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Salomon Gamache : Bonsoir tout le monde. J’aimerais vous souhaiter la bienvenue à cette présentation Web intitulée « Les sept règles d’or de l’épargnant avisé ». Nous sommes enchantés de vous accueillir aujourd'hui et de vous parler des différentes clés pour réussir ses placements à long terme, malgré les hauts et les bas du marché. Je me présente, mon nom est Salomon Gamache, planificateur financier et conseiller en placements pour Gestion MD. Je serai accompagné de mon collègue ici.

Jean-Luc Charest : Jean-Luc Charest, bonsoir. Bonsoir à vous, bonne soirée. Merci d’être avec nous ce soir. Brièvement, Salomon, mon collègue, est du côté de Gestion MD. Donc, Gestion MD a 20 milliards sous gestion, en actifs. Et de mon côté à moi, je suis du côté de la gestion privée, donc chez Conseils en placement privés MD. Et nos actifs dépassent maintenant plus de 20 milliards.

Salomon Gamache : L’épargnant moyen obtient de piètres rendements. Ça sonne fort, mais c’est une vérité qui n’est pas très intéressante à entendre, mais c’est quand même le cas. En général, l’épargnant moyen obtient de piètres rendements à long terme. Dans le domaine de l’investissement, ce qui est certain, c’est que tous les épargnants, à un moment ou l’autre dans leur carrière d’investisseur font des erreurs. Même si certaines erreurs ne sont pas très graves, il y en a d’autres qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’augmentation de leur valeur nette à long terme. Donc, si on regarde le tableau, nous avons une moyenne de rendement pour différentes classes d’actif et sur un horizon de vingt ans, de 1995 à 2014. Donc, on voit ici certaines catégories comme obligations, le prix des maisons, le prix de l’or, du pétrole, de l’inflation, ainsi que certaines autres catégories d’actif. Quand on regarde à la fin, on voit un portefeuille 60/40. Un portefeuille 60/40, ça veut dire un portefeuille équilibré, ce qui veut dire, entre autres, 60 % en actions et à peu près 40 % en obligations. Le rendement, en moyenne par année sur 20 ans, est de 8,70 %, ce qui est excellent. Il y a un bémol. Prenez note que ce rendement, c’est avant les frais. Donc, si on estime un frais de gestion de placement, un sujet que mon collègue Jean-Luc va parler un peu plus loin, 1,5 % de frais de gestion, ça donne quand même un rendement après les frais d’à peu près 7 %, ce qui est quand même très bon.

Jean-Luc Charest : Juste pour situer un peu le tableau, il y a beaucoup d’abréviations. Quand on voit à gauche, la deuxième colonne, le FPI, on parle ici d’un fond de placement immobilier, communément appelé en anglais les REIT, real estate investment trust. À la droite des fonds de placement immobiliers, on a le EAEO qui est l’Europe, l’indice de l’Europe, l’Asie et l’Extrême-Orient.

Salomon Gamache : Si on regarde… puis je porte votre attention sur la colonne qui n’est pas très grande, en orange, l’épargnant moyen. Est-ce que l’épargnant moyen a réussi à atteindre en moyenne sur vingt ans le 7 % après les frais? On est plus proche du 2,5 %, une énorme différence année après année et ça peut venir faire un gros impact négatif sur une planification de la retraite, par exemple. L’épargnant qui fait appel à un conseiller accumule plus d’actifs. Un bon conseiller ne fait pas juste que gérer les placements. Il bâtit une relation avec vous à long terme, parce qu’il connaît vos priorités et plus important encore, il vous aide à éviter les différents pièges de la finance comportementale. C’est des pièges dans lesquels souvent tombent les épargnants. C’est un sujet à la mode actuellement si on entend parler de frais de placement ou les honoraires. Donc, oui, c’est important, mais c’est surtout important de bien comprendre le rôle du conseiller pour apprécier la valeur ajoutée qu’il peut amener dans une relation en gestion de portefeuille et en planification financière. Quand on regarde les écarts qui sont présentés à l’écran sur le tableau, c’est des différences substantielles. On voit que la valeur des conseils financiers, c’est vraiment quantifiable. Les ménages qui font appel à un conseiller financier accumulent environ 2,73 fois plus de richesses que ceux qui investissent seuls. Donc aujourd'hui, nous allons vous montrer, moi et Jean-Luc, la voie à suivre pour devenir un épargnant avisé. On a ici les sept règles d’or de l’épargnant avisé que Jean-Luc et moi allons se partager tout au long de la présentation. On parle de conserver ses placements, faire des choix rationnels, gérer efficacement ses dettes, rechercher l’efficacité fiscale, s’assurer de la transparence des frais, répartir son actif de manière appropriée, pour finalement établir un plan de placement.

Jean-Luc Charest : La première règle d’or, ici, on parle de conserver nos placements. Bien, ce que l’on dit, c’est que l’épargnant avisé conserve ses placements en période de volatilité. Ce que l’on se rend compte, c’est que les épargnants encaissent davantage de pertes de rendement après et non pas durant des événements de baisse de marché. Si on regarde au prochain tableau, ici, ce que l’on vous montre, ce sont les flux des fonds d’actions canadiennes par rapport au rendement. Donc à gauche, ce que vous avez sur l’axe des Y, c’est les flux nets, donc les entrées moins les sorties dans les fonds d’actions canadiennes. Et à droite, ce que l’on vous montre, ce sont les rendements. Donc la ligne en bleu vous présente les rendements et je vais partir du début du tableau à gauche, en janvier 2003. Donc ce que l’on voit, c’est qu’au départ, bien, les rendements, on est en baisse et on voit une tendance à la hausse sur les rendements. Les flux ou les entrées d’argent dans les fonds mutuels au départ sont en baisse et on voit que jusque, je vous dirais, jusqu’au premier trimestre de 2004, les marchés sont en hausse. Et tout à coup, on voit un renversement de la tendance des flux. Les investissements dans les fonds mutuels sont en hausse. Les marchés corrigent, donc on a un pic, je vous dirais, au premier trimestre de 2004. Donc les marchés corrigent, mais les gens continuent d’investir dans les marchés. Et puis par la suite, aux alentours de, je vous dirais, janvier 2005, ce que l’on voit… les marchés boursiers étant en baisse, et puis on voit un revirement, les marchés sont maintenant en hausse, la tendance est en hausse et les gens continuent, dans le fond, de vendre leurs fonds d’actions canadiennes. Donc on voit qu’il y a vraiment un effet tardif qui se fait au niveau de l’investisseur. Et si on regarde en 2008, donc vous vous souvenez de la correction de 2008, bien effectivement, on a eu une vente de fonds mutuels, donc il y a eu des sorties de fond du côté des actions canadiennes. Mais on voit une reprise en 2009 des marchés boursiers et les gens en ont profité pour réajuster leurs portefeuilles. Bref, les investisseurs, les épargnants sont restés sur les lignes de côté. Donc on a manqué ici une belle opportunité du côté des épargnants. Autre tableau ici, on parle de chasse au rendement. Donc une des erreurs que l’épargnant fait souvent ou que l’investisseur fait souvent, c’est d’attendre la confirmation des marchés. Donc, ce que l’on voit ici, c’est que l’épargnant a toujours des rendements inférieurs aux investissements dans lesquels il est. Si on prend un fond équilibré, eh bien, l’épargnant va avoir un rendement moins de 0,36 % par rapport à un fond équilibré. Naturellement, si on va dans des marchés où la volatilité est plus grande, on voit que la différence va être plus substantielle. Si on prend à la droite, complètement à la droite, des obligations de marché émergent, bien, ce que l’on voit, c’est que les investisseurs attendent, encore là, une confirmation plus précise avant d’investir, d’où l’écart entre le rendement sur les obligations de marché émergent et le rendement que les investisseurs vont avoir. Sujet intéressant, donc, ce qu’il en coûte de manquer les meilleures journées. Il y a un adage qui dit que l’on doit acheter en novembre et de vendre en mai et en anglais, on dit « sell in May and go away ». Ce n’est pas tout à fait le cas. J’ai analysé les marchés sur vingt ans, le marché américain sur vingt ans et puis, je ne me souviens pas particulièrement quelle année, mais je peux vous dire que après avoir étudié le marché sur vingt ans, mois par mois, je me souviens qu’une année au mois d’août, le marché boursier américain avait augmenté de 8 %. Donc, c’est sûr que si on n’est pas investi durant ce mois-là, l’impact sur la performance du portefeuille va être substantiel. Et ici, ce que l’on vous montre à gauche, pour revenir au tableau, placement effectué en septembre 1989 où on reste investi pendant toute la période et on arrive à un montant total de 28 436 $. Deuxième colonne, bien, ce que l’on fait, on enlève la meilleure semaine, donc on a manqué la meilleure semaine sur cette période-là, on arrive à un montant de 25 015 $. Donc, manquer une semaine vous a coûté 4 321 $. Si on manque les cinq meilleures semaines sur cette période-là, bien, on arrive à un rendement… pas un rendement, pardon, mais un montant de 17 355 $, donc il nous en a coûté un peu plus de 11 000 $ pour avoir manqué ces cinq meilleures semaines. Et finalement, si on a manqué les dix meilleures semaines de cette période-là, on a comme actifs totaux à la fin 12 431 $, versus le montant, si on est resté toujours investi, de 28 436 $. Donc, on a une différence de 16 000 $, ce qui est très substantiel.

Salomon Gamache : À ce que je vois, Jean-Luc, avec ces différences de montant-là, juste pour une semaine manquée, c’est un petit peu difficile pour ceux qui pensent pouvoir, désolé de l’expression, mais ce qu’on dit, c’est timer le marché, ou de se synchroniser avec le marché?

Jean-Luc Charest : Absolument. Donc c’est, à toutes fins, impossible de pouvoir prédire le marché et plus particulièrement au cours des… je vous dirais, au cours de la dernière décennie où la globalisation des marchés est de plus en plus présente. Bref, sur tous les continents, l’information maintenant est instantanée et les marchés vont réagir très rapidement. La règle d’or numéro deux, donc faire des choix rationnels. Donc, bref, ne pas se laisser influencer par nos réactions émotives. C’est très difficile. Donc, l’investisseur a tendance à prendre des décisions très impulsives, ou l’inverse, carrément paralyser devant une certaine situation et incapable de mettre en place une stratégie qui saura tenir la route. Ici, on vous présente un graphe qui parle du cycle psychologique de l’épargnant. Et ce que vous pouvez remarquer, c’est qu’on part avec l’optimisme et l’optimisme revient… à gauche, vous avez l’optimisme et à droite, à un moment donné, l’optimisme revient, donc il y a définitivement un cycle sur les marchés. Ce que l’on voit sur les marchés, bien, quand ils sont en hausse, les gens développent un optimisme, il y a un engouement et il y a une bulle où on voit inscrit « Investir est assez facile, je ne peux pas me tromper. » Je me souviens en 2000, pour ceux qui sont un peu plus âgés, on a eu la bulle du secteur des technologies et où je travaillais, la secrétaire ou la réceptionniste me disait que son mari, qui n’était aucunement en finance, achetait des titres et que ces titres-là ne baissaient jamais. Donc, c’est… deuxième point, quand le chauffeur de taxi vous parle de titres à acheter, déjà là, je pense que c’est un signe qu’il faut peut-être faire attention. Donc, ce que l’on voit, eh bien, il y a une euphorie. Les marchés se mettent à corriger. Il y a un peu d’anxiété. Donc, les gens se disent « J’ai un plan à long terme, je peux encaisser ce revers. » Mais somme toute, on commence à perdre un peu confiance. La peur s’installe, la panique donc. La panique, ce que l’on voit, c’est une vente sur les marchés boursiers. Et puis, après ça, bien, je pense qu’on fait le deuil de tout ça. Les marchés reprennent et puis l’optimisme revient. Donc bref, c’est un cycle qui est perpétuel, d’où l’importance d’avoir une stratégie long terme et qui tient la route. Ici, on parle de certains comportements irrationnels. Donc, ceux que l’on voit les plus fréquemment. Donc, le biais d’ancrage ici, ce qui me vient en tête, c’est quand l’épargnant s’accroche à ses croyances. Et l’exemple qui me vient en tête encore une fois, c’est Nortel. Les gens ne regardaient plus les ratios financiers de Nortel. Ce que l’on voyait, c’était littéralement un momentum et les gens se fiaient au momentum et non pas à la valeur financière de la compagnie. Mais l’effet de récence, eh bien ici, dans le fond, c’est de se rappeler que seulement les derniers événements et puis je vous dirais que c’est un phénomène qui arrive assez souvent quand les marchés sont en hausse. Pendant un bout de temps, les gens ont tendance à oublier que les marchés boursiers montent, mais qu’il y a aussi des corrections sur les marchés boursiers. L’aversion aux pertes ici, bien, ce qui me vient en tête au niveau technologie, c’est BlackBerry, pour ne citer que celle-là, que cette compagnie-là. BlackBerry à un moment donné a perdu sa part de marché et il y a des gens qui, au lieu de vendre et décider de prendre la perte et de se repositionner différemment, ont conservé des actions de BlackBerry. Excès de confiance intéressant. Excès de confiance, certains pensent qu’ils ont une méthode miracle et que ça va fonctionner à tous coups, mais malheureusement, ce n’est pas le cas et je vous dirais que de mon expérience, c’est également la même chose pour les gestionnaires. Il n’y a aucune stratégie de gestionnaire qui va tenir la route contre vents et marées tout le temps. À un certain moment donné, pour X raison, une stratégie va moins bien faire que les marchés et c’est normal. Mimétisme, c’est aussi un comportement intéressant. Ce que l’on se rend compte, mimétisme ou effet moutonnier, c’est que les gens ont tendance à acheter des titres, par exemple, qui ont bien performé. Donc on oublie d’aller voir la valeur intrinsèque de la compagnie, d’aller voir les ratios financiers et voir vraiment est-ce qu’aujourd'hui c’est encore une bonne compagnie. Les gens ont plutôt tendance à voir ce que, par exemple, les gestionnaires de portefeuilles ont acheté et d’acheter les mêmes titres. Mais dans le fond, le gestionnaire qui a acheté ces titres-là avait pris la décision peut-être quelques mois, quelques trimestres auparavant. Donc la situation est peut-être différente en ce moment-ci. Les conséquences des décisions irrationnelles sur les rendements, je vous présente le graphe. Donc, la partie grise, janvier 2009 donc, ici on vous présente la récession d’octobre 2008 à juin 2009. On vous présente aussi en jaune-orange les marchés boursiers, donc le rendement des marchés boursiers, comme vous pouvez le constater. On a corrigé énormément en 2008 jusqu’à, je vous dirais, jusqu’à mars 2009. Et on fait certaines hypothèses. Donc, une, c’est que l’investisseur se retire du marché boursier au plus bas de la correction et il revient un an après. Donc on parle de la ligne pointillée qui est grise. Donc on arrive avec un rendement qui est, somme toute, inférieur au marché boursier. La ligne verte, bien, ici, c’est quelqu’un qui, pris de panique, a décidé de se retirer au pire moment du marché et a converti ses placements en liquidités. Et comme je vous disais, c’est très courant, les investisseurs ont tendance à vendre leurs portefeuilles après les faits, donc après que la correction se soit terminée, mais le vent de panique est là et on décide de vendre. Donc, la différence de rendement est très substantielle.

Salomon Gamache : Règle d’or numéro trois, gérer efficacement ses dettes. Un épargnant avisé sait bien gérer ses dettes, c’est-à-dire il les garde à un niveau raisonnable. Il ne se dépêche pas de rembourser les bonnes dettes, comme les prêts hypothécaires, ou certains prêts, pour faire l’acquisition de placements. C’est un peu bizarre des fois d’entendre l’expression de la bonne dette, mais ça dépend du contexte. Par exemple, je prends une situation que vous connaissez sans doute bien, c’est-à-dire le parcours académique d’un futur médecin. L’utilisation d’une marge de crédit durant les études à l’internat, à l’externat ou même durant la résidence est quelque chose de très courant. Donc, tout dépendant du niveau d’utilisation, on peut considérer ça comme de la bonne dette jusqu’à un certain point, car il s’agit d’un investissement dans soi-même pour le futur. Ici, on voit quelques exemples de choix possibles relativement aux différentes dettes. Donc, les choix, c’est entre la colonne de gauche et la colonne de droite. Donc, vous allez voir soit pour un achat, est-ce qu’on parle d’un achat au comptant ou de faire un financement? Une hypothèque, est-ce qu’on prend une hypothèque à taux fixe ou à taux variable? Pour le remboursement des prêts ou les épargnes, qu’est-ce qu’on doit privilégier? Donc, si je prends le premier, achat au comptant ou financement, certains épargnants, ils considèrent toute dette comme mauvaise, donc ils conservent à long terme, mais vraiment, d’importantes sommes en espèces ou en liquidité. Soit c’est dans un compte d’épargne qui ne rapporte rien, ou c’est dans un compte… quand je dis rien, c’est presque rien, ou c’est dans un compte chèques. Donc exemple, la conséquence de tout ça, c’est qu’il y a un coût d’opportunité, j’y reviendrai un peu plus loin, au fait de conserver des liquidités. Parce qu’actuellement, un compte d’épargne va rapporter, quoi, autour de 0,75 %, 1 % maximum? Puis quand on regarde ce que je présentais avec Jean-Luc au début, les différents taux de rendement sur les vingt dernières années, un portefeuille équilibré, il y a un potentiel de rendement de 5 à 6 % par année. Donc on voit que la bonne décision, peut-être, c’est de si vous conservez un bien à long terme, comme une maison ou un chalet, c’est peut-être logique que vous le payiez sur une longue période et que vous preniez vos sommes d’argent pour les mettre dans un objectif ou un plan qui serait plus utile pour le futur de ce côté-là. Si je prends le prêt hypothécaire qui peut être soit à taux fixe ou taux variable, c’est souvent une question qui revient, surtout ces temps-ci. Donc, on se demande est-ce qu’on garde variable ou est-ce qu’on fixe le taux d’intérêt? Donc c’est tout dépendant. Il y a du pour et du contre pour les deux stratégies. Il faut juste garder en compte qu’un taux variable va fluctuer avec le niveau des taux d’intérêt. Donc certains, pour acheter la paix, vont préférer le taux fixe pour quatre ou cinq ans, par exemple. Récemment aussi, le gouvernement fédéral a relevé les exigences pour qualifier l’approbation d’une hypothèque, justement pour certaines hypothèques, compte tenu que certaines régions au pays, le marché immobilier est très, très élevé, quand je parle des prix par exemple. Donc maintenant, les institutions financières doivent utiliser un taux de 4,64 % pour faire le calcul d’approbation de l’hypothèque. Mais concrètement, 4,64 %, c’est très élevé, parce qu’ actuellement, la majorité de la population devrait être capable de trouver du financement hypothécaire pour 3 % et moins. Donc, une décision peut-être, c’est… d'accord, prenez un prêt à taux variable, mais calculez-le à partir du taux fixe qui est plus élevé. Dans le sens, si votre prêt hypothécaire est, exemple, taux variable à 2,25 %, bien calculez avec… si exemple, ce serait 3,5 ou 4,5 % comme taux fixe, votre paiement serait basé là-dessus. Donc peut-être que ça va vous coûter quelques centaines de dollars de plus mensuellement, mais ça va vous habituer au cas-où que les taux augmenteraient et cet argent-là supplémentaire va se ramasser directement en réduction du prix hypothécaire. Finalement, épargne ou remboursement de dettes. Beaucoup d’épargnants, ils veulent vraiment éviter de devoir de l’argent. Ils aiment mieux rembourser les dettes le plus rapidement possible que, par exemple, cotiser aux REER. Ce n’est pas mauvais en soi. La seule chose, même si l’hypothèque diminue plus rapidement, gardez en tête que ne pas cotiser aux REER, deux gros impacts. Premièrement, on laisse sur la table une importante déduction d’impôts, dans beaucoup de cas. Deuxièmement, c’est que le REER sert souvent comme fond de pension pour les médecins. Donc, on planifie notre retraite. Donc, le plus tard on commence, on manque les meilleures années pour les intérêts composés. Donc, peut-être une bonne décision, ce serait avec une pierre, faire deux coups, ce serait de cotiser aux REER au maximum ou peut-être proche du maximum et prendre le remboursement d’impôt ou l’économie d’impôts et la mettre en paiement sur l’hypothèque. Ça pourrait être très avantageux. Voici ici les rendements des placements sur une période mobile de trois ans en comparaison au taux hypothécaire sur une période mobile de trois ans. Ici, je veux expliquer que parfois, c’est difficile à comprendre, la notion de coût d’opportunité. Donc, afin de pouvoir calculer celui-ci, il faut pouvoir prédire le rendement des placements ainsi que les taux d’emprunt, surtout pour les hypothèques. Dans le contexte présent, le coût d’opportunité, c’est quoi? Eh bien, c’est qu’on mesure les occasions manquées de générer des revenus de placement supérieurs si on compare au taux d’hypothèque. Si on regarde le graphique, on parle de période mobile. Si exemple, je prends 2009, ça inclut 2007, 8 et 9. Si je prends 2012, par exemple, ça inclut 2010, 11 et 12. Donc, c’est sur une période de presque dix ans en prenant les minimums et les maximums et ce qu’on peut voir, c’est que, que ce soit un portefeuille conservateur ou équilibré, les rendements ont été plus élevés que la moyenne des taux hypothécaires. Donc, quand on pense à rembourser l’hypothèque en accéléré ou contribuer aux REER, eh bien, vous voyez, si on fait les deux, on commencer avec le REER et on applique, comme je disais tantôt, la déduction ou l’économique d’impôt en remboursement de dettes, ça pourrait être très avantageux. Quand on regarde ici aussi, c’est que ça implique 2009, 8 et 7, donc comme Jean-Luc expliquait, les marchés, quand ça a vraiment descendu de beaucoup lors de la crise de 2008, ça en tient compte là-dedans également. Règle d’or numéro quatre, soit rechercher l’efficacité fiscale. Si on veut optimiser la valeur nette fiscale, on doit rechercher l’efficacité fiscale. En gros, c’est qu’on entend souvent dire qu’il y a deux certitudes dans la vie : il y a la mort et les impôts. Donc l’impôt, on est comme pris avec, parce que ça a été créé lors de la Première Guerre mondiale, donc il y a plus de cent ans à peu près. C’était censé être temporaire pour financer l’effort de guerre. On voit que c’est devenu pas mal permanent, donc on est pris avec, mais c’est important de bien le planifier. Je ne suis pas là ce soir pour toucher aux différentes déductions ou crédits d’impôt. Ça pourrait faire l’objet presque d’une présentation complète par elle-même. Mais c’est vraiment plus de voir comment on peut réduire l’impact fiscal en faisant une bonne répartition stratégique des placements, rendre des comptes qui sont imposables, ainsi que des comptes qui sont des abris fiscaux, comme le REER ou le CELI. Petit graphique ici, je vais vous le décortiquer assez simplement. Donc si vous prenez en haut à droite, revenu d’intérêt. Si exemple, vous avez des certificats de placements ou comptes d’épargne, obligations, ça vous paie de l’intérêt sur une base annuelle. Donc si c’est imposable, donc ce n’est pas dans un REER ou un CELI, si vous devez payer l’impôt, ce revenu s’ajoute à votre revenu. Le taux que vous voyez de 50 % environ, c’est ce qu’on appelle le taux marginal ou, selon l’expression populaire, c’est vraiment le palier d’impôt. Donc exemple, si vous gagnez 150 000 de revenus par année, bon si vous faites un 1 000 $ de revenus supplémentaires, ce 1 000 $ là va être taxé, exemple, à 50 %. Donc, ceci est une moyenne canadienne qui change de province en province. Dites-vous que c’est à peu près un peu plus que 50 % le taux maximum actuellement. En bas à droite, on voit « gains en capital ». Qu’est-ce qu’un gain en capital? Souvent, c’est le gain qui est basé sur l’appréciation de valeur d’un bien. Un bien, on peut dire que ça peut être une maison, ça peut être un chalet, un duplex, une action, une valeur mobilière, un fond de placement. Donc, en gros, on achète un bien de 100 000 $, on le revend X années plus tard à 200 000. Ça donne un gain de 100 000. La beauté de la loi fiscale dans ce cas-ci, c’est que la moitié du gain n’est pas imposable. Donc, c’est pour ça qu’on voit que le taux d’impôt est la moitié du taux du revenu d’intérêt. Donc au lieu de 50 environ, c’est 25 %. À gauche, on voit « revenu de dividendes pour dividendes déterminés et dividendes non-déterminés ». Je n’irai pas dans la mécanique qui est, somme toute, assez complexe. Juste pour résumer, si exemple, vous avez des actions d’une compagnie à la bourse, exemple l’épicerie Metro, la compagnie de télécom Bell Canada, par exemple, s’ils vous payent des dividendes, la compagnie a déjà payé de l’impôt. Donc, les dividendes que vous recevez, pour être vraiment équitable, ne doivent pas être autant imposés qu’un revenu d’intérêt, par exemple. Donc, c’est ça qu’on appelle un dividende déterminé. Il est imposé à peu près à 35 %. C’est que ça vient d’une compagnie publique ou une compagnie qui a payé un gros taux d’impôts. En bas à gauche, le dernier, c’est le dividende non-déterminé. Ça, ça vient souvent, exemple, d’une compagnie privée, donc une corporation professionnelle, un médecin, ou d’autres professionnels qui peuvent être dentistes, pharmaciens, comptables, avocats. Ces professionnels-là, tout comme les médecins qui s’incorporent, peuvent se sortir des dividendes. Leur compagnie ne paie pas le même taux d’impôt que les grosses compagnies, ils payent un taux réduit. Donc, pour être équitable, quand il se sortent des dividendes, ils vont payer plus d’impôt à titre personnel. Donc vous voyez un peu, avec toutes ces notions, il y a moyen de faire une gymnastique. En gros, si on garde ça simple, on peut dire que pour les comptes enregistrés comme le REER et le CELI, ce serait peut-être bon de mettre les placements qui payent de l’intérêt, donc des revenus fixes, à l’intérieur. Et si vous avez certains placements qui payent des dividendes du gain de capital, pourquoi ne pas les mettre dans des comptes non-enregistrés ou des comptes corporatifs, dans le sens… le compte de placements de votre société professionnelle. Quand je dis ça comme ça, ça semble très simple, mais en réalité, il y a d’autres facteurs et puis c’est un peu plus complexe, mais gardez juste en mémoire que la fiscalité, même si c’est important, il ne faut jamais baser ses décisions de placement seulement sur ce facteur. Pour finir, juste garder en tête que si vous voulez d’autres informations supplémentaires concernant les taux d’impôts, ainsi qu’un sujet qui a relié l’incorporation, sur le site de www.mdm.ca, donc notre site Web, il y a d’autres capsules et webinaires, il y a de très bonnes informations à ce sujet. Jean-Luc.

Jean-Luc Charest : Merci, Salomon, pour la précision pour les dividendes déterminés et non-déterminés. L’explication était brève, mais précise.

Salomon Gamache : Merci, ça fait plaisir.

Jean-Luc Charest : Maintenant, la règle d’or numéro cinq, donc s’assurer de la transparence des frais. C’est un sujet très populaire ces temps-ci. Quand on parle de fonds mutuels, quand on parle de gestion privée, on parle de frais de gestion. Fonds mutuels, on parle de ratios de frais de gestion. Vous allez souvent voir l’abréviation RFG. Donc pour vous donner une idée, le ratio de frais de gestion d’un fond commun de placement au Canada est supérieur à 2 %, donc pour un fond mutuel. Si on parle d’un fond international ou un fond sectoriel, ce ratio de frais de gestion-là peut dépasser les 3 %. Pour vous donner une idée, en moyenne, le ratio de frais de gestion des fonds vendus au Canada était de 2,42 % en 2013. Et je profite de la tribune qui nous est offerte pour vous parler un peu du MRCC2. Vous avez sûrement entendu l’expression ou vu dans les journaux, le MRCC2. Le 2 veut dire le deuxième volet de ce que les autorités canadiennes en valeur mobilière veulent établir. Donc, quand on parle de MRCC2, ce que ça signifie, l’abréviation veut dire Modèle de relation client-conseiller. Donc les événements que l’on va voir dans les prochains mois, je vous dirais, nous, de notre côté et du côté de l’industrie, c’est une plus grande… une transparence dans la présentation des frais. De notre côté à nous avec en janvier, vous allez avoir beaucoup plus de précision quant aux frais de gestion que vous devez payer. Gestion MD est allée au-delà de ce que les autorités canadiennes demandaient. Donc, on va en divulguer plus que ce qui était demandé des autorités. Mais gardez en tête l’abréviation MRCC2, vous allez en entendre parler passablement en 2017. Ici, on parle des frais excessifs et leurs effets. Donc de tableaux, eh bien, on part avec un investissement d’un million. La ligne verte, on parle d’un portefeuille qui a un frais supplémentaire de 1 % et on le compare avec la ligne brune, un portefeuille qui n’a pas de frais supplémentaire de 1 %, donc la ligne verte versus la ligne brune. En bout de ligne, sur vingt ans, le 1 % fait une différence que j’arrondis d’à peu près 273 000 $. Et la dernière ligne en haut et ici, on assume un rendement… ou on prend comme hypothèse un rendement de 4 %. Ce que l’on a fait, on s’est dit OK, prenons le 273 000 $ de différence et ajoutons-le, ajoutons ce frais de 1 % aux investissements que l’on a. Donc, la ligne jaune-orange, ce qu’elle représente, c’est ces frais-là réinvestis que l’on n’a pas payés. Donc, en bout de ligne, la performance est meilleure, c’est sûr et certain. Et on arrive à une différence d’à peu près 390 000 $, donc par rapport au portefeuille qui aurait eu des frais de 1 %. Bien choisir ses solutions de placement. Donc, ici, ce que l’on vous recommande, c’est que l’on vous présente les frais de façon transparente. Les frais de gestions doivent être aussi concurrentiels. Chez MD, je vous dirais que nos frais sont inférieurs de plus de 30 % à ceux des fournisseurs, des différents fournisseurs, des autres fournisseurs de services financiers. Donc, gardez en tête que tout émane de l’association médicale canadienne. Donc, ce sont des médecins, vous êtes tous des médecins et que l’idée, c’est de vous offrir un service à un prix compétitif. Dernier point, des frais de gestion qui décroissent en fonction de l’augmentation de la valeur de l’actif sous gestion. Eh bien ici, ce que l’on entend, c’est un barème d’honoraires dégressif, donc plus les actifs augmentent, moins le pourcentage en termes de gestion va être élevé. Règle d’or numéro six, Salomon, je te laisse la parole.

Salomon Gamache : Si on regarde la règle d’or numéro six, ça, c’est… pour toi, Jean-Luc, je pense que c’est plus dans ton domaine de spécialité, je crois.

Jean-Luc Charest : Ici, si on regarde le tableau, la section suivante, donc ce que l’on… ici, on parle de relation risque-rendement. Donc, sur l’axe des Y, vous avez le rendement et sur l’axe des X, on présente le risque. Ce que l’on voit, bien, le portefeuille C a un certain risque et encore là, un certain rendement. Donc, ce que l’on voit, le portefeuille B, avec le même risque, a un rendement supérieur. Donc en jargon financier, ce que ça veut dire, c’est que le portefeuille B est sur la frontière efficiente. Donc, pour un certain risque, on va chercher le rendement optimal. Ce rendement-là est atteint en ayant une diversification dans le portefeuille. Donc, c’est l’action d’obligations et d’actions qui permettent d’aller atteindre ce rendement optimal avec le risque que l’épargnant ou l’investisseur peut assumer. Portefeuille ciblé, autre élément intéressant. Donc ici, on représente, je vous dirais, différentes étapes de la vie. Parfois, il y a un besoin, il peut y avoir un désir, il peut y avoir un souhait. Et c’est un exemple naturellement. L’ensemble constitue un portefeuille. Si on parle de besoins de retraite, eh bien, ici, on parle d’une tolérance au risque faible, parce que bref, on veut assurer sa retraite. L’horizon temporel que l’on a, l’horizon de temps que l’on a, il est moyen. Alors, si on regarde le désir et l’exemple que l’on donne ici, c’est le chalet familial, bien, notre tolérance au risque est moyenne, parce que notre horizon temporel est court. Donc si on veut procéder à l’acquisition, d’ailleurs, d’un chalet, on veut en profiter, on veut le posséder assez rapidement, d’où l’horizon de temps qui est court. Et le souhait, eh bien, ça peut être l’héritage, l’héritage que l’on veut laisser à nos enfants, que l’on veut laisser à un organisme de charité par exemple. Donc, ici, l’horizon de temps, ultimement, bon ici… la plupart du temps, on va parler d’un décès. Donc au décès, à la succession, donc on a un horizon de temps qui est long, d’où la tolérance au risque élevée. Maintenant, Salomon, je te cède la parole pour établir un plan de placement.

Jean-Luc Charest : Merci, Jean-Luc. Donc règle d’or numéro sept, établir un plan de placement. Donc, un épargnant qui n’a pas de plan se trouve souvent à bâtir son portefeuille à partir de rien. Donc il se concentre sur les placements individuels au lieu que sur l’ensemble du portefeuille. On dit souvent d’un cas comme ça « On regarde trop l’arbre, on a le nez collé dessus et on perd de perspective la forêt tout autour. » Donc parfois, après avoir évalué un fond, on va l’acheter sans toutefois réfléchir à quelle place il va occuper dans la composition globale du portefeuille. Il faut porter attention à chaque placement. Ça peut sembler logique, mais cette démarche-là peut mener l’épargnant à commettre plusieurs erreurs fréquentes. C’est parfois la course aux placements tendance ou à la saveur du mois. C’est presque la cohue comme la course aux cadeaux de Noël. Comme on arrive proche de décembre, c’est à la veille d’être comme ça. Donc quand on parle d’un bon objectif d’épargne, il est mesurable et il est atteignable. Sans placement, comment on peut structurer nos objectifs financiers? Sans objectif bien défini, comment réussir dans sa stratégie de placement à long terme? Jean-Luc, tantôt, pour le point six, tu me l’avais offert, donc je me suis permis, vu que tu sembles généreux, j’ai pris ton graphique sur le cycle psychologique de l’épargnant. C’est correct pour toi?

Jean-Luc Charest : Avec plaisir.

Salomon Gamache : Donc ici, on voit, toujours comme Jean-Luc l’a présenté tantôt, le cycle psychologique de l’épargnant. Il y a une seule certitude, c’est que l’évolution des marchés, c’est cyclique. Ça a toujours été ainsi et il va toujours être comme ça. Pour réussir dans vos placements, vous devez tenir compte de ce facteur lorsque vous établissez votre plan. Quand on parle de placements à risque, c’est vraiment important de définir et de respecter certaines limites. Quand il y a des hausses, ça peut être justifié d’augmenter son exposition aux actifs à risque. Cependant, il faut prévoir des balises et rééquilibrer le tout pour éviter de trop s’éloigner de sa répartition cible. Aussi quand c’est le creux de la vague, c’est tout aussi important de miser sur des actifs qui sont à risque, pour pouvoir profiter de nombreuses occasions de gain quand que le cycle recommence. Pour l’épargnant, un plan sert d’ancrage et l’aide à se concentrer sur les éléments qu’il peut contrôler. Car quand on parle de cycle économique ou bien de cycle boursier, les marchés financiers, l’épargnant, il n’a aucun contrôle là-dessus. Les plus grandes menaces qui pèsent sur le plan, ça relève des comportements de l’épargnant : négliger le rééquilibrage, essayer de battre le marché et faire la chasse et la course au rendement. On voit ici près de 150 ans de rendement ici. On parle du rendement boursier américain, donc de 1872 à 2015. Quand on regarde rapidement, on voit le graphique. Vert pâle, c’est les années de rendement positif; vert foncé, c’est négatif. Ce qui frappe, c’est qu’il y a beaucoup plus d’années positives que négatives. Ça, c’est le premier coup d’œil, c’est ce que ça veut dire. Mais quand on regarde plus en détail les chiffres, on voit qu’il y a près de trois quarts des années, donc à peu près 73 % sont positives, comparativement à 27 % négatives. Quand Jean-Luc parlait tantôt de synchroniser ou timer le marché et tout ça, donc quand c’est pratiquement impossible de le faire, imaginez les rendements qu’on peut laisser sur la table en essayant de jouer au plus fin avec le marché. Gardez en tête, l’épargnant doit s’assurer que les marchés évoluent de façon cyclique, toujours garder ça à l’esprit. C’est irréaliste d’essayer de prévoir le marché et d’essayer d’espérer des rendements stables année après année. Si vous ne tenez pas compte de la nature cyclique des marchés, eh bien, vous risquez fortement de mal évaluer les compétences d’un gestionnaire de placement et de portefeuilles et de tomber dans le piège comportemental de la chasse au rendement. Une des tâches principales du conseil de Gestion MD est de bâtir un plan financier personnalisé en fonction de votre profil de risques et de l’horizon temporel. Et aussi d’en faire le suivi pour finalement l’ajuster selon l’évolution de votre situation et de vos besoins. On voit à l’écran différentes composantes d’un bon plan de placement, tel que des objectifs clairs et mesurables, des balises définies surtout pour le risque, des cibles d’épargne et de dépenses réalistes, des cibles de répartition de l’actif, des stratégies de rééquilibrage bien définies et pour finir, un suivi et une évaluation périodiques. ExO MD est une approche préconisant la collaboration entre des planificateurs financiers et des spécialistes en placement pour tout ce qui touche à la planification financière, aux placements, à l’assurance, aux successions et fiducies, aux services bancaires, ainsi qu’à la constitution en société, donc l’incorporation. La gestion des placements est très importante, mais ce n’est qu’une composante de votre plan financier global. Soyez assuré que votre planificateur financier et gestionnaire de portefeuille collaborera étroitement avec tous vos professionnels et votre équipe d’ExO MD pour garantir l’intégration complète des placements à votre plan global. Jean-Luc et moi, nous voudrions vous remercier d’avoir été présents en grand nombre et d’avoir pris le temps d’assister à cette présentation. Comment tu as trouvé ça, Jean-Luc?

Jean-Luc Charest : Bien, très intéressant. L’aspect fiscal est très bien ressorti.

Salomon Gamache : D'accord. Donc, nous allons maintenant prendre certaines questions. Veuillez les inscrire dans la case des questions et réponses et nous les soumettre. Si vous éprouvez certaines difficultés et que vous ne parvenez pas à nous rejoindre en utilisant la case « questions et réponses », faites-nous-les parvenir par courriel à mdwebinars, M-D-W-E-B-I-N-A-R-S, @cma.ca. Pour finir, une fois la session terminée, nous allons vous acheminer un lien pour l’enregistrement par courriel. Donc, nous attendons la période de questions.

Jean-Luc Charest : Oui, Salomon, il y en a une qui se présente à l’instant. Un commentaire sur les élections américaines, naturellement.

Salomon Gamache : Évidemment. Il fallait s’en attendre.

Jean-Luc Charest : L’élection de M. Trump, naturellement, en a surpris beaucoup, plusieurs. Un commentaire sur notre positionnement du côté des actions américaines, du côté de la gestion privée. Je jette un peu de lumière à tout ça. Du côté de la gestion privée, pour le portefeuille d’actions américaines, on a quatre gestionnaires. Donc notre modus operandi est un peu comme vous, les médecins : on va chercher des spécialistes. Donc on a quatre gestionnaires en actions américaines. Chacun dans le portefeuille a une mission précise. Un va avoir la mission de s’occuper des actions de croissance américaines. L’autre va s’occuper des actions de valeur américaines. Actions de valeur, ici, on parle… quand on parle de valeur, valorisation en finance, on parle de bons ratios financiers, donc des compagnies solides. Bref, avant l’élection, notre positionnement était assez simple dans l’ensemble du portefeuille. Je vous dirais qu’on était un peu plus défensif, on avait 6 % du portefeuille liquide. Et du côté des secteurs dans lesquels on était investis, on était beaucoup investis dans le secteur de biens de consommation courants. Et on était aussi également investis dans le secteur de biens… assez bien investis également dans le secteur de biens de consommation durables. Donc bref, biens de consommation, une position défensive, les gens ont besoin de… si on parle de biens de consommation durables, les gens ont besoin d’un réfrigérateur, ont besoin de remplacer certains articles qui sont nécessaires tous les jours. Biens de consommation courants, bien, c’est un peu la même chose. Donc, défensif à cet égard-là. On avait également des compagnies du côté de la technologie, donc je parle… où on a encore du côté de la technologie, Microsoft était là. Donc bref, on s’est positionnés en conséquence, mais le momentum du côté des marchés boursiers américains est toujours là et on verra ce que l’avenir nous réserve avec M. Trump. Mais habituellement, un gouvernement républicain est favorable aux marchés boursiers, mais M. Trump ajoute un élément d’incertitude et je pourrais dire de volatilité sur l’ensemble des marchés.

Salomon Gamache : Merci beaucoup, Jean-Luc. C’était très clair et très complet comme exposé. Là, je pense qu’il y en a quelques-uns qui se sont dé-gênés. On a beaucoup de questions qui sont entrées. Donc, je vais en prendre une ici. Parce que c’est une question qu’on se fait poser assez régulièrement : En général, est-ce mieux de verser l’argent dans un CELI ou un REER et est-ce que le CELI devrait être investi de manière audacieuse? Ça, c’est une très bonne question. Parce que le CELI, prenez à la base, de la manière que ça a été publicisé lors de la création en 2009, le mot le dit, c’est CELI : compte d’épargne libre d’impôt. Les deux premiers mots : compte d’épargne. Moi, quand j’entends « compte d’épargne », ça veut dire quoi? Compte à court terme. Beaucoup d’investisseurs ont utilisé, même utilisent toujours le CELI actuellement comme un compte d’épargne à court terme qui va servir pour les vacances, les rénovations de la maison, projet X, projet Y. Donc qu’est-ce qui arrive dans un cas comme ça, c’est qu’il faut toujours respecter l’horizon de temps quand on parle de placements. Si c’est pour, exemple, deux ans et moins, très conservateur. Ce qui veut dire pas d’exposition aux marchés boursiers. On met ça comme dans un genre de compte d’épargne. Gardez en tête que le CELI, le mot le dit, c’est libre d’impôt, donc l’avantage principal, c’est que l’argent à l’intérieur, le rendement potentiel va être libre d’impôt. Donc si exemple, on a 30 000 $ dans un CELI qui, après cinq ans, est rendu à 50 000, le 20 000 de gains est sans impôts. On peut le retirer directement. Donc, si on garde en tête que oui, c’est pour le court terme, compte d’épargne, ça veut dire que le CELI va être investi à 1 % pendant plusieurs années. Ce n’est peut-être pas la meilleure manière de l’utiliser. Donc il faut penser avec l’optique globale de nos placements. Un REER, souvent, on pense à quoi, le REER? Régime d’épargne et retraite. Donc, retraite. Très long terme, dans 20, 25, 30 ans. Surtout quand on est au début de la carrière. Bien, pour certains et puis pour plusieurs, si vraiment, le CELI, il y a de l’espace à l’intérieur pour y cotiser et puis pour y investir, on peut avoir la même stratégie que le REER et le garder pour la retraite. Donc, oui, on peut aller de manière audacieuse parfois avec un CELI. Juste garder en mémoire que si vraiment il va servir d’ici un an ou deux, il faut le conserver de manière très sécuritaire.

Jean-Luc Charest : Il y a une question sur les fonds indiciels. Naturellement, je n’ai rien avec moi présentement. Je vous dirais… mon commentaire au niveau des fonds indiciels, du côté de la gestion privée, on en utilise et on en utilise plus particulièrement dans la portion de ce que l’on appelle les placements non traditionnels. Donc en 2013, on a lancé deux fonds et ces fonds-là voulaient ajouter une diversification à nos investissements sur les marchés boursiers et sur les marchés obligataires. Mon commentaire pour les fonds indiciels se voudra général. Ce qui est important, c’est de partir avec une stratégie de placement, exemple d’avoir un intervalle de… je vous dirais, un intervalle de gestion, exemple pour les actions, pour que vous respectiez votre tolérance au risque. Donc, si votre tolérance au risque est moyenne, bien, peut-être qu’une pondération en actions entre 40 et 70 % devrait être visée. Ce qui est important de faire, c’est de faire la gestion de ces fonds indiciels-là. Bref, si un a une très bonne performance et que vous en avez passablement et que vous dépassez, exemple, le 70 % d’actions que vous vous étiez fixé, eh bien, ça serait important de rééquilibrer le portefeuille à ce moment-là.

Salomon Gamache : Une autre question ici intéressante. On demande à quelle fréquence on devrait réexaminer le plan de placement ainsi que le plan de retraite, tant avant qu’après la retraite. Donc, là, il y a comme deux phases dans la question, mais en gros, on peut y répondre quand même dans un tout. C’est que souvent, bien, tant le plan de placement que le plan de retraite, on fait la révision très souvent en même temps. Ça ne veut pas dire qu’on met autant d’emphase dans l’un que dans l’autre, tout dépendant à quelle étape que l’épargnant est rendu dans sa carrière. Mais souvent, le plan de placement, la révision de placement devrait se faire une fois par année. Donc, ils ont des normes de conformité. Mais si je mets ça de côté, c’est vraiment si on veut avoir une bonne relation avec nos clients, eh bien, il faut quand même revoir les placements au minimum une fois par année, surtout quand il y a des bonnes périodes de volatilité, mais aussi quand il y a des changements significatifs dans la carrière. Je donne un exemple : si j’ai un médecin résident ou en fellow, ou en R5, R6, tout dépendant, vraiment à la fin de son parcours, gagne un revenu X et que là, il « transitionne » six mois après en début de pratique avec un revenu peut-être deux à trois fois plus élevé, même si on est peut-être pas dus pour une rencontre pour la revue des placements, est-ce qu’on s’entend que c’est un changement significatif? Donc en gros, il faut vraiment prendre le temps de s’asseoir, aussitôt qu’il y a un changement important, au minimum une fois par année. Puis quand je dis changement important, ça peut être changement de carrière, de poste, donc de rémunération, un gros événement comme l’achat d’une maison, un décès dans la famille, un mariage, une naissance d’un enfant, ou carrément la transition à la retraite. C’est très important de vraiment s’asseoir ensemble et puis revoir le tout : le plan de placement, mais aussi le plan de retraite en même temps si possible. Est-ce que toi, Jean-Luc, il y avait une question qui t’intéressait là-dedans ou?

Jean-Luc Charest : Est-ce qu’on a encore le temps pour une question?

Salomon Gamache : Je crois que oui.

Jean-Luc Charest : Donc, il y en a une à propos d’avoir un rendement plus élevé avec un risque égal. Donc pour vous donner un exemple, ce que l’on a fait, je reviens à ce que je disais au niveau de la gestion privée et l’ajout de fonds de placements non traditionnels dans nos portefeuilles en 2013, l’ajout de deux fonds. Eh bien, ce que ça a fait, ces fonds-là, c’est qu’on peut les classifier avec un risque similaire au marché boursier, donc on a diminué pour une stratégie X que l’on faisait, on diminuait la pondération en actions pour, à toutes fins pratiques, faire de l’espace pour les deux fonds, nos deux placements non traditionnels. Et ce que ça donnait comme effet dans notre portefeuille et on a fait ce que l’on appelle mathématiquement du backtesting, on a fait des simulations, ce que ça a donné, c’est que à risque égal, on augmentait l’espérance de rendement. Donc pour revenir à la question, je pense que ça fait référence à la frontière efficace. L’idée, c’est d’avoir une combinaison d’actions, d’obligations et d’autres produits qui peuvent être des placements non traditionnels qui vont faire en sorte qu’on va aller chercher… pour un certain risque, on va aller chercher le rendement maximal. Donc mathématiquement, il y a une façon de le faire. Mais je vous dirais que ce qui amène ce rendement optimal-là, c’est la diversification.

Salomon Gamache : Bon, bien, merci beaucoup, Jean-Luc, pour ces explications. Et merci beaucoup pour la présentation. C’était un plaisir de faire ça avec toi.

Jean-Luc Charest : De même.

Salomon Gamache : Donc merci à tout le monde pour avoir été présent live donc pour ce webinaire et à la prochaine.

Jean-Luc Charest : Merci beaucoup. Au revoir, bonne fin de soirée.

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