait si on va en avoir besoin maintenant, plus tard, et tout ça. Sachez que souvent le CELI, en fait, peut être une option qui est intéressante, parce qu’évidemment, ben, on a un toit qui nous protège de l’impôt, si je peux faire une comparaison.

Vincent : Effectivement. Puis en fait, on verra tantôt, en tant que résident, est-ce que, justement, je devrais cotiser à mon REER ou mon CELI? Donc j’ai un salaire, je gagne des sous, est-ce que je devrais profiter de la réduction de mon revenu imposable en cotisant à mon REER? Ben, on verra tantôt si c’est avantageux ou pas, mais en général, votre planificateur financier, encore une fois, va être capable d’établir ça avec vous, tout dépendant de votre situation de résident et de votre début de pratique; donc, dans quel horizon de temps.

Maintenant, dans quoi je dois investir? Combien? De quelle façon? La répartition et l’affectation de l’actif. En fait, l’affectation de l’actif va venir établir dans quel compte je vais investir mon argent. Donc, compte tenu des aspects fiscaux des différents comptes, ben si j’ai un projet à court terme – exemple : acheter une maison –, ben j’ai une somme d’argent que je vais devoir retirer l’an prochain. Fait que peut-être que je viendrai mixer un 25 000 $ dans mon REER et le reste dans mon CELI pour faire une mise de fonds; peut-être que je mettrai tout dans mon CELI si je suis un deuxième propriétaire. Donc, c’est là qu’on va voir comment l’affectation de l’actif peut influencer nos projets.

« Répartition de l’actif. » Donc, on va voir dans quoi on investit exactement comme produits de placement. Donc, est-ce que j’investis dans des produits extrêmement risqués comme des actions? Est-ce que j’investis dans des produits beaucoup moins risqués, donc très très sûrs, mais qui rapporteront peut-être moins, comme des liquidités ou des titres à revenu fixe? Donc on va définir ça dans les prochaines minutes, puis on verra aussi comment on définit ça donc, par rapport à votre tolérance à vous, puis par rapport à vos projets aussi.

Donc, « Options d’affectation de l’actif ». Comme j’ai dit tout à l’heure, donc on a plusieurs comptes qui s’offrent à nous : donc REER, CELI, REEE qui se rajoute si on a des enfants, donc régime enregistré d’épargne-études, donc qui comporte aussi des caractéristiques fiscales spéciales. Ensuite, quand je débuterai la pratique, viendra peut-être se rajouter un compte de placements dans la société. Donc, tout dépendant de mes objectifs, si je veux me constituer un fonds de retraite, ben j’investirai probablement dans le REER et dans mon compte de placements de société. Si j’ai un projet à court terme, peut-être que j’utiliserai le CELI davantage. Donc les caractéristiques fiscales des différents comptes viendront influencer où je place mon argent. Et encore plus loin que ça, donc les différents produits d’investissement que j’utiliserai dans ces comptes-là, ben seront peut-être pas les mêmes d’un compte à l’autre, compte tenu des caractéristiques fiscales qui sont attitrées à ces différents comptes-là.

Donc ici on a un exemple assez simple de répartition de l’actif. Donc exemple, dans le REER, on voit qu’en général y’aura peut-être plus de titres à revenu fixe – on définira c’est quoi un titre à revenu fixe un petit peu plus tard. Mais on voit par contre que dans la société, il y a une plus grande proportion d’actions. Donc pourquoi? Ben, en fait, la raison sous ça, c’est vraiment les caractéristiques fiscales des différents comptes et les revenus générés par les différents types de placements.

Marie-Josée : Mais, en fait, chaque compte pourrait avoir son objectif. Par exemple, un, c’est la retraite, l’autre, c’est, ben, l’argent « je ne sais pas trop ce que je vais faire avec », ou quoi que ce soit.

Vincent : Exact. Donc, encore une fois, à vous et votre planificateur de déterminer ensemble quel est votre objectif puis de quelle façon on va aller placer l’argent.

En fait, ben on le voit, « objectifs », là ici. Donc, comment on va décider dans quel compte et dans quel type de placement on va investir. Ben, on devra déterminer ensemble quel est votre profil d’investisseur. Pour ça, on va considérer quel est votre but. Encore une fois, la retraite? Acheter une maison? S’acheter une voiture? Payer les études des enfants? Tout ça, ça va venir influencer la façon dont on va investir.

De quel rendement j’ai besoin pour atteindre mes buts? Est-ce que j’ai besoin de 5 % par année ou 20 % par année de gains? Ça va influencer, encore une fois, le type de risque qu’on va aller prendre pour un rendement espéré.

Ensuite, ben y’a votre capacité à prendre des risques. En fait, si on investit dans un placement qui fluctue beaucoup au fil des jours ou des semaines, on aura bien beau avoir beaucoup de temps devant nous, si vous, ça vous empêche de dormir, ben ça fera partie de la décision qu’on aura à prendre ensemble, à savoir vers quel type d’investissement on se dirige.

Est-ce qu’on prévoit quelques obstacles à nos objectifs? Donc exemple : besoin de liquidités rapides. Ma voiture a brisé, j’ai besoin de changer ma voiture, j’ai besoin d’un retrait d’argent rapide; de quelle façon ça vient influencer mes objectifs de placement

Donc tout ça, on vient mixer ça ensemble pour établir votre profil d’investisseur à vous, savoir dans quels comptes et dans quels types de produits d’investissement on va aller placer notre argent.

Marie-Josée : Pis évidemment, ben tout ça pourra évoluer en fonction, évidemment, de vos objectifs, pis dans le temps. Souvent, on va voir que les gens en début de carrière vont peut-être prendre davantage de risques, parce qu’on a le temps, pis versus quand on approche de la retraite, ben là on va commencer à sécuriser nos affaires, parce que, ben là, ben c’est le temps de décaisser puis ben, de profiter de la vie.

Vincent : Exactement…

Marie-Josée : On l’espère [rire].

Vincent : …on l’espère.

Marie-Josée : On l’espère.

Vincent : Puis en fait, tout ça, donc, c’est à vous et votre planificateur financier de voir à ça. Donc, comme Marie-Josée disait, c’est révisible à votre guise, chaque année, suite à la discussion que vous avez avec votre planificateur, qui pourra déterminer en fait si vous êtes bien réparti dans les différents comptes de placements, pis si vous êtes investis dans les bons produits d’investissement aussi. Y’a rien qui est coulé dans le béton, tout peut se changer. Exemple, si on avait investi dans des produits un petit peu plus volatils, donc qui fluctuent au fil des jours, pis qu’après six mois, on est très inconfortable avec ça, ben on peut changer de type d’investissement. Y’a rien qui est coulé dans le béton, jamais.

Marie-Josée : Pis ça, c’est une bonne question à poser en fait aussi à son conseiller ou à son planificateur financier, parce que dans certaines firmes, des fois y’a des moments où on ne peut pas retirer nos sous avant un certain nombre d’années, de temps et tout ça. Donc informez-vous toujours auprès de votre conseiller à savoir : est-ce que ça, c’est quelque chose de liquide? Si jamais ma situation change ou quoi que ce soit, est-ce que je peux le retirer sans frais, sans pénalité? Parce que parfois, ben ce n’est pas le cas.

Vincent : Exactement.

Donc, maintenant on a vu répartition de l’actif : où placer mon argent? En fait, comment déterminer où je vais placer mon argent? Ben, ça dépendra en fait de mes objectifs, comme on a vu. Y’a trois types de grands produits de placement dans lequel on peut aller investir notre argent. Donc si on récapitule, j’ai les comptes de placements, qui sont une valise vide avec des caractéristiques fiscales. Ce que je vais placer à l’intérieur donc, ce sont les différents produits de placement dont on va parler là.

Donc il existe, en fait, les actions, les produits à revenu fixe et les produits qu’on appelle « liquide » (espèces ou quasi-espèces). On verra les caractéristiques de ces différents types de produits d’investissement là.

En fait, ce qu’on verra, c’est que le rendement et le risque sont en général directement proportionnels. Si j’ai une capacité à prendre des risques un petit peu plus grands, fort à parier que le rendement futur sera également un petit peu plus grand. Tout dépendant de la période de temps qu’on a devant nous, ben on verra à prendre plus ou moins de risques. Si je laisse mon argent dans un produit, donc qu’on appelle « liquide », ben je ne cours aucun risque. Par contre, je cours aussi la chance de faire très peu de rendement. Donc faudra tout déterminer ça ensemble, pis voir, vous, qu’est-ce qui vous correspond le mieux.

Pour définir ce que c’est une action, en fait, assez simple : une participation dans une entreprise XY qui est cotée en bourse. Donc on en a des exemples ici : McDonald, Air Canada. Donc quand j’achète une action d’une société, je me dis : je fais confiance à 100 % aux gestionnaires de cette société-là pour faire fructifier mon argent. Par contre, quand j’investis dans une société, y’a rien qui me garantit que je vais revoir mon argent, OK? Donc le capital n’est pas garanti, et le gain que je pourrai faire sur cette action-là n’est pas garanti non plus, tout comme la perte. Donc, ça peut aller dans les deux sens compte tenu du fait que mon capital n’est pas garanti.

Donc qu’est-ce que je peux faire comme gain sur une action? Donc deux types de gains. Un gain en capital, donc qui est lié directement à la fluctuation de la valeur de mon action. On a un exemple ici : donc si j’avais acheté une action d’une entreprise X à 10 $ en 2011 que je revends 15 $ plus tard, ben mon gain en capital, sur mon action, est de 5 $. Si mon action produit ce qu’on appelle un revenu de dividende, donc si l’entreprise décide de redistribuer ses revenus via ce qu’on appelle un dividende, donc si je suis propriétaire de 10 actions et qu’il y a un dividende de 2 $ par action, je toucherai 20 $ en revenu de dividende. Et, à spécifier que ces deux types de gains-là sont imposés de façon différente. Donc encore une fois, on parlait d’allocation de l’actif tout à l’heure; donc les caractéristiques fiscales des comptes vont faire en sorte que peut-être dans certains comptes, je voudrai beaucoup de gains en capital et beaucoup de dividendes, et dans d’autres, plus de revenus d’intérêt, qu’on verra plus tard. Donc ça vient influencer notre choix d’investissement.

« Titres à revenu fixe. » En fait, titres à revenu fixe, en général beaucoup moins risqués que des actions, compte tenu du fait que, en général, un revenu fixe va consister en un prêt qu’on fait à une entreprise ou au gouvernement. Donc on entend souvent parler des, exemple, obligations d’épargne du Canada, obligations d’épargne du Québec; c’est ce qu’on pourrait appeler un revenu fixe. Donc, une obligation. Je prête de l’argent au gouvernement qui, en échange, me dit : bon ben, sur une période X, je vais te garantir un revenu, exemple, de 2 %, et au bout de cette période X là, je vais te remettre l’argent que tu m’as prêté. Donc en fait, si je détiens l’obligation à terme, donc pendant la période prédéterminée, je retrouverai mon capital investi et j’aurai fait un rendement régulier au fil des années.

Marie-Josée : En terme de sécurité, on va souvent dire que les obligations, c’est quelque chose de très sécuritaire, mais ce n’est pas toujours le cas non plus. Faut savoir qu’il y a plusieurs catégories d’obligations aussi. Par exemple, j’achète des obligations du gouvernement du Canada, ben c’est un pays en santé, qui va assez bien, donc évidemment, les intérêts vont peut-être être moindres, mais le risque est aussi moindre. Si je compare à, par exemple, un pays en guerre en ce moment qui aurait besoin de capitaux, puis on dit « je vais investir dans des obligations de ce pays-là »; par exemple, si on pense à… ben, qui n’est peut-être pas en guerre, mais si on pense à la Grèce pendant la crise économique, où ça n’allait pas très bien, ben là le risque était assez grand, parce que ça allait super mal, mais le taux de rendement prévu était super élevé.

Vincent : Exact. Et le risque à ce moment-là, quand je prête de l’argent soit à une société ou à un gouvernement qui est un petit peu moins solide, ben le risque, c’est de ne pas revoir le montant que j’ai prêté à la fin du terme prédéterminé. Par contre, en échange, eux me garantiront, entre guillemets, un taux d’intérêt, ben, donc un revenu plus grand au fil des années. Donc, y’a toujours une portion de risque qui est rattachée à ça. Donc, on a un petit exemple ici : donc une obligation qu’on aurait achetée 1 000 $, qui a une échéance de 10 ans, et qui me donne un intérêt régulier, donc semestriel, de 4 %.

En fait, les revenus qui peuvent être générés par des obligations, c’est, en fait, pour le premier, le même que sur des actions, donc un gain en capital. Je vous épargne la façon dont la valeur de l’obligation variera. Mais pour faire une histoire courte, donc si j’ai acheté une obligation qui a un taux d’intérêt, exemple, de 2 % sur 20 ans, et que dans six mois, la même obligation de 20 ans donne un taux de 3 %, ça vient dévaluer mon obligation à moi. Donc, si je l’avais payé 100 $, peut-être qu’elle vaudra 95 $ à ce moment-là. À l’inverse, si j’ai acheté mon obligation à 100 $, puis que par la suite, ben elle en vaut 105 $ parce que les taux d’intérêt ont varié par la suite, ben je ferai ce qu’on appelle un gain en capital, comme tout à l’heure, de 5 $. Ensuite, le revenu régulier dont j’ai parlé tout à l’heure, donc revenu qui est donné semestriellement, lui, c’est un revenu d’intérêt, donc qui sera versé de façon régulière et imposé de façon différente, donc de façon un petit peu plus élevée, entre guillemets, que le gain en capital ou le dividende, compte tenu que le revenu d’intérêt est ajouté à 100 % à votre revenu annuel; donc imposé à 100 % aussi.

Pour terminer, les liquidités (ou espèces, quasi-espèces). Ben c’est souvent, pour faire une histoire simple, ce qu’on appellerait, exemple, un compte sur intérêt élevé, dont on entend tous parler, dont les banques font la promotion. Donc, les caractéristiques de tout ça, c’est que c’est très très liquide, ce qui veut dire que vous pouvez le retirer en tout temps, sans pénalité. Par contre, fort à parier que les taux d’intérêt sont très très bas aussi là-dessus, donc compte tenu du fait que c’est très sécuritaire. Par contre, ben on s’assure que notre capital, donc l’argent qu’on a investi, est protégé à 100 %. Si j’ai placé 1 000 $ aujourd’hui dans un produit liquide, ben je suis certain que demain ça vaudra encore 1 000 $. Donc c’est un produit qui est très sécure, qui pourrait faire pour la portion très sécure d’un portefeuille, ou pour accomplir des projets à très court terme. Donc on entend souvent parler, comme j’ai dit, des comptes à intérêt élevé, certificats de placement garanti, dont on entend parler aussi souvent, donc qui nous permettent de placer un montant pour une période prédéterminée, avec un taux de rendement prédéterminé aussi. Donc quand on entend « sécurité », « rendement garanti », « garantie du capital », c’est des produits qui sont en général très sécures et qui rentrent dans la catégorie « liquidités », donc espèces, quasi-espèces.

Marie-Josée : C’est clair que pour des investissements à long terme, ce n’est peut-être pas la meilleure solution. Mais si on pense, par exemple, à une réserve d’impôt, ou pour payer ses acomptes provisionnels, c’est peut-être l’idéal, parce qu’évidemment, ben y’a à peu près pas de fluctuations, pis c’est super liquide dans la mesure où on peut retirer ça à peu près n’importe quand.

Vincent : Exact.

Marie-Josée : Dans la majorité des cas.

Vincent : Exact.

Marie-Josée : Ça nous amène à une autre catégorie. En fait, la plus populaire, je dirais?

Vincent : Oui, en fait, ben la plus… celle qu’on voit le plus souvent, donc qui s’appelle les fonds communs de placement. En fait, juste pour faire une petite introduction, un fonds commun de placement, c’est quoi? Donc c’est un mix à peu près de tout ce qu’on a vu avant, donc de produits d’actions, de revenu fixe et de liquidités, investis dans un même bundle, si on veut, dans des proportions qu’on aura choisi suite à votre profil d’investisseur. Donc, une personne pourrait être investie dans un fonds commun de placement qui comporte jusqu’à 100 % d’actions, comme une autre personne pourrait être dans un fonds commun investi à 100 % dans des produits de revenu fixe. Le mécanisme derrière le fonds commun de placement, c’est en fait qui nous permet d’avoir accès à des produits d’investissement auxquels on n’aurait pas nécessairement accès quand on est seul investisseur. Donc, si je veux aller m’acheter une panoplie d’actions d’entreprises, une panoplie de titres à revenu fixe de gouvernements et d’entreprises, pour me diversifier, fort à parier que je vais manquer de sous pour aller investir dans tous les différents produits. Ben le fonds commun, lui, va aller acheter ces différents produits-là, et je pourrai par la suite, moi, aller acheter une part de ce fonds commun là. Donc je ne détiendrai pas précisément les actions ou les titres à revenu fixe achetés par le fonds, mais je détiendrai une part du fonds, donc ce qui me permettra de me diversifier, beaucoup plus que si j’étais seul à faire mes investissements, et qui viendra en fait diminuer mon risque aussi, parce que, en fait, je pourrai aller me diversifier, en fait, sur tous les marchés géographiques, dans différents secteurs d’activité, autant à revenu fixe qu’en actions. Et puis, le fonds commun sera géré par un professionnel, en fait, qui a probablement autant d’études que vous, en médecine, plus que moi aussi; donc qui est un professionnel de la gestion des fonds, qui lui pourra déterminer quand est le bon temps d’acheter ou de vendre certains titres, ou de repondérer votre allocation d’actifs. Donc, on profite en fait d’un service professionnel, via un regroupement de personnes qui achètent des parts d’un fonds commun.

Marie-Josée : Pis il existe toutes sortes de fonds communs. Par exemple, on va parler souvent des fonds éthiquement responsables maintenant, ou des fonds verts, ou on peut y aller aussi maintenant même selon nos valeurs, ou ce dans quoi on croit. Si on dit par exemple : je voudrais éviter les compagnies de tabac ou des choses comme ça, il existe certaines firmes et certaines familles de fonds commun de placement qui vont aussi suivre vos valeurs. Ça veut pas dire que ça va être la totalité des entreprises qui, bon, qui nécessairement qui correspond à 100 % à vos besoins, mais du moins il y a une philosophie ou une ligne de pensée ou… En fait, la ligne, si je peux dire, la ligne éditoriale du fonds, ou bref, ce dans quoi on devrait investir, les croyances et tout ça, ben sont différentes ou bon, comme je disais, adaptées à vos valeurs ou vos croyances.

Vincent : Puis les fonds, on en retrouvera, comme je disais tantôt, dans toutes les proportions, qui peuvent être 100 % en actions, jusqu’à 100 % en revenu fixe. Donc quand on compare deux fonds, souvent vous serez porté à faire ça assurément, comme tout le monde, comparer la rentabilité de deux fonds; ben faut s’assurer que les fonds qu’on compare ont le même objectif de placement et qu’ils sont répartis dans les mêmes proportions dans les différents produits d’investissement. Donc, très difficile de comparer.

Et puis, je parlais aussi tout à l’heure, ben, de la gestion de ces fonds-là. Donc quand on parle de gestion, ben y’a un frais qui vient se joindre à ça, qu’on appelle souvent le ratio de frais de gestion. Peut-être un petit peu pointu; j’en parle parce que l’industrie va être portée de plus en plus à divulguer ces ratios de frais de gestion là et à les détailler. Donc, il y a un grand éventail dans les frais de gestion, qui sont toujours exprimés en pourcentage. Pour un même fonds, avec les mêmes objectifs, d’une entreprise à l’autre, on peut passer d’un frais de gestion de 1 % jusqu’à presque 3 %. Donc vraiment à regarder quand vous allez investir dans des différents fonds. Posez la question sur les frais de gestion. Frais de gestion plus bas veut pas dire meilleure performance nécessairement, mais y’a toujours un juste milieu à aller chercher, je crois. Mais au moins, posez la question sur les frais de gestion des différents fonds qu’on vous proposera assurément.

Le fonds, ce qu’il va générer en gains, en fait, comme c’est un mix des différents types d’investissement, il va générer les trois types de gains, donc gains en capital, intérêts et dividendes. Le gain en capital, ben, va être généré par l’augmentation ou la baisse (donc perte en capital aussi); donc l’augmentation de la valeur de la part du fonds qu’on a acheté. Donc si j’ai acheté une part à 30 $, pis que la part vaut maintenant 45 $, je vends mon fonds, je fais un gain en capital de 15 $. Les revenus d’intérêt et de dividendes, ben vont souvent être versés de façon annuelle, à la fin de l’année, dans votre compte de placements et réinvesti à l’intérieur du fonds.

« Catégories d’actifs non traditionnels. » On peut retrouver ça dans certains fonds de placement. Ça s’adresse souvent à des investisseurs un petit peu plus aguerris, qui ont une bonne connaissance des marchés. Ce que ça vient faire, en fait, si on prend un fonds de couverture, c’est que ça vient souvent aller chercher des produits qui ont une corrélation inverse aux produits dans lesquels vous êtes investis, donc pour aller contrecarrer les fluctuations de vos investissements. Donc on voit aussi « produits de base », donc les métaux précieux, les œuvres d’art, etc. Rarement on va trouver ça dans notre profil d’investisseur, mais par contre, si vous êtes un collectionneur de timbres, ben ça peut s’ajouter à…

Marie-Josée : [rire étouffé]

Vincent : …votre portefeuille de placements, mais c’est pas nous qui allons le gérer à ce moment-là.

Ben, comme j’ai mentionné tantôt, la diversification, ça sert à quoi? Mais en fait, ça vient réduire grandement le risque qu’on a à l’intérieur de notre portefeuille en combinant différents actifs. Donc comme j’ai dit tantôt, si je suis seul à investir chez moi dans mon salon, je n’aurai peut-être pas assez de sous pour aller me diversifier à travers plusieurs actions, plusieurs obligations. Ben le fonds commun vient faire ça pour nous, donc vient investir dans différentes régions, différents secteurs d’activité, différentes tailles d’entreprise. On peut avoir aussi des fonds qui ont des stratégies de gestion différentes, donc qui vont gérer les produits à l’intérieur du fonds de façon différente. Donc ça vient nous diversifier, pis réduire le risque au final, le but étant toujours de diminuer le risque le plus possible pour avoir un rendement élevé le plus haut possible.

Quand effectuer votre placement? En fait, assez simple. Est-ce que j’investis tout mon argent que j’accumule dans mon compte de transactions bancaires une fois par année? Ou je viens investir de façon périodique, à chaque semaine, deux semaines, ou à chaque mois. Donc en ce moment, comme résidents, vous avez une paie à chaque deux semaines, ce qui est le cas de la majorité des gens. Si vous étiez à investir en ce moment, ben fort à parier que votre planificateur financier vous proposerait d’investir de façon périodique, donc à chaque deux semaines, à chaque paie, le but étant de venir diminuer le coût d’achat de nos placements. Donc si on achète des placements qui fluctuent, on veut éviter d’acheter quand les prix sont élevés et de vivre une baisse par la suite. Donc on voit ici, si j’ai investi de façon régulière à chaque mois, donc on voit les fluctuations de prix unitaire. Donc mon prix moyen à moi vient à être 12,02 $, donc ce qui m’évite en fait d’acheter, exemple, au mois de mars, à 12,22 $, puis, par la suite, à voir ma valeur chuter à 10,73 $ au mois d’avril.

Marie-Josée : Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que c’est difficile de battre le marché. C’est rare, en fait, qu’on va anticiper les choses. Par exemple, on ne va pas nécessairement savoir ça va être quoi les impacts de l’élection américaine, par exemple, sur le marché en général. On sait qu’il va probablement y en avoir une, mais ça va être quoi? Ben, on n’est pas devin : on ne le sait pas. Donc c’est pour ça que souvent, quand on est un peu néophyte, ou du moins que ce n’est pas notre travail à temps plein d’essayer d’anticiper le marché, puis, bon, de lire là-dessus, ben la moyenne d’achat, premièrement, c’est le fun au niveau du budget, parce que c’est déjà planifié, on sait qu’on envoie ça là-dedans; donc, pis tu sais, on se discipline. Donc ça, à ce moment-là, c’est vraiment intéressant. Pis dans un deuxième temps aussi, on bénéficie, comme Vincent l’a dit, ben d’un prix unitaire moyen qui souvent va être plus intéressant que si on achetait à un moment X ou Y dans le temps. Parce que, comme je le disais précédemment, ben essayer de battre le marché, c’est assez difficile, merci. Pis, ben c’est ça; donc voilà.

Vincent : Donc exactement. Donc, même les planificateurs financiers vont souvent recommander d’investir de cette façon-là, parce que même nous, on ne peut pas prévoir quand est le creux exact de la vague ou quand est le sommet de la vague. Donc, si un jour quelqu’un vous promet qu’il va « timer » le marché pis qu’il va vous faire faire fortune, posez quelques questions, peut-être à voir comment il va faire ça, je serais intéressé de savoir…

Marie-Josée : Ouais, présentez-nous-le.

Vincent : …sa recette.

Marie-Josée : On va être content de le voir! [rire]

Parfait. Ça nous amène à, un peu, la constitution en société. La raison pour laquelle on a décidé, en fait, d’ajouter cette petite section-là au webinaire de ce soir, c’est que, dans la majorité des médecins, pis bref de plus en plus, la constitution en société, ou l’incorporation, va faire partie d’une stratégie complète d’investissement pis va même constituer la majeure partie de votre fonds de pension. C’est le cas de beaucoup de nos médecins qui sont clients. On entend aussi beaucoup de… y’a beaucoup de bruits, par les temps qui courent, aux alentours de, en fait, de tout ce qui concerne la constitution en société. Donc sachez que ça demeure, c’est encore quelque chose qui fonctionne, qui est de plus en plus populaire. Donc à ce moment-là, ça devient une stratégie d’épargne qui est intéressante. Vous voyez à l’écran ici un petit vidéo. On ne va pas le diffuser ce soir, mais sachez que sur le site Web de MD, vous pouvez avoir accès à ça. C’est un peu là le… je dirais, l’incorporation 101. Donc allez le voir si vous avez des questions. On n’entrera pas dans les détails ce soir, mais si vous voulez un petit rafraîchissement de votre mémoire, de qu’est-ce que c’est la corpo, c’est quoi les avantages, les inconvénients, allez voir ça.

Vincent : Ben, pour faire juste un petit résumé rapide, si on regarde à quoi ça sert l’incorporation, ben en fait, à reporter de l’impôt puis à fractionner le revenu. Donc on verra de quelle façon faire ça. Je ne rentre pas dans les détails. Sachez juste que si quelqu’un vous en parle, sachez que ça sert à reporter l’impôt, fractionner le revenu.

Et puis ça s’adresse à qui ça comme médecin, l’incorporation? Ben souvent, un médecin qui a un conjoint qui a un revenu un petit peu plus faible va voir la pertinence de s’incorporer, parce qu’on pourra effectivement fractionner le revenu. Un médecin qui, après avoir soutenu son coût de vie, a un surplus d’argent, donc on pourra le laisser dans la société, de par le fait que l’impôt des sociétés diffère de l’impôt des particuliers. On pourra à ce moment-là aller faire des investissements dans un compte de placements de la société. Aussi, un médecin qui a des enfants majeurs, et qu’il soutient financièrement, ben on pourra aussi fractionner le revenu avec ses enfants majeurs là. Dans ces trois cas-là, la constitution en société ou l’incorporation a pour but de nous faire payer moins d’impôt à la fin de l’année, tout simplement.

Ensuite, quelques questions pertinentes à poser à votre conseiller ou à votre planificateur financier, ben : quelles pourraient être les retombées, en fait, de l’incorporation sur tes placements REER ou CELI, ou sur les assurances mêmes? Donc, votre planificateur financier sera la personne qui va vous aiguiller là-dedans. Les possibilités de fractionnement revenu, comme j’ai mentionné. Puis, le plan de rémunération – je ne fais que le mentionner : je me paie en salaire ou en dividendes à partir de ma société? À vous d’établir ça avec votre planificateur aussi. Puis, ben, conséquences importantes ou risque de gestion par rapport à votre retraite, votre plan successoral lié à la société. Encore une fois, une fois rendu là, c’est le travail de votre planificateur financier de vous expliquer ça pour qu’au moins, la journée donnée où vous passez à l’action et vous décidez de vous incorporer, vous compreniez bien les implications de votre incorporation et les coûts qui s’y rattachent aussi, et les avantages et les inconvénients, bien sûr.

Marie-Josée : Super. Donc ça fait à peu près le tour de nos éléments un petit peu plus théoriques de ce soir. Évidemment, il existe des ressources. Je vais vous parler un petit peu de Conseil MedEd MD; en fait, un petit peu, pas très longtemps, pour vous dire qu’il y a une équipe qui est spécialement dédiée aux étudiants, aux résidents, aux médecins en début de pratique, chez nous, qui travaille avec, en fait, des médecins de partout à travers le pays. Donc si toutefois vous déménagez, ou quoi que ce soit, ben ces gens-là évidemment travaillent selon le même modèle, ont la même éthique de travail aussi, puis sauront vous accompagner tout au long de votre cursus médical.

Y’a aussi l’équipe des spécialistes des médecins en début de carrière, évidemment, qui se promènent de faculté en faculté. Parfois, vous allez peut-être les croiser : ils vont faire des présentations sur les finances personnelles, ou même parfois accompagnés d’un médecin, pour vous parler de différents sujets. Donc évidemment, la raison d’être de ce groupe-là, c’est tout d’abord, évidemment, d’être sûr que vous passiez au travers, que tout aille bien, en fait, au niveau financier, mais aussi de vous aider, par exemple, à vous préparer à la résidence, à créer un plan pour rembourser vos dettes, ou encore à discuter de placements comme on l’a fait ce soir.

Donc on va maintenant passer à la période de questions. Donc, on a une question ici… hum, oui! Alors, si par exemple la question est la suivante : « Mon but à moi, c’est d’investir pour faire une mise de fonds sur ma maison, est-ce que je devrais utiliser mon argent que j’ai dans mon CELI ou plutôt l’argent dans mon REER? » Qu’est-ce que t’en penses, Vincent?

Vincent : Ben comme j’ai mentionné tantôt, à voir selon vos autres objectifs aussi. Mais le planificateur financier pourra assurément, à ce moment-là, utiliser votre REER pour profiter du programme d’accession à la propriété – le RAP –, et puis par la suite donc, si vous avez un montant supplémentaire à aller chercher, donc si votre mise de fonds devrait être plus de 25 000 $, ben à ce moment-là, aller chercher par la suite les sommes qui sont dans votre CELI, assurément.

Marie-Josée : OK, parfait. Merci. Si on regarde maintenant, on a une question à propos du mode de rémunération des conseillers. En fait, comment ça marche?

Vincent : Ben ça, c’est très très très compliqué.

Marie-Josée : Ouais, ça, c’est un monde.

Vincent : C’est simple et compliqué en fait.

Puis « conseiller », j’aime plus ou moins qu’on utilise ce mot-là, parce qu’en fait le vrai mot, c’est « planificateur financier », qui est un titre qu’on doit aller chercher. Premièrement, pour être planificateur financier, ça prend un bac en services financiers ou en finances, faire le cours fournit par l’Institut québécois de la planification financière et l’examen. Donc un conseiller financier…

Marie-Josée : Ben en fait, c’est que c’est un…

Vincent : … pour moi, c’est correct, mais ça devrait, tu sais… « Planificateur financier » vous assure d’avoir quelqu’un qui a au moins une base de connaissances sur toute la ligne en planification financière.

La rémunération par la suite va varier beaucoup d’une institution à l’autre. Donc, exemple, on peut avoir des rémunérations à salaire, des rémunérations à commission ou des rémunérations à honoraires. Donc à salaire, comme on a ici chez MD, ben ça vient probablement, en fait, faire en sorte que les conseils sont beaucoup plus objectifs. Donc ce n’est pas lié aux produits de placement ou aux produits d’assurance que votre planificateur va vous proposer. Si je suis payé à commission, ben je suis payé directement en lien avec les produits de placement que vous faites avec moi et les produits d’assurance que je vous vends. Donc peut-être, ou peut-être pas, que ça influencera ma décision. Si je suis payé à honoraires, donc je suis payé un pourcentage fixe par année des sommes que vous investissez avec moi, et par la suite j’investis dans des produits de placement qui sont ajustés en fonction que vous me payez déjà un honoraire pour profiter de mes conseils.

Marie-Josée : Pis, évidemment, ce qu’il faut retenir, c’est que tout le monde doit évidemment avoir un salaire pour vivre, pis c’est ben correct comme ça. Sachez que, par exemple, ça peut faire partie, lorsque vous rencontrez quelqu’un ou que vous magasinez pour quelqu’un pour gérer vos finances, ben ça peut faire l’objet d’une question : « Comment t’es rémunéré? Comment tu gagnes ta croûte? » C’est ben correct, en fait aussi parfois, de travailler à commission, y’a aucun problème. Y’a des gens qui vont dire : « Ouais ben il va faire attention à vous, il va être beaucoup plus là. » C’est vrai, puis ce n’est pas vrai dans certains cas. Moi, ce que je dirais comme conseil, c’est : assurez-vous que vous comprenez quand la personne vous parle. Assurez-vous qu’il vous pose les questions nécessaires aussi; est-ce qu’il veut vous connaître davantage ou il veut faire absolument une solution one size fits all, parce que c’est comme ça qu’il fait sa business. Donc c’est un peu dans cette optique-là, en fait, que je dirais qu’on doit rechercher. Pis de poser la question sur son mode de rémunération, c’est quand même une très bonne question à poser, parce que c’est correct de le savoir aussi, pis de savoir à qui on a affaire.

Vincent : Exactement.

Marie-Josée : Ouais, absolument.

Vincent : Pis si le planificateur offre un bon service, ben il ne sera pas gêné de vous dire comment il est payé, tout simplement.

Marie-Josée : Ouais!

Vincent : Donc, qu’on soit payé d’une façon ou d’une autre, si on offre un bon service ayant pour but, ben, votre satisfaction complète, totale, votre compréhension, qu’on soit payé d’une façon ou d’une autre, ça importe peu pis ce n’est pas gênant du tout. Fait que, donc, si vous posez la question, pis il vous répond de façon honnête, ben tant mieux. Vous êtes avec une bonne personne probablement.

Marie-Josée : Parfait. On a une autre question. On a une question en fait, hum ici. « Pourquoi est-ce que des fonds coûtent plus cher que d’autres? » Des fonds communs de placement.

Vincent : Euh, c’est…

Marie-Josée : On pourrait peut-être donner un exemple ici. On entend souvent parler, ces jours-ci entre autres, des investisseurs robots ou des choses comme ça. Évidemment, c’est évident que, ça le dit, un robot, ce n’est pas cher, c’est déjà tout fait et tout ça. Donc évidemment, y’a des gens qui travaillent derrière les robots, c’est ce qu’il faut savoir ces temps-ci. On en entend en fait de plus en plus parler. Sachez que c’est une solution qui peut demeurer intéressante, mais ça ne va peut-être pas tenir compte, évidemment, de d’autres variables. Ça va peut-être pas discuter avec vous super longtemps aussi de certaines choses. Ça peut être bien pour compléter, ça peut être bien pour essayer aussi. On ne dit pas que c’est mal, mais il n’en demeure pas moins que je pense que le rôle du conseiller va toujours rester quand même quelque chose d’important dans une stratégie de placement globale.

Vincent : Exact. Pis pour ce qui est des coûts des produits de placement, ben ça varie énormément en frais de gestion. Fait que voyez si les conseils, les rendements sont au rendez-vous, que les produits sont adaptés à vous. Comme je disais tantôt, un frais de gestion plus élevé n’est pas nécessairement négatif. Quand on parle d’un juste milieu, on ne veut pas aller à l’extrême élevé non plus. Mais assurez-vous que ça correspond à vous, qu’il n’y a pas de restriction dessus, puis que les conseils qui sont en lien avec vos produits d’investissements sont pertinents pour vous.

Marie-Josée : Parfait. On a une autre question. C’est à propos des couples maintenant. « Y a-t-il des pièges à éviter lorsqu’on entre en relation de conjoint de fait lorsqu’on parle d’épargne, de placement? En cas de rupture, le conjoint en fait, est-ce qu’il a des droits sur notre patrimoine? »

Vincent : Ben…

Marie-Josée : La réponse, c’est « oui » [rire]. Oui…

Vincent : Ben, pis non.

Marie-Josée : … et non [rire]. Exactement.

Donc, évidemment au Québec, pis ça c’est un peu peut-être différent aussi de certaines autres provinces canadiennes, c’est important de savoir qu’on est géré par le Code civil du Québec. Donc la loi est différente, par exemple, en Ontario où le common law fait loi. Donc ce n’est pas notre cas à nous. Évidemment, on peut peut-être donner un exemple à ce propos-là… Oui? D’accord.

Vincent : Ben, vas-y. Ben…

Marie-Josée : Parfait. Donc si, par exemple, disons, j’ai un REER. J’ai investi là-dedans et je suis conjoint de fait non marié, OK? Évidemment, conjoint, on n’est pas marié. Ben par exemple, la personne n’aura aucun droit sur notre REER. Pis, au Québec – c’est différent des autres provinces canadiennes –, on ne pourrait pas mettre de bénéficiaire non plus sur notre REER. Si on meurt, on n’a pas fait de testament, c’est les prédispositions du Code civil. Dans ce cas-ci, le conjoint de fait n’aura aucun droit sur votre REER, OK? Donc ça, c’est important de le savoir. Par exemple, la journée où vous êtes mariés, ben là ça va être un petit peu différent, parce que là, ben évidemment, ça peut faire, ça peut être une autre…

Vincent : Exactement.

Marie-Josée : … une autre partie.

Vincent : Dans la question, je vois « droits sur ce patrimoine »…

Marie-Josée : Oui!

Vincent : … En fait, quand on est conjoint de fait, y’a aucun patrimoine qui est créé entre les deux conjoints. Donc si vous vous séparez, grosso modo chacun repart avec ses petites billes de son bord.

Marie-Josée : Ouais. Chacun son petit bonheur.

Vincent : La création du patrimoine vient vraiment du fait qu’on se marie. Donc pis dans ce patrimoine-là – sans rentrer dans les détails –, rentre la maison que vous utilisez en commun, les voitures, les REER et les fonds de pension, OK? Donc, pour vous les médecins, une fois qu’on se marie, à faire attention : fonds de pension. Si vous créez toute votre économie pour votre retraite dans votre corpo, puis que vous êtes marié en ce qu’on appelle « séparation de biens », ça ne rentre pas dans le patrimoine.

Marie-Josée : [Expression d’assentiment]

Vincent : Fait que vous pouvez avoir 3 millions dans votre corpo, vous vous divorcez pis c’est votre conjoint qui travaillait au gouvernement – 40 000 $ par année – qui vous doit de l’argent, OK? Donc ça, faut faire attention à ça quand on vient à se marier. Mais assurément que, encore une fois, votre planificateur financier, aidé d’un bon notaire, va être capable de vous faire les meilleures recommandations à ce niveau-là. Mais pour répondre à la question de base, moi, de ce que je vois, quand on est conjoint de fait, chacun repart avec son petit bonheur, pis y’a pas d’implications pour l’un et l’autre.

Marie-Josée : C’est exactement ça. Par contre, sachez si vous avez investi dans le REER de conjoint, ben vous ne pouvez pas dire… Même si vous êtes mariés, non mariés, après deux ans – pis ça, c’est la règle –, l’argent lui appartient. Vous ne pouvez pas dire : « Ah, j’ai mis de l’argent pour toi pour me faire sauver de l’impôt, donc je reprends mes billes. » Désolée, ça ne fonctionne pas comme ça.

Vincent : Exact.

Marie-Josée : Donc, on va prendre une petite dernière question. En fait, c’est à propos de l’incorporation. On nous demande : « C’est quoi le revenu que je dois avoir pour considérer l’incorporation? » En fait, ça, ça va vraiment varier. Ce qu’on pourrait répondre, pis en fait, y’a pas de règle précise à propos de ça, ou bon, de règle d’or, je dirais; mais ce qu’il faut, c’est pouvoir garder un montant… Ben soit on peut se prévaloir des avantages dont on a discuté précédemment, comme par exemple le fractionnement de revenu, mais dans un deuxième temps, il faudrait aussi s’assurer qu’on est capable d’investir, qu’on peut garder de l’argent dans la corpo. Parce que sinon, évidemment, ben ça vient avec des coûts liés à ça. Donc on ne veut pas utiliser ou investir, en fait, pour faire sa corpo ou, plus ou moins, pour s’incorporer, si on utilise tout l’argent ou on a besoin de tout l’argent qu’on gagne…

Vincent : [incompréhensible]

Marie-Josée : … à chaque année pour vivre.

Vincent : Exact.

Marie-Josée : Exactement. Fait que c’est un peu ça qu’il faut retenir.

Vincent : Ouais. Fait que votre planificateur financier vous aide en fait à établir votre budget, votre coût de vie pour l’année, comparé à votre revenu, ben, projeté si on débute notre pratique. Pis à ce moment-là, si y’a des surplus, après avoir, exemple, investi au REER, vous êtes versé un salaire qui va correspondre à votre coût de vie; si on a un surplus, ben à ce moment-là, on pourra déterminer qu’il y a un besoin de s’incorporer ou qu’il y a la pertinence de s’incorporer pour économiser de l’impôt sur les sommes qui demeureront dans la corpo, dont on n’aura pas besoin personnellement. Donc, il n’y a pas de niveau prédéterminé de revenu. Quelqu’un qui fait du dépannage pis qui dépanne pas beaucoup, qui fait 100 000 $, mais qui a un coût de vie de 20 000 $, ben a probablement une pertinence à s’incorporer. Un radiologiste qui fait 900 000 $ et qui dépense 900 000 $ n’aura peut-être pas de pertinence à s’incorporer à ce moment-là, compte tenu du fait qu’il dépense tout l’argent qu’il gagne.

Marie-Josée : Donc c’est super variable.

Je vois qu’on a encore quelques autres questions à l’écran, mais malheureusement, on n’aura pas le temps d’y répondre. Donc ça m’amène au point suivant, évidemment. Simplement pour vous rappeler qu’on va entrer en communication avec vous, avec les participants, dans environ une semaine, afin de vous transmettre le lien de la session d’aujourd’hui, et il se retrouvera aussi sur notre site Web.

Ça m’amène à vous dire que si vous avez d’autres questions, ben évidemment on vous encourage à contacter votre conseiller MD ou de nous rejoindre via notre site Web.

Donc, je vous souhaite… En fait, je vous dis merci beaucoup pour…

Vincent : Merci.

Marie-Josée : … votre écoute, puis à la prochaine.

Marie-Josée et Vincent : Merci, bonne soirée!

© Gestion financière MD inc., 2016.

Tous droits réservés. Il est interdit de reproduire ou de transmettre le présent document, en tout ou en partie, sous quelque forme que ce soit ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris la photocopie, la photographie, l’enregistrement ou tout autre système de stockage et de récupération de données, sans l’autorisation écrite expresse de Gestion financière MD inc.

Ces présentations sont fournies uniquement à titre d’information et ne doivent en aucun cas être interprétées comme constituant des conseils en placement ou une invitation à se procurer certains titres. Pour en savoir plus sur la stratégie de gestion de patrimoine qui répondrait à vos besoins, veuillez consulter votre conseiller MD.

L’information contenue dans le présent document ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels d’ordre fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant. Les recommandations sur la constitution en société se limitent à la répartition de l’actif et à l’intégration des personnes morales dans les plans financiers et les stratégies de gestion de patrimoine. Toute information d’ordre fiscal ne s’applique qu’aux résidents canadiens et s’appuie sur le droit canadien de l’impôt en vigueur, notamment sur l’interprétation judiciaire et administrative en la matière. L’information et les stratégies ci-indiquées peuvent ne pas convenir aux personnes des États-Unis (citoyens, résidents ou détenteurs d’une carte verte) ou aux non-résidents du Canada, ni dans des situations mettant en cause de telles personnes. Les employés du groupe de sociétés MD ne sont pas habilités à déterminer si un client est considéré comme une personne des États-Unis ou soumis à des obligations de déclaration de revenus, au Canada ou à l’étranger. Le service ExO MDMD offre aux clients des conseils et des produits financiers par l’entremise du groupe de sociétés MD (Gestion financière MD inc., Gestion MD limitée, la Société de fiducie privée MD, la Société d’assurance vie MD et l’Agence d’assurance MD limitée). Pour obtenir une liste détaillée de ces sociétés, veuillez consulter notre site à l’adresse md.amc.ca. Gestion financière MD offre des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services-conseils en placement par l’entremise du groupe de sociétés MD. Gestion financière MD inc. est une propriété de l’Association médicale canadienne.

Gestion MD limitée – Membre du Fonds canadien de protection des épargnants.