Bienvenue chez
Gestion financière MD

Merci d’utiliser le service de clavardage MD

Pour nous aider à mieux vous servir, veuillez fournir les renseignements demandés ci-dessous.

Communiquez avec un conseiller MD

Transcription

Guy Sauvé : Bien, bienvenue à ce séminaire en ligne intitulé Investir dans les titres à revenu fixe en période de hausse de taux d’intérêt. Mon nom est Guy Sauvé et je suis le VP adjoint et responsable régional pour Conseils en placement privés MDMC. Je suis accompagné par Patrick Ercolano, gestionnaire de portefeuille pour Gestion financière MD inc (MD). Bonjour, Patrick.

Patrick Ercolano : Bonjour, Guy.

Guy Sauvé : Alors, au programme aujourd'hui, nous aimerions examiner les notions de base des obligations et le rendement. On aimerait aussi discuter des états des marchés d’obligataires et pourquoi les obligations, encore et toujours, ont leur place dans un portefeuille diversifié. On aimerait aussi expliquer comment dégager des rendements au moyen terme avec des revenus fixes et les moyens déployés par MD pour obtenir un rendement ajusté aux risques sur les titres à revenu fixe.

Alors, avant de tomber dans notre sujet du jour, quelques mots sur le sujet de notre firme Gestion MD. MD est là depuis plus de 45 ans pour les médecins et offre une planification financière complète ainsi que des conseils en solutions et en matière de finance. On est la société de gestion de patrimoine en qui les médecins ont de plus en plus confiance au Canada et notre Conseils en placements privés MD est la plus importante société de conseils en placements au Canada n’appartenant pas à une banque. Quelques faits saillants sur MD incluent que depuis 1969, on est la première société de gestion de patrimoine conçue exclusivement pour les médecins au Canada. Nos frais de gestion sont parmi les plus bas au Canada. On a plus de 300 conseillers qui œuvrent comme des experts de gestion de patrimoine au Canada et nous avons plus de 100 000 clients, compte tenu des médecins et de leurs familles, et plus de 44 milliards d’actifs sous administration.

Alors, le sujet du jour, c’est les obligations. Patrick, pourrais-tu nous expliquer quelques notions de base sur les obligations?

Patrick Ercolano : Tout à fait, Guy. Ici, on commence un peu par des définitions qu’on va utiliser tout au long de la présentation. Donc, les obligations sont traditionnellement émises par les États ou des sociétés. Donc, l’émetteur emprunte de l’argent à l’acheteur de l’obligation pour une durée illimitée. On va souvent utiliser aujourd'hui l’exemple de cinq ans. L’obligation a toujours une valeur nominale, c’est-à-dire une valeur à l’échéance. Dans ce cas-ci, on va utiliser surtout en référence 100 000 S et un intérêt nominal, ça va aussi référer, le mot « nominal », avec le taux de coupon, par exemple, 5 %. Dans notre exemple, pour simplifier les choses, on va parler d’un coupon annuel, mais habituellement, la réalité dans une obligation, c’est habituellement deux fois par année. Donc, on va recevoir 2,5 % par année pour une obligation qui a un coupon de cinq ans. Pour raison de simplification, on va utiliser un coupon annuel. Et à la fin de l’obligation, à son échéance, l’investisseur va recevoir son montant total, donc dans cet exemple, c’est 100 000 $.

Guy Sauvé : Excellent. Bien, écoute, étant donné ton exemple, Patrick, comment est-ce qu’on pourrait évaluer une obligation?

Patrick Ercolano : Donc, il y a des éléments importants qui rentrent en fonction. C’est les éléments qu’on vient de mentionner ici précédemment, ils sont importants. Donc, il y a toujours le risque de défaillance. Donc, si on parle de défaillance minimale, c’est évidemment par exemple le gouvernement du Canada. Où on va après ça, vers les provinces et les corporations, les corporations ont de très grandes qualités, bien cotées. Il y en a d’autres qui le sont moins, donc on va aller un petit peu plus en détail là-dessus. Mais ces dernières, les moins bien cotées, on va donner des obligations à rendement élevé. Comme le nom le dit, c’est parce que, évidemment, elles vont avoir un certain risque de paiement, par contre, vont vous donner un rendement en fonction de ce niveau de risque-là.

Guy Sauvé : OK, je comprends, un rendement un peu plus élevé que la majorité des obligations.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : Oui. Alors, pourrais-tu nous expliquer comment calculer le rendement d’une obligation, Patrick?

Patrick Ercolano : Oui, simplement, comme je l’ai mentionné, on va utiliser les montants dont on a parlé précédemment. Donc, lorsqu’une obligation est émise, il y a un certain niveau de coupon qui est décidé. Donc, par exemple, dans cet exemple-là, c’est 5 000 $. Si l’obligation nominale vaut 100 000 $, ça veut dire que notre rendement à l’échéance va être de 5 %. Par contre, au cours de ces années-là, on a parlé tantôt de cinq ans d’échéance, gardons cet exemple-là, le versement du coupon va rester stable. Donc, à chaque année, on va recevoir 5 000$, mais l’obligation, la valeur marchande de l’obligation elle-même peut fluctuer. Par exemple, dans cet exemple-ci, après six mois d’avoir émis l’obligation, l’obligation pourrait se retrouver à 90 000 $. On va continuer à recevoir un 5 000 $ de façon annuelle, donc le rendement sur l’obligation va être de 5,55 %.

Guy Sauvé : Un peu plus intéressant.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : Et qu’est-ce qu’il arrive avec le rendement des obligations quand les taux augmentent, ou qu’ils diminuent?

Patrick Ercolano : La relation est inverse. Des fois, c’est un petit peu plus complexe au niveau de la logique, mais c’est vraiment : si les taux d’intérêt augmentent, par exemple pour la même obligation que tu étais prêt à acheter, à donner un rendement de 5 % la veille, aujourd'hui, tu peux avoir un 5,5 %. L’obligation, sa valeur marchande, ça veut dire qu’elle va avoir diminué. Donc, c’est une relation inverse. Quand on parle de taux d’intérêt à la hausse, ça veut dire que votre investissement dans l’obligation a diminué. Donc, dans ces deux exemples-là qu’on voit sur cette page-ci, les taux augmentent, les rendements de ton obligation augmentent, ça veut dire que ton taux de rendement a diminué. C’est un petit peu ce qu’on a connu au cours des 35 dernières années. Le sommet était en 1982, puis on pense qu’on a probablement connu les planchers au cours de l’été passé, mais encore là, on ne s’attend pas à des hausses de taux majeures. Puis, au début, certaines situations, les rendements chutent au cours de la dernière année.

Guy Sauvé : On sait que quand les clients regardent leurs états de compte, ils regardent surtout la valeur d’une obligation. Comment est-ce que la valeur d’une obligation est affectée quand les taux d’intérêt bougent?

Patrick Ercolano : Bien, c’est ça, on a fait un exemple ici. Si les taux d’obligation ont augmenté… Donc, dans l’exemple qu’on a pris là, c’est plutôt que les taux d’intérêt ont diminué, donc ce qui est arrivé, comme on disait, depuis les 35 dernières années, la valeur de l’obligation va monter, donc votre portefeuille va augmenter de valeur. Par exemple, le 5 % que quand vous aviez acheté, vous décidez d’acheter l’obligation. Donc, c’est intéressant pour celui qui possédait hier l’obligation. C’est moins intéressant pour le nouvel acheteur qui va investir dans les nouvelles obligations. Puis, dans cet exemple-là, l’obligation qui valait 100 000 $ la veille en vaut 110 000 aujourd'hui. Donc, le nouvel investisseur va seulement avoir un rendement de 4,54 % à l’échelle.

Guy Sauvé : Excellent, ça. Alors, pourrais-tu nous expliquer un terme qu’on entend fréquemment par rapport aux obligations : c’est le terme de la durée.

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. Le terme de durée est vraiment une mesure de sensibilité. On utilise ça comme aussi une mesure de risque de l’obligation. C’est un risque vraiment précis qui est calculé en fonction de la durée restante du portefeuille. Par exemple, si on a une obligation, on parlait un peu plus tôt d’une obligation de cinq ans, donc aujourd'hui, on l’achète, dans cinq ans, notre risque, c’est qu’en fonction de la volatilité des taux d’intérêt à partir d’aujourd'hui, à partir du moment qu’on l’a acheté aussi va être diminué parce qu’il y a des coupons qui vont être versés à chaque année. Donc, plus le coupon est élevé, donc à chaque année on va devoir réinvestir ce montant-là, plus la durée va être basse. Donc, notre risque par rapport à l’échéance de l’obligation va être diminué, parce qu’à chaque année, on va recevoir un montant. On parlait d’un montant de 100 000 $ au début. On va recevoir un coupon de 5 %. Ça veut dire qu’à chaque année, on va avoir 5 000 $ à réinvestir au taux en vigueur à ce moment-là, dépendamment de l’échéance à laquelle on veut réinvestir. Donc, ça diminue le risque qu’on soit pris dans une obligation qui perd, qui a une valeur plus basse.

Guy Sauvé : Écoute, on est souvent… Oh, vas-y, Patrick.

Patrick Ercolano : Non, juste pour donner un exemple, donc une durée qui est plus élevée, ça veut dire qu’on est plus sensible aux volatilités du taux d’intérêt. On l’a mentionné précédemment, je me rappelle, mais ça fait 35 ans que les taux d’intérêt diminuent. Dans un environnement comme ça, les investisseurs qui ont été le plus favorisés, c’est les investisseurs qui avaient des obligations avec des durées les plus élevées possible; donc des obligations de 30 ans, 40 ans et quelques obligations au Canada, de temps en temps, le gouvernement fédéral décide d’émettre des obligations de 50 ans, le provincial aussi, Québec, donc émet des obligations. Il y a 10 ans, quelqu’un qui a investi dans une obligation de 50 ans du gouvernement fédéral, je ne me souviens pas si c’est le cas, je pense que oui, il y en avait certaines, cet investisseur-là, évidemment, il a gardé son obligation à ce taux aujourd'hui, la valeur marchande de son obligation, son investissement, vaut beaucoup plus que 100 000. Donc, il a été favorisé par le fait que son obligation avait une durée longue.

Guy Sauvé : Alors, une longue durée, le plus sensible qu’on est aux taux d’intérêt.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : On est souvent rappelés en ce moment que les marchés des actions touchent leurs sommets. Parle-nous donc de qu’est-ce qui se passe dans le marché obligataire.

Patrick Ercolano : On l’a même mentionné plusieurs fois, ce n’est pas juste au Canada, mais aux États-Unis aussi, on avait quand même connu des sommets historiques. On parle souvent de taux obligataires à assez courte échéance autour des 18, 19, 20 %, dans un environnement… Il y en a que c’est assez loin de nous par rapport au rendement qu’on est capable de voir aujourd'hui. Mais depuis ce temps-là, on est dans un taux à la baisse, et c’est jusqu’à tout récemment que la Réserve fédérale américaine a commencé à augmenter ses taux. On l’a fait de façon très, très graduelle il y a un peu plus de deux ans. Elle fait une hausse de taux. L’année passée, une autre hausse de taux. Et cette année, à ce stade-ci, on est à deux hausses de taux. Ce qu’elle a annoncé, sans faire de garantie, c’est qu’elle va en faire une autre, ce qui veut dire qu’il y avait eu trois hausses de taux de 25 points de base, pour remettre les taux d’intérêts à des niveaux qu’elle considère plus en ligne avec la croissance économique.

Guy Sauvé : Effectivement, j’ai une diapo ici - le fed Funds rate - puis on voit qu’il y a une légère augmentation tout récemment.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : On voit qu’au Canada, il n’y a pas nécessairement une augmentation, mais le trend est quand même similaire à celui des États-Unis.

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. Donc, il n’y a pas eu de hausse de taux depuis les baisses de taux qu’on a connu à cause de la crise financière de 2008. Il y a eu un petit rajustement en 2010, vu qu’on a rebaissé les taux… On parle de très, très peu de changements. À ce stade-ci, la Banque du Canada est assez claire qu’elle ne s’attendait pas à augmenter ses taux, mais étant donné la croissance économique quand même très positive du Canada au cours du premier trimestre de l’année 2017, le gouverneur de la Banque du Canada est en train de préparer, ce qu’on appelle préparer les marchés à des hausses de taux. Encore là, pas en 2017, 2018, donc c’est des choses qui se passent tranquillement. Évidemment, devrait être conscient d’environnement économique qu’on va connaître au Canada spécifiquement, évidemment très fortement influencé par la croissance économique américaine qui a été quand même très, très bonne depuis 2009, mais qui, peut-être, a un certain niveau d’essoufflement. Sans dire que la croissance n’est plus au rendez-vous, il n’y a certainement plus de croissance. Donc, une croissance toujours positive autour de croissance qu’on parle d’être d’à peu près 2 % par année, ce qui est en ligne avec les dernières années, mais il n’y a plus de progression.

Guy Sauvé : On vient de recevoir le fed funds rate. On a en ce moment le taux de la Banque du Canada. C’est des taux à très court terme. J’ai une autre diapo ici qui est un taux des obligations, puis là, on voit un peu plus de variations et puis, un peu plus d’action à court terme aussi. Peux-tu nous en parler un petit peu?

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. Donc, il y a des obligations à court terme, puis quand on parle du fed funds rate qui est du taux directeur de la Banque du Canada, on parle de taux à très, très, très court terme, donc des taux qui vont influencer probablement plus les emprunteurs, donc sur des emprunts à court terme, des marges de crédit et tout ça. Puis évidemment, ça va avoir une influence aussi sur les taux à long terme, mais moins, moins fortement. Ce qui va vraiment diriger les taux d’intérêt à plus long terme, c’est vraiment une question de croissance économique, puis d’inflation. Dans un environnement où est-ce qu’on n’a pas énormément d’inflation, peut-être un peu plus que dans les dernières années, mais pas dans des niveaux où est-ce qu’on franchit de façon significative les 2 %, ni au Canada, ni aux États-Unis par ailleurs, les taux à plus long terme de 10 ans, 20 ans, 30 ans, mais on va souvent référer au taux de 10 ans quand on va parler d’obligations. Comme pour un investisseur, son taux de référence va être souvent le taux de 10 ans, au Canada ou aux États-Unis. On parle de hausse de taux, mais on parlait quand même de hausse de taux modérée. Donc, pas des taux dans les obligations canadiennes aujourd'hui. Dans les derniers jours d’un semestre, ton taux de 1,5 %, ça pourrait monter de quelques points de base. Donc, quand on parle de point de base, on parle de 1,5 % à 1,55 %. On ne parle pas de pourcentage, on ne parle pas du taux d’intérêt à la fin de l’année.

Guy Sauvé : Alors, même si on est dans un environnement où est-ce qu’il peut y avoir une légère augmentation des taux, comment peut-on voir du positif dans une augmentation des taux pour les obligations?

Patrick Ercolano : C’est ça, on en a parlé un petit peu précédemment. Donc, évidemment, l’impact immédiat pour l’investisseur qui a des sous investis dans des obligations, si les taux augmentent le lendemain, sa valeur marchande de son portefeuille va diminuer. Donc, son fond, ses actifs, quand un client va recevoir son rapport réel ou mensuel, dépendamment où est-ce qu’il regarde sur Internet, va voir que sa valeur marchande va diminuer. Par contre, l’avantage de cette hausse de taux, c’est un petit peu l’exemple que j’ai mentionné plus tôt : quand on réinvestit notre coupon, donc on a parlé d’un 100 000 $, on a un 100 000, mettre ça dans une obligation, à chaque année, cette obligation-là va nous verser un coupon qui est déterminé à l’avance, parce que l’achat est fait, de 5 %, donc ce 5 000 $ là, lui, il va pouvoir être investi à un taux plus élevé à ce moment-là. Donc, ça va amener le portefeuille total à avoir un impact quand même un peu moindre dépendamment du niveau du fond. Donc, la chose intéressante, c’est à court terme, mais c’est un peu plus difficile pour l’investisseur, la hausse de taux. Puis à moyen terme, des taux à la hausse, ça peut créer un rendement plus important pour le portefeuille.

Guy Sauvé : Comme on dit en anglais, du short-term pain pour du long-term gain.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : Alors, quel impact ça peut avoir sur nos investisseurs MD qui sont en ce moment dans des solutions d’obligation MD?

Patrick Ercolano : Les rendements historiques annualisés des trois dernières années pour chaque indice de référence jusqu’en avril 2017 ont quand même été positifs pour les obligations. Les rendements qu’on attend, par contre, vont être probablement un petit peu plus difficiles. Puis, on va parler un petit plus tard de solutions qu’on a apportées. Donc, comme on le mentionne, quand qu’on investit dans des obligations… Je n’irai pas en détail sur chacun des rendements, mais juste donner un aperçu. Quand qu’on a des obligations à plus court terme, au cours des dernières années, le rendement à court terme a été de 2,14 %. À l’autre extrême, des rendements des obligations plus long terme ont été de 7,32 %, donc un rendement très, très intéressant pour les obligations à long terme. Évidemment, ces rendements-là étaient dans un contexte où est-ce que les taux étaient à la baisse. Donc, continuer à investir dans des obligations, on l’a toujours dit, ça fait beaucoup de sens, mais par contre, il y a des rendements obligataires, lorsqu’on achète une obligation à court terme aujourd'hui, on peut s’attendre à un rendement à échéance de 1,28 %. Par contre, la façon dont on a structuré les portefeuilles chez MD, on a un rendement plus intéressant de 1,65 % pour le fonds à court terme. Donc, on a trouvé des façons d’investir ça de façon plus astucieuse pour améliorer le rendement espéré de portefeuille.

Guy Sauvé : C’est excellent. J’ai hâte d’entendre tes commentaires là-dessus un peu plus loin. Alors, ce que j’entends semble dire que les obligations ont toujours vraiment une place dans un portefeuille diversifié.

Patrick Ercolano : Tout à fait, Guy. Donc, on parle toujours de trois éléments. Pour expliquer un petit peu la pyramide, c’est toujours une relation entre le risque et le rendement. Donc, évidemment, ce qui est le moins risqué, c’est les espèces et quasi-espèces, donc dans un compte de banque, on parle de rendement très bas au taux de 1 % maximum, dépendamment des produits. Évidemment, le risque est vraiment minime, souvent des produits en partie garantis. Par la suite, on a les titres à revenu fixe, un rendement plus intéressant. On a vu un petit peu des chiffres précédemment des rendements obligataires des fonds MD. Mais encore là, c’est des risques un peu plus importants. On a parlé de certains risques tantôt : la durée qui a été très favorisée au cours des 35 dernières années. Par la suite, le troisième élément, c’est vraiment des actions, avec un risque plus élevé, puis des rendements aussi très intéressants, surtout quand on est capable d’être investi à long terme, depuis qu’on a connu un événement en 2008, mais même à ça, les investisseurs qui étaient investis depuis 10 ans, donc avant la crise financière, en 2007 à aujourd'hui, auraient eu des rendements pour leurs portefeuilles très, très, très intéressants, malgré cet événement aux États-Unis.

Guy Sauvé : Bien écoute, justement, j’ai un graphique ici qui nous démontre un portefeuille diversifié, quel genre de rendements ça a eu par rapport à un portefeuille strictement d’obligations et puis, un portefeuille strictement d’actions. Est-ce que tu pourrais faire des commentaires là-dessus?

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. Donc, si on regarde du début à la fin, on voit que le rendement le plus intéressant a été dans les actions. C’est un peu logique. On a eu un risque un peu plus important, mais on a un rendement plus grand. De l’autre côté, on a des obligations où est-ce qu’on a connu peu de fluctuations, donc peu d’années négatives, un peu de rendements négatifs, mais des rendements un peu plus bas. Donc, là, on voit vraiment les extrêmes, comme on l’a mentionné, de fin 2008, début 2009, mars 2009, le bas de la crise financière de 2008. Aussi, d’autres événements qui étaient plus reliés à des problèmes de banques européennes. Donc, investir uniquement dans des actions crée énormément de volatilité. Certains investisseurs sont très à l’aise avec ce genre de risques-là. Tant mieux pour ces investisseurs-là, tes rendements espérés évidemment sont plus grands. Par contre, dans un portefeuille balancé où on peut combiner des actions et les obligations en fonction toujours du profil de l’investisseur, on va être capable d’avoir un rendement quand même intéressant avec une volatilité réduite.

Guy Sauvé : On voit directement sur le graphique qu’en 2009, les nuits ont dû être longues pour un investisseur qui a 100 % d’actions, avec une baisse de taux de 40 %. Mais on voit la différence avec le portefeuille diversifié, qu’est-ce que ça a donné.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : Sur le plan émotionnel, un investisseur, comment les obligations jouent un rôle important dans le portefeuille?

Patrick Ercolano : Les obligations sont un élément important, parce que ça permet vraiment d’atténuer le risque, comme on a l’a vu vraiment, ça permet de diminuer les fluctuations, parce que dans une obligation, ça ne veut pas dire qu’il n’y a jamais de rendement négatif, mais les rendements des obligations ne bougent pas aussi fortement que des actions. Donc, il faut toujours avoir un certain détachement versus nos investissements, sachant que c’est quand même important, puis qu’on a des conseillers à temps plein qui s’occupent de nos clients, pour s’assurer de bâtir le portefeuille le plus optimal pour chacun des clients, dépendamment de chacun des besoins et évidemment, éviter les mauvaises décisions d’investissement pour des moments basés sur des émotions. Tu avais montré le graphique à la page précédente, je l’ai vu précédemment, si quelqu’un avait investi en 2007, donc dix ans aujourd'hui, malgré la crise financière, malgré les événements qui se sont passés il y a neuf ans, les rendements sur les actions ont été très, très, très positifs. L’investisseur qui a perdu de l’argent, c’est l’investisseur qui a réagi négativement à ce genre d’événement-là, au lieu de peut-être réinvestir dans des actions ou légèrement diminuer sa pondération en actions de façon tactique, comme on a dit de le faire, on aurait pris une mauvaise décision de carrément dire « je ne veux plus d’actions » et d’arrêter d’investir dans ce genre de placements-là.

Donc, encore là, aujourd'hui, on parle beaucoup plus d’obligations, donc ça fait moins un impact négatif. Par contre, il faut quand même comprendre que la combinaison des deux actifs est vraiment optimale. Donc, pouvoir être investi en obligations à tout moment, c’est quand même intéressant. Ça ne veut pas dire parce qu’on a connu 35 ans de rendements positifs, pas nécessairement à chaque année, mais c’est de l’exception, les rendements négatifs légers. Ça va continuer. Mais évidemment, il faut travailler très fort pour aller chercher le portefeuille le plus beau possible.

Guy Sauvé : Exact. Ça atténue les hauts et puis les bas de la volatilité.

Patrick Ercolano : Tout à fait.

Guy Sauvé : On parle souvent de l’investisseur moyen. Comme il réagit à la volatilité, l’investisseur moyen?

Patrick Ercolano : Bien, c’est un petit peu les exemples qu’on parle, qu’historiquement, l’investisseur moyen, malgré que si on est toujours investi dans des obligations, on a des statistiques depuis 1995 à 2014, donc pour 20 ans, le rendement des investisseurs obligataires a été de 6,20 %. Encore là, on parle d’une période de taux vérifiés qui favorise la performance des obligations. Ça serait difficile de voir des rendements obligataires dans les prochaines années. Mais c’est quand même un rendement très positif. L’investisseur qui est tout le temps dans les actions, un taux de référence qu’on utilise souvent aux États-Unis, c’est le S&P 500, le client qui est investi dans un portefeuille 60/40, donc 60 % actions, 40 % obligations, va être quand même un très bon rendement, autour de 8,70 %, surtout en considérant l’inflation relativement modérée, à 2,4 %. L’investisseur moyen, l’épargnant moyen, par contre, aurait fait un rendement de seulement 2,5 %. Donc, c’est-à-dire il laisse les émotions souvent prendre des décisions, puis souvent les mauvaises. Donc, sur votre profil, si vous travaillez avec votre conseiller, votre profil, vous devriez être à 60 % actions, 40 % obligations. Puis, des événements de vie devraient avoir un impact sur cette allocation-là, mais jamais des événements de marché. Mais bon.

Guy Sauvé : Oui. Ça évite de faire des décisions un peu drastiques.

Patrick Ercolano : Puis, on a des statistiques très précises à ce sujet-là. L’épargnant moyen a fait un rendement de 2,40 %. Quand vous regardez que l’ensemble des portefeuilles ont fait des rendements plus élevés que ça, ça veut dire qu’il y a eu des mauvaises décisions au mauvais moment.

Guy Sauvé : Alors, ceci étant dit, comment pouvons-nous générer des rendements avec des titres à revenu fixe?

Patrick Ercolano : Oui, Guy, donc on a parlé un petit peu précédemment de certaines mesures, certains éléments importants, certaines façons traditionnelles de faire les choses, de gérer les portefeuilles. On a parlé de la durée. Donc, si on a une perspective de hausse de taux, on va avoir une durée un petit peu plus courte. Évidemment, si on a l’inverse, on va avoir une durée un petit peu plus longue par rapport à l’indice de référence. La répartition obligataire aussi sectorielle, donc on va pouvoir investir dans des obligations à rendement élevé, des obligations corporatives, des obligations provinciales, dépendamment de nos perspectives de marché. Puis aussi, une certaine diversification géographique. Donc, en tant qu’investisseurs canadiens, on n’est pas obligés d’investir juste des obligations canadiennes. On peut investir dans des obligations internationales, dans les marchés émergents. Donc, c’est ça, c’est un processus.

Guy Sauvé : Alors, vraiment, il y en a trois. Il y a la durée, la répartition obligataire sectorielle, puis la géographique.

Patrick Ercolano : Oui, dans la durée, on inclut aussi la courbe de taux, donc il y a certains, en fonction de la croissance économique mondiale, on peut avoir des opportunités sur les différentes échéances. Donc, l’obligation deux ans, cinq ans, dix ans, traditionnellement devrait avoir une relation de rendement espéré à l’échéance, pas nécessairement linéaire, mais qui est de croissance, mais il peut y avoir, pour des raisons de croissance économique, des différences qui peuvent être intéressantes pour l’investisseur.

Guy Sauvé : Alors, le gestionnaire peut utiliser la durée pour gérer son portefeuille d’obligations par rapport aux augmentations des taux.

Patrick Ercolano : Tout à fait. Donc, en général, les obligations à court terme sont beaucoup moins sensibles aux fluctuations des taux d’intérêt, donc si on peut investir dans un univers à plus court terme, l’impact va être beaucoup moins grand, puis les taux peut-être à monter. Si on a des obligations à plus court terme, l’impact va être beaucoup plus grand, puis les taux peut-être à monter. Donc, on est capable d’avoir une répartition à l’échéance, qui va maximiser quand même le rendement espéré, parce qu’à la base, l’obligation dix ans versus l’obligation cinq ans va toujours avoir un meilleur rendement à l’échéance, en fonction parce qu’on le prenait pour une période plus longue. Par contre, évidemment, on va avoir un impact sur la performance, particulièrement si les taux se mettent à monter rapidement.

Guy Sauvé : Oui, exactement. Alors, il y a la durée, mais il peut aussi utiliser la courbe de rendement pour gérer son portefeuille. Peux-tu nous expliquer un petit peu comment il fait ça?

Patrick Ercolano : Donc, comme je l’ai mentionné, la courbe de taux traditionnel, c’est que plus l’obligation est long terme, plus les taux vont être élevés, mais il peut y avoir des périodes où est-ce que l’obligation un an, deux ans, trois ans ou quatre ans peut avoir une sorte de taux qu’on appelle « plate », c’est-à-dire que le rendement, il n’y a pas de prime pour le fait que l’obligation est plus longue. À ce moment-là, l’investisseur, le gestionnaire de portefeuille peut dire : « Oui, je suis indifférent à racheter une obligation un an ou quatre ans. » Ou même au contraire, je peux dire : « J’aime mieux acheter l’obligation un an parce que je ne reçois pas de prime par rapport à une durée d’obligation plus longue ». Donc, ça va réviser des obligations à plus court terme. Mais d’un autre côté par exemple, dans l’exemple qu’on montre, on voit des obligations beaucoup plus longues. Donc, 30 ans, avoir une prime plus élevée. Donc, un exemple : un investisseur pourrait acheter des obligations un an et des obligations 30 ans et créer un portefeuille avec un rendement à échéance plus intéressant que l’investisseur qui achèterait dans les mêmes proportions l’ensemble des échéances, donc un an, deux ans, trois ans, 30 ans. Donc, il crée des portefeuilles avec des rendements à échéance plus intéressants. En regardant la courbe de taux actuels, j’entends la définition en fonction de ces taux à l’échéance.

Guy Sauvé : Tu as parlé tantôt comment on peut utiliser la diversification dans un fond d’obligations en utilisant différentes catégories de titres à revenu fixe. Peux-tu nous parler un peu de ça?

Patrick Ercolano : Exactement. Donc, il y a deux éléments. Évidemment, il y a le risque de crédit, donc investir dans des obligations qui sont des crédits moins bons que le gouvernement. Évidemment, le gouvernement a une capacité de taxation qu’une entreprise n’a pas. Donc, pouvoir payer ses obligataires, elle doit générer des profits. Donc, il y a un certain risque, le risque est différent. Donc, de gérer activement le portefeuille, quand la prime de crédit est intéressante, évidemment, peut générer des rendements très, très intéressants pour l’investisseur. Puis d’autres éléments intéressants aussi qu’on a faits, c’est qu’on a fait une étude sur l’impact, par exemple, d’être investi dans des obligations de société à rendement élevé aux États-Unis. Dans un environnement de hausse de taux, qu’une obligation gouvernementale va invariablement baisser en valeur, étant donné la différence de rendement espéré vers une obligation fédérale ou gouvernementale versus une obligation de société à rendement élevé, l’investisseur peut quand même s’en tirer avec un rendement positif dans ce cas-ci assez intéressant, dans cet exemple-là.

Guy Sauvé : C’est même dans une période d’augmentation de taux d’intérêt.

Patrick Ercolano : Tout à fait. Parce qu’évidemment, cet investisseur-là va avoir un moins grand impact par rapport à ses obligations qui vont être habituellement plus court terme, mais où est-ce que l’investisseur qui a financé cette obligation-là a un focus beaucoup plus grand que la cote de crédit que les taux d’intérêt en général, par exemple la dette de vente.

Guy Sauvé : Excellent. Comment est-ce que MD utilise ces instruments-là dans nos portefeuilles actuels ou dans nos solutions d’obligations?

Patrick Ercolano : Oui, on a commencé à déployer ça depuis un peu plus d’un an pour l’ensemble de nos fonds chez MD. Donc, ce qui est intéressant, on va donner quelques statistiques d’un rendement à l’échéance. Donc, un mandat canadien donne un rendement de 1,76 %, mais avec le mandat opportuniste, donc qui va représenter une partie du portefeuille, on va parler un peu de certaines contraintes qu’on a développées. Le fond total, lui, peut donner un rendement de 1,98 % à l’échéance, par rapport à un indice de référence lui de 1,54 %. Donc, on a quand même une bonne prime pour une obligation. On parle de plus de 40 points de base dans un contexte, si les taux sont bas, on parle d’un taux à échéance de 1,54 %, donc on parle d’une prime de plus de 40 points de base pour l’investisseur dans un fond d’obligations de MD.

Guy Sauvé : Est-ce qu’il y a des pondérations maximales qui sont permises dans ces solutions-là?

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. À la page suivante, on a développé un processus analytique qui nous permet d’établir des contraintes pour bien gérer le portefeuille par rapport à chaque sous-catégorie de risques en termes de crédit. Donc, il y a des obligations de rendement élevé, on a décidé qu’on faisait un maximum à 9 % pour la référence d’obligations à court terme. Par contre, il y a d’autres obligations où on pourrait se permettre d’aller jusqu’à 15 %. Mais il y a un processus très rigoureux qui nous permet de prendre un peu plus de risques. Évidemment, la relation avec l’échéance du portefeuille, donc des obligations long terme, étant donné que l’investisseur est plus dans une perspective long terme, va pouvoir se permettre de prendre un risque un peu plus élevé dans ce type d’obligations-là, puis c’est exactement comme ça qu’on a développé notre stratégie au fond chez MD.

Guy Sauvé : C’est certain que pour adhérer à ces solutions-là, il faut aller dans des marchés internationaux. Quel impact ça a sur la volatilité de nos solutions d’obligations, par exemple, à long terme?

Patrick Ercolano : C’est certain que la volatilité… Je m’entends beaucoup en feedback en passant. Est-ce que c’est correct, moi?

Patrick Ercolano : Ça va?

Guy Sauvé : Oui.

Guy Sauvé : OK. Fais juste baisser ton volume, baisse ton volume.

Patrick Ercolano : Oui, je vais mettre mes écouteurs. Bon, on verra si le feedback est correct. Donc, évidemment l’introduction de ce genre d’obligations-là a créé une augmentation du niveau de volatilité des portefeuilles traditionnels. Mais par contre, en gérant ça de façon efficace, on peut se permettre, dépendamment du mandat, d’aller jusqu’à 20 % si on l’introduit de façon raisonnable. Récemment, on avait une pondération, à peu près de 15 %, 14,6 % dans cet exemple-là, donc on n’est pas au maximum au niveau de la vie. Encore là, dépendamment des opportunités, ça permet de mieux gérer l’ensemble du portefeuille. On a parlé des différents éléments, donc la durée, la courbe de taux d’ensemble, la façon traditionnelle de gérer les portefeuilles. Après ça, c’est, la répartition géographique. On est 15 % dans un maximum de 20 % qu’on appelle opportuniste, donc ça nous permet d’améliorer le rendement, tout en gardant le profil conservateur d’un portefeuille obligataire.

Guy Sauvé : Alors ici, on regarde exclusivement le fonds collectif d’obligations canadiennes dans la gestion privée. Puis, un autre graphique ici qui montre les pondérations maximales dans chacune des solutions MD, c’est-à-dire le fonds d’obligations à court terme, obligations MD et les autres fonds collectifs de MD.

Patrick Ercolano : Oui. La répartition et l’ensemble des fonds sont quand même assez similaires, toujours une relation avec l’échéance de la durée du portefeuille. Mais encore là, à ce moment-ci, c’est clair qu’on prend à peu près trois quarts du risque qu’on pourrait se permettre, surtout en fonction des opportunités qui existent dans les marchés, nos perspectives de taux d’intérêt et de s’assurer de garder les caractéristiques du portefeuille, donc les portefeuilles obligataires.

Guy Sauvé : Oui. C’est dans le fond collectif de gestion privée où est-ce qu’on a le plus de cette marge de manœuvre en ce moment. Je me demande s’il y a une raison pour ça ou bien, est-ce que c’est… Dans le fond, c’est lui qui a le mandat opportuniste le plus élevé par rapport au fond total. Pour l’instant, on a encore beaucoup de marge de manœuvre en gestion privée.

Patrick Ercolano : Oui, bien, on va vraiment être en fonction, les fonds vont vraiment être gérés selon les différentes caractéristiques précises du fonds. Donc, dans chacun des fonds, il y a certaines opportunités qui existent, d’autres qui n’existent pas. Dépendamment de la durée, donc, on va regarder qu’est-ce qui est mieux pour un portefeuille : est-ce qu’on doit gérer la durée, est-ce qu’on doit gérer plus la courbe de taux, est-ce qu’on doit gérer plus la diversification géographique? Donc là, ça serait à ce moment-là qu’on va déterminer la façon de faire.

Guy Sauvé : On a regardé jusqu’à date toutes nos solutions de MD, mais par contre, on n’a jamais parlé des fonds Précision, puis j’ai un graphique ici qui parle des fonds Précision.

Patrick Ercolano : Est-ce que je peux t’arrêter deux minutes?

[Coupure]

Guy Sauvé : Oui, OK. Alors, plus précisément, Patrick, comment ces solutions sont utilisées dans nos fonds Précision?

Patrick Ercolano : Un petit peu de la même façon, la même logique qu’on déploie. Donc, par exemple, on a pris ici l’actif du Portefeuille de revenu équilibré Précision MD au 30 avril. Il y a certainement certains changements qui ont été faits, mais quand même, dans la même lignée. Donc, on a encore la capacité d’investir dans ce genre d’obligations et d’avoir une partie opportuniste, donc pour encore là essayer d’améliorer la performance du portefeuille compte tenu de l’environnement potentiel de hausse de taux. On parle encore de hausse de taux légère. Il y a quelques points de base au cours des dernières années, pas des pourcentages, donc pas de 1 ou 2 % à venir, mais quand même de façon modérée. Donc, ça va nous permettre d’investir une partie dans ce genre de fonds, ce genre d’obligations opportunistes qui donnent des rendements beaucoup plus importants. Encore là, c’est qu’il y a des contraintes de bonne gestion. Donc, 20 % en termes d’actifs opportunistes dans le cas du Fond d’obligations MD et 15 % dans le Fond d’obligations à court terme. Donc, toujours en fonction un peu de la durée, ce qui permet un peu de déterminer le niveau de risque acceptable du portefeuille.

Guy Sauvé : OK. Disons qu’on aurait un client qui veut vraiment ne pas prendre de risque dans les revenus fixes, quelle solution qu’on a pour eux?

Patrick Ercolano : On a un compte intéressant qui s’appelle le Fonds de revenu stable MD. C’est un fonds qui est vraiment fondé sur l’assurance, donc qui est émis par la Société d’assurance vie MD. Il offre aux épargnants une capacité d’investir dans un portefeuille de moyen ou long terme, dans un portefeuille assez stable, souple, d’obligations de qualité supérieure et des placements hypothécaires. L’intérêt s’accumule quotidiennement et est versé à chaque mois à l’épargnant sous forme de parts additionnelles. Le revenu n’est pas garanti, donc on ne parle pas d’un produit qui est garanti, mais par rapport à la structure évidemment, avec la structure de produits d’assurance, on parle d’une structure beaucoup plus stable qui a une répartition prudente.

Guy Sauvé : OK. On a vraiment fait un bon survol sur le marché obligataire et puis, les solutions obligataires. Patrick, as-tu un dernier mot à donner à nos écouteurs [sic] par rapport au marché obligataire?

Patrick Ercolano : Oui, tout à fait. Donc, c’est important d’avoir un processus, un cadre décisionnel très bien structuré pour pouvoir faire l’investissement qui est le plus opportun pour chacun des investisseurs. On doit être au fait des risques, des potentiels de rendement, évidemment, souvent pour se préparer pour des environnements qui vont être un peu plus négatifs. On a parlé que les rendements d’obligations ont été très, très positifs au cours des 30 dernières années. Les prochaines années, on ne va certainement pas connaître des rendements aussi spectaculaires. Dans certaines années, ça a approché très, très près de celui des actions, mais les obligations, c’est un élément très important dans la structure d’un portefeuille. Donc, c’est vraiment de bien connaître ses différentes opportunités-là pour être capable d’avoir un portefeuille qui répond bien à nos besoins.

Guy Sauvé : Excellent. Bien, Patrick, j’aimerais te remercier pour tes très bons conseils, très bons commentaires aujourd'hui sur le marché obligataire. Très, très intéressant et très apprécié. Merci beaucoup.

Patrick Ercolano : Au plaisir, Guy.

Guy Sauvé : En conclusion, nous aimerions rappeler à nos écouteurs [sic] qu’à l’aide des fonds de Précision MD, nous analysons le travail de gestionnaires de fonds de partout dans le monde et nous faisons notre choix parmi l’élite pour vous conseiller sur un volet précis de votre portefeuille. Précision MD est un processus constant et dynamique qui nous permet d’offrir les services de gestion de placement de calibre mondial. Alors, de la part de Patrick et moi, j’aimerais vous remercier pour votre écoute et merci pour vos questions et à la prochaine.

Ces présentations sont fournies uniquement à titre d’information et ne doivent en aucun cas être interprétées comme constituant des conseils en placement ou une invitation à se procurer certains titres. Pour en savoir plus sur la stratégie de gestion de patrimoine qui répondrait à vos besoins, veuillez consulter votre conseiller MD.

L’information contenue dans le présent document ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels d’ordre fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant. Les recommandations sur la constitution en société se limitent à la répartition de l’actif et à l’intégration des personnes morales dans les plans financiers et les stratégies de gestion de patrimoine. Toute information d’ordre fiscal ne s’applique qu’aux résidents canadiens et s’appuie sur le droit canadien de l’impôt en vigueur, notamment sur l’interprétation judiciaire et administrative en la matière. L’information et les stratégies ci-indiquées peuvent ne pas convenir aux personnes des États-Unis (citoyens, résidents ou détenteurs d’une carte verte) ou aux non-résidents du Canada, ni dans des situations mettant en cause de telles personnes. Les employés du groupe de sociétés MD ne sont pas habilités à déterminer si un client est considéré comme une personne des États-Unis ou soumis à des obligations de déclaration de revenus, au Canada ou à l’étranger. Le service ExO MDMD offre aux clients des conseils et des produits financiers par l’entremise du groupe de sociétés MD (Gestion financière MD inc., Gestion MD limitée, la Société de fiducie privée MD, la Société d’assurance vie MD et l’Agence d’assurance MD limitée). Pour une liste détaillée de ces sociétés, visitez le site md.amc.ca. Gestion financière MD fournit des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services de conseil en placement par l’intermédiaire du groupe de sociétés MD. Gestion financière MD inc. est une propriété de l’Association médicale canadienne.

Les placements dans les fonds communs peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi ainsi que de frais de gestion et d’autres frais. Il importe de lire le prospectus avant d’effectuer des placements. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue régulièrement et le rendement passé n’est pas garant du rendement futur. Pour obtenir un exemplaire du prospectus, veuillez communiquer avec votre conseiller MD ou avec le Centre de courtage MD au 1 800 267-2332. La famille de fonds MD est gérée par Gestion financière MD inc., société de l’AMC.

Les tableaux et les graphiques sont présentés à titre indicatif seulement et ne représentent en rien le rendement de quelque placement que ce soit. Le rendement passé n’est pas garant du rendement futur. Les produits d’assurance sont distribués par l’Agence d’assurance MD limitée, société de l’AMC. Tous les employés de MD détenant un permis d’assureur vie l’ont acquis auprès de l’Agence d’assurance MD limitée, société de l’AMC.

ExO MDMD, Précision MDMC et Portefeuilles Précision MDMC sont des marques de commerce de l’Association médicale canadienne utilisées sous licence.

Conseils en placement privés MD assure la prestation des services-conseils en placement offerts par Gestion financière MD inc., société de l’AMC.

© FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc. « FTSE » est une marque de commerce de FTSE International Ltd. utilisée sous licence. « TMX » est une marque de commerce de TSX Inc. utilisée sous licence. Tous les droits associés aux indices ou aux cotes de FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc. appartiennent à FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc. ou à ses concédants de licence, qui n’assument aucune responsabilité relativement à une éventuelle erreur ou omission dans ces indices, ces cotes ou leurs données sous-jacentes. Il est interdit de redistribuer les données de FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc. sans son autorisation écrite expresse.

« TMX » est une marque de commerce de TSX Inc. utilisée sous licence. « FTSEMD » est une marque de commerce des sociétés du London Stock Exchange Group au Canada utilisée sous licence par FTDCM.

© Gestion financière MD inc., 2017

Tous droits réservés. Il est interdit de reproduire ou de transmettre le présent document, en tout ou en partie, sous quelque forme que ce soit ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris la photocopie, la photographie, l’enregistrement ou tout autre système de stockage et de récupération de données, sans l’autorisation écrite expresse de Gestion financière MD inc.