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Transcription

JM de Beaumont : Mesdames, messieurs, bienvenue au webinaire « Notions de base sur les obligations ». Je me présente : Jean-Marc de Beaumont. Je suis conseiller financier principal chez Gestion MD. À titre de coanimateur et d’expert contenu, je vous présente Jean-François Bordeleau. Jean-François est directeur senior avec notre société de placement Gestion financière MD.

JF Bordeleau : Merci, Jean-Marc et bonjour à tous.

JM de Beaumont : Donc, bonjour, Jean-François. Au programme : les obligations. En quoi ça consiste? Nous vous présenterons le Fonds d’obligations MD; les cours et le rendement; dans le contexte des taux d’intérêt actuels, devrait-on encore réserver une place aux obligations dans nos portefeuilles; quels sont les types d’obligations; quelles sont les stratégies de placement obligataire.

En 1969, MD a été créée avec comme mandat d’offrir des services financiers aux médecins ainsi qu’à leurs membres de famille. Quarante-cinq ans plus tard, nous sommes toujours fidèles à cette mission et c’est ce qui fait que les médecins canadiens nous accordent leur confiance en étant leur premier choix en termes de société de gestion du patrimoine. Nous gérons plus de 40 milliards d’actifs et notre firme Conseils en placement privés est la plus importante société de conseils privés au Canada n’appartenant pas à une banque.

Aujourd’hui, il sera question de notions de base sur les obligations. Les obligations et les taux d’intérêt ont beaucoup fait les manchettes au cours des derniers mois. Les taux d’intérêt ont connu une baisse prolongée, mais à l’heure actuelle, on s’attend plutôt à une hausse.

Jean-François, voudrais-tu nous mettre à jour à ce sujet?

JF Bordeleau : Bien, écoute, Jean-Marc, c’est certain que si on regarde les nouvelles récentes, ce qui s’est passé le plus récemment, c’est au Canada. Donc, au début juillet, la Banque du Canada a augmenté ses taux d’intérêt. Un peu une surprise, ça a vraiment surpris le marché. Il y a des rumeurs qu’il pourrait y avoir une seconde hausse d’ici la fin de l’année si l’économie canadienne continue à bien performer. Le Canada n’a pas commencé le bal. Ça a vraiment commencé aux États-Unis un petit peu plus tôt cette année, donc la Réserve fédérale aux États-Unis, qui est la banque centrale là-bas, pourrait également avoir une politique où les taux pourraient augmenter. L’économie américaine a quand même très, très bien fait. Donc, règle générale, quand les taux augmentent, ça veut dire que le cours des obligations, le prix des obligations, diminue et ça, je pense que c’est un petit peu ce qui fait peur à court terme aux investisseurs à revenu fixe. Donc, j’espère que la présentation d’aujourd’hui va un petit peu aider à mettre les pendules à l’heure pour comprendre les différentes relations entre taux d’intérêt et revenu fixe.

JM de Beaumont : Et les rassurer, certainement.

JF Bordeleau : Et les rassurer, oui.

JM de Beaumont : OK. Comme premier thème : qu’est-ce qu’une obligation? Tout le monde parle de placements en actions et en obligations. On ne cesse de répéter qu’il faut diversifier son portefeuille. Dans ce webinaire, nous expliquerons ce que sont les obligations et quel rôle elles jouent dans votre portefeuille d’investissement. En période de baisse des marchés, les obligations préservent le capital, donc nous démontrerons la complémentarité des actions et des obligations. Enfin, nous examinerons l’effet des taux d’intérêt sur la valeur des obligations.

Jean-François, pourrais-tu nous dire quelques mots sur ces grandes catégories d’actifs qui composent nos portefeuilles d’investissement?

JF Bordeleau : Oui, Jean-Marc. Je vais commencer un petit peu par les actions, puis ce que je vais faire, c’est vraiment comparer les deux, peut-être pour expliquer la différence entre les actions et les titres à revenu fixe ou les obligations.

Les actions, on en parle beaucoup dans les médias. C’est quelque chose qu’on connaît un petit peu mieux. L’action représente vraiment la détention. Quelqu’un qui a une action est propriétaire en partie de l’entreprise. Donc, si j’ai 100 actions, je détiens 100 parts dans l’entreprise, ce qui va m’amener à participer au profit quand les choses vont bien, mais également aux pertes si les choses ne vont pas très bien. Donc, les actions peuvent monter beaucoup, ça peut être très excitant, mais quand les choses vont mal, on est un petit peu moins excité.

Par opposition aux titres à revenu fixe, on va prendre les obligations comme une sorte de titre à revenu fixe, les obligations vont nous payer un taux d’intérêt qui est fixé à l’avance, donc un petit peu comme la banque pour l’entreprise quand qu’on détient une obligation. Donc, la compagnie va dire : « Moi, j’aimerais ça emprunter dans le marché, sauf que je veux fixer les termes, donc je veux que les gens me prêtent de l’argent à 3 % que je vais payer par année au cours des 20 prochaines années. » Moi, comme investisseur, je dis : « Oui, c’est quelque chose que je pense qui est une bonne récompense. » J’achète l’obligation, donc la compagnie me doit de l’argent, à maturité de l’obligation, elle doit me remettre mon argent. Sauf que si la compagnie fait un milliard de profit, je vais encore recevoir mon 3 % d’intérêt, puis si la compagnie perd un milliard par année, à moins qu’elle fasse faillite, je vais encore recevoir mon 3 % par année. Donc, dans cette optique-là, un titre à revenu fixe ou une obligation est plus sécuritaire, plusieurs disent peut-être un petit peu moins excitante, qu’une action.

Ce qui nous amène à la dernière catégorie, puis je ne passerai pas beaucoup de temps là-dessus, mais ce qu’on appelle les trésoreries ou les liquidités ou en bon anglais, le cash. Dans le fond, les liquidités sont une variante des titres à revenu fixe. La grande différence entre une obligation et ce qu’on va appeler un élément de trésorerie, c’est que c’est souvent des instruments qui sont à très court terme, 30, 60, 90 jours, ce qui explique qu’il y a beaucoup moins de risque avec les instruments de trésorerie, règle générale. Et sur la diapo suivante justement, on voit la relation risque-rendement entre actions, titres à revenu fixe et la trésorerie.

Donc, Jean-Marc, tu parlais un petit peu tantôt des taux d’intérêt. J’ai parlé un petit peu du récent, le fait que la Banque du Canada a commencé à augmenter ses taux. J’aimerais peut-être, si tu pouvais nous parler un petit peu de l’historique, justement, peut-être, des titres obligataires au cours des dernières années.

JM de Beaumont : Certainement. Et cette diapo-ci, c’est une que j’aime bien utiliser dans mes rencontres avec mes investisseurs. Actuellement, les taux d’intérêt sont à des niveaux historiquement bas. On constate sur le graphique que les taux d’intérêt ont baissé constamment depuis leurs sommets en 1980. Comme je disais que les taux sont historiquement bas, il peut se passer deux choses dans le fin fond. Soit que les taux demeureront stables, soit qu’ils commenceront tôt ou tard à remonter. Donc, nous examinerons les effets des fluctuations des taux d’intérêt sur les placements obligataires plus tard dans ce webinaire. Nous pouvons immédiatement dire que cette baisse des taux d’intérêt fut une situation avantageuse pour les rendements obligataires.

Si on se fiait à la section affaires des journaux, on pourrait croire que le marché des actions est le seul qui compte et que les obligations ne sont qu’un à côté. Qu’en est-il dans les faits, Jean-François?

JF Bordeleau : Écoute, Jean-Marc, c’est une bonne réflexion, puis tu as tout à fait raison. On ouvre soit La Presse Affaires, qu’on ouvre le Globe and Mail en anglais, peu importe la publication d’affaires qu’on lit, on voit : une action a augmenté de 5 %, une action a diminué de 10 %. C’est beaucoup focussé sur les actions, parce que comme je disais tantôt, les actions, c’est excitant, c’est vendeur. Je veux dire, on va dire le journal si on voit qu’il y a des grands changements, mais de dire : oh, une obligation qui fait du 3 %, une obligation a perdu un petit de valeur aujourd’hui parce que le taux directeur a augmenté, c’est un peu moins vendeur qu’au niveau des actions. L’autre chose, c’est que si je suis un gouvernement, par exemple je suis le gouvernement du Canada, je n’émettrai pas des actions pour financer mon économie, je vais émettre des obligations. Si je suis le gouvernement de l’Ontario, la même chose, je n’émettrai pas des actions, je vais émettre des obligations. Donc le marché obligataire non seulement représente le monde des sociétés qui va être commun au marché des actions et au marché des obligations, mais le marché gouvernemental à travers le monde est principalement sinon exclusivement dans le domaine obligataire. Donc, ce que les gens ne réalisent pas, c’est que le marché obligataire en termes de taille n’est pas loin du double de la taille du marché des actions. Donc, très, très important, un élément fondamental d’un marché financier en santé.

Peut-être l’autre chose que j’aimerais faire pendant qu’on continue un petit peu à parler d’obligations, Jean-Marc, c’est juste démystifier certains termes. Du jargon, déjà, j’en ai utilisé dans la présentation, donc on va en utiliser encore un petit peu dans le reste de la présentation, donc j’aimerais ça démystifier certains termes que toi ou moi, on va peut-être utiliser dans la présentation d’aujourd’hui.

Un des termes qu’on fait souvent référence, c’est ce qu’on appelle la valeur nominale. Donc, si tu achètes une obligation qui vaut 100 000 $, si je l’achète aujourd’hui, qu’elle est toute neuve, elle vient d’être émise, je vais l’acheter à 100 000 $ et à maturité, à échéance, je vais recevoir ce 100 000 $-là. Si la compagnie ne fait pas faillite, c’est comme garanti, entre guillemets. Donc, c’est ça qu’on appelle une valeur nominale. L’autre terme qui est associé à ça, c’est ce qu’on va appeler le taux d’intérêt ou, puis ça, c’est vraiment du jargon jargon, le coupon. On recule, je veux dire, peut-être au moins une dizaine d’années en arrière ou une quinzaine d’années, peut-être encore un peu plus, les obligations, c’était des certificats papier où il y avait des petits coupons attachés qu’on prenait et qu’on amenait à la banque pour se faire payer le montant d’intérêt que la société ou le gouvernement nous devait, d’où le terme « coupon ». Le terme « coupon » veut vraiment dire le taux d’intérêt qui nous est dû sur cette obligation-là. Donc, ce sont deux termes de base : la valeur nominale qui est la valeur que je vais avoir à échéance et le coupon qui est le taux d’intérêt que je vais recevoir.

L’autre terme que j’ai mentionné, bien, justement, c’est l’échéance, la maturité. Toute obligation va avoir une date d’échéance, donc ça va être dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, mais souvent, ça va être vendu genre : 15 avril 2025. C’est la date d’échéance, c’est la date que je vais recevoir mon argent. Et un autre concept qui est très important en obligation, qui va avoir un très, très gros impact sur ce fameux coupon-là ou paiement d’intérêt, c’est la notation de l’obligation. En anglais, on parle du terme « credit rating ». Donc, il y a des compagnies, comme Moody’s par exemple, qui vont émettre des cotes. Le gouvernement du Canada, par exemple, va avoir une cote triple A, qui veut dire que c’est du très, très bon crédit. Et règle générale, les gouvernements souverains à travers le monde ont parmi les meilleurs crédits. Il y a certains pays qui sont un petit peu plus faibles, mais règle générale, les pays sont relativement solides. Mais quand on va tomber dans des sociétés, on va avoir des cotes qui vont être un petit peu différentes. On va peut-être parler des fois de B, double B, triple B, des A plus, des A moins. Donc, quand vous voyez ces lettres-là avec des plus, des moins ou plusieurs fois la même lettre, c’est souvent ce qu’on fait référence à la notation ou le rating, si j’utilise du bon anglais.

Ce qui nous amène à un sous-type d’obligation, quand cette fameuse notation-là va être en bas d’un certain niveau. On va parler d’obligations à rendement élevé. Encore là, un terme des fois que vous avez peut-être entendu dans La Presse quand des fois, on parle de high yield ou un petit peu plus péjoratif, des junk bonds. Ça fait partie un petit peu de la même catégorie, puis je vais être très, très clair : ce n’est pas parce qu’une obligation est à rendement élevé que, entre guillemets, c’est du junk. Ça peut être quand même une qualité très acceptable, tout en donnant un rendement, justement, adéquat pour le risque additionnel.

JM de Beaumont : Parfait. Donc, avec ces notions puis ces concepts-là, nous avons répondu à la question : qu’est-ce qu’une obligation? Maintenant, deuxième thème : Coup d’œil sur les fonds d’obligations. Si vous investissez avec moi, il est fort probable que votre portefeuille contienne au moins quelques titres à revenu fixe comme des obligations. MD investit dans des obligations autant pour ses fonds collectifs de Conseils en placement privés que pour ses fonds communs. Voici la page Web du Fonds d’obligations MD. Ce fonds investit dans des centaines de titres à revenu fixe pour le compte de milliers d’investisseurs au Canada.

Vous remarquerez, selon le passage souligné en rouge, que le fonds présente un risque faible à moyen. Pour nous, ça veut dire que nous ne prévoyons pas d’importante variation de sa valeur d’un mois à l’autre. Vous pouvez détenir le Fonds d’obligations individuellement ou par l’intermédiaire des Portefeuilles Précision. À la section « objectif du placement », vous constaterez que celui-ci investit dans les obligations canadiennes ainsi que dans les titres étrangers. Si vous consultez le rapport mensuel, vous verrez que l’actif sous gestion du fonds s’élève à près d’un milliard de dollars, ce qui est considérable. Il s’agit d’un placement obligataire que MD propose fréquemment à ses clients. Plus loin, nous vous présenterons des stratégies de placement obligataire et quelques autres produits de notre gamme de placements obligataires.

Selon ce que nous avons vu jusqu’ici, nous pouvons affirmer que le Fonds d’obligations MD est un placement de base diversifié en obligations canadiennes. Nous nous pencherons sur d’autres options de placements obligataires et ce qui les distingue plus ou moins dans ce webinaire. Cette diapositive met fin à la deuxième section : Coup d’œil sur le Fonds d’obligations MD.

Troisième thème : Cours et rendement. Jean-François, parle-nous des notions ou concept cours et rendements.

JF Bordeleau : Merci, Jean-Marc. Je sais qu’on nomme ce séminaire-là « notions de base ». Cours et rendement, c’est là où ça commence à se corser un petit peu plus. On commence à rentrer dans des concepts de corrélation de hausse et de baisse, donc on va essayer d’expliquer ça quand même de façon agréable et simple. Et je vais focusser, pour la diapo qui est en face de vous, sur le côté droit de cette diapo-là qui dit : « Si les taux d’intérêt augmentent… » Et la raison pour laquelle je veux prendre cet exemple-là, c’est que c’est la situation la plus probable à laquelle on fait face présentement.

Donc, supposons que la Banque du Canada, dans trois mois, dit : « Oui, après considération, on augmente les taux d’intérêt au Canada, donc notre taux directeur de 25 points de base ». Et on va assumer ici que le marché au complet suit et que toutes les obligations, le marché obligataire, tout augmente de 25 points de base. Bien, ce que ça fait, c’est que moi, si j’ai une obligation vraiment qui me paye du 3 %, les taux d’intérêt viennent d’augmenter, donc un nouvel émetteur arrive, il dit : « Bien, ah, les taux d’intérêt ont augmenté. Moi, il faut que je paye 3,25. » Donc là, moi, tout d’un coup, mon obligation qui me donne juste du 3 % est un peu moins intéressante, parce que je pourrais la vendre, puis aller me chercher quelque chose qui me donne du 3,25.

Donc, ce que le marché fait, c’est qu’il y a un mécanisme d’ajustement. Pour garder cette obligation-là intéressante pour un nouvel acheteur, il faut que le prix diminue pour que mon rendement à échéance soit équivalent à cette nouvelle obligation-là qui vient d’être émise sur le marché. Donc, pour conserver un peu un équilibre, le prix vient un petit peu contrebalancer le mouvement du taux d’intérêt qui se passe dans les marchés. Donc, je pense que c’est très bien illustré ici où est-ce qu’on voit, justement, le petit pendule ou la petite balançoire. Les taux d’intérêt augmentent, le cours, ce qu’on appelle le prix, va diminuer. Mais le rendement, ce qu’on appelle en anglais le yield, va augmenter pour maintenir le tout en équilibre. Donc, ça fait plusieurs choses à considérer quand on regarde toutes ces choses-là ensemble.

JM de Beaumont : Donc, comme grandes lignes, on retient, Jean-François, que le cours varie de façon inversement proportionnelle à la variation des taux d’intérêt?

JF Bordeleau : C’est très éloquent, Jean-Marc, de le mettre de cette manière-là. Je pense que c’est un très bon résumé.

L’autre concept qui est très important… Bon, tantôt, je dis les taux augmentent, le prix descend. OK, c’est beau. Mais est-ce que toutes les obligations vont réagir de la même manière? Et, le concept de la durée et qu’il ne faut pas confondre avec le terme « échéance » ou le terme « à maturité », c’est deux concepts qui sont proches, mais ce n’est pas des synonymes à 100 %. Mais règle générale, plus qu’une obligation est longue, plus qu’elle a une durée longue, plus qu’elle va être sensible à cette augmentation des taux d’intérêt-là. Plus qu’elle est courte, parce que je peux la remplacer beaucoup plus rapidement, moins qu’elle va être sensible à cette hausse de taux d’intérêt-là. Donc, le concept de durée et le concept complémentaire d’échéance ont quand même une influence directe, une corrélation directe avec la sensibilité de ces hausses ou baisses de taux d’intérêt-là.

JM de Beaumont : Donc, dans le fond, si je suis un investisseur conservateur, mon conseiller financier prendra en considération l’échéance des obligations ou le fonds aura ce mandat-là de regarder les échéances.

JF Bordeleau : Exactement. Un gestionnaire actif, en période de hausse de taux d’intérêt, va souvent, ce qu’on va dire, raccourcir la durée du fonds pour minimiser la volatilité. Ce n’est pas 100 % vrai, mais dans la plupart des cas, c’est une technique qui est appliquée par les gestionnaires ou les conseillers, justement, financiers quand qu’on gère des obligations plus individuelles.

Quand je regarde la dernière diapo de cette section-là, on parlait tantôt de quelque chose que je vais définir un petit peu en anglais : geeky. Ça, c’est vraiment le summum de ce côté-là, mais je pense que ça explique bien un petit peu comment une hausse de taux d’intérêt n’est pas nécessairement catastrophique à moyen et long terme. À court terme, oui, c’est vrai : les taux augmentent, le cours ou le prix de l’obligation diminue. Donc, si on a un fonds d’obligations, on va voir ce fonds d’obligations là, la valeur diminuer. Sauf que le gestionnaire va dire : « Oh, bien, maintenant, je pourrais avoir des obligations qui payent plus, qui ont un meilleur coupon, qui ont un meilleur taux d’intérêt. » Donc, je vais passablement remplacer certaines de ces obligations-là par des nouvelles obligations qui payent plus en termes de coupons, en termes d’intérêt. Ce revenu-là va venir un petit peu amoindrir, si on veut, la perte avec le temps, ce qui fait que si on prend la chute, le fait que les intérêts augmentent progressivement, en théorie, la perte ne devrait pas être là très, très, très longtemps.

Si je regarde historiquement, on va dire au cours d’à peu près les 40 à 50 dernières années, le marché obligataire, on regarde les obligations à peu près à plus court terme, on regarde à peu près les obligations d’un à cinq ans, la plus longue perte a duré à peu près six mois et ça a pris à peu près six mois pour récupérer cette perte-là sur papier. Donc, quand je regarde les obligations à plus long terme, on parle d’à peu près un an et demi du haut au bas pour revenir à la case de départ, donc historiquement, c’est rare que ça dure très, très longtemps, qu’on va avoir deux années négatives, et une […] qui sera négative. Donc, ce n’est pas pour dire : « Il n’y en a pas de problème, soyez rassuré. » Mais je pense que d’un certain côté, il faut se rappeler que le gestionnaire, un bon gestionnaire peut aller chercher ces obligations-là à plus haut taux d’intérêt qui va venir compenser avec le temps.

JM de Beaumont : Excellent. Merci. Quatrième thème : Les obligations, encore et toujours… pourquoi? Le portefeuille de la plupart des épargnants canadiens se compose d’une combinaison de fonds communs de placement, de titres individuels, c’est-à-dire des actions, ou de portefeuilles de fonds qui regroupent à la fois des actions, obligations et des titres type trésorerie. Bref, la plupart des épargnants canadiens détiennent des obligations. Passons maintenant au rôle des obligations dans une stratégie de placement globale.

Les conseillers MD insistent beaucoup quant à l’importance de détenir des obligations et des actions. Ce graphique en fait la démonstration. Dans cet exemple illustrant le cours des actions et des obligations canadiennes, j’attire votre attention sur les sections encerclées. Elles représentent des périodes d’inquiétude pour les porteurs d’actions. Les actions, représentées par la ligne verte, ont fortement chuté en 2008, 2009 et encore en 2011. Certains épargnants étaient portés à vendre leurs actions au moment où le pessimisme était à son comble. Les obligations, elles, représentées par la ligne orange, ont continué leur petit bonhomme de chemin.

Que se passerait-il si on avait un portefeuille composé d’actions et d’obligations à parts égales? Les épargnants dont le portefeuille est équilibré, c’est représenté par la ligne grise, verraient leur rendement se situer quelque part entre les deux lignes du graphique. Autrement dit, leur portefeuille ne subirait pas de fluctuations aussi prononcées qu’un portefeuille composé uniquement d’actions.

Si nous étions menés uniquement par la raison, nous parierions sur un portefeuille ne contenant que des actions et nous les détiendrions pendant au moins dix ans. Cela dit, la plupart des gens ont des regrets ou des émotions et la volatilité des marchés les poussent à tenter d’anticiper le marché. Ils vivent ce que j’appelle le « W des émotions ». Globalement, ces tentatives d’anticipation de marché nuisent au rendement.

JF Bordeleau : Jean-Marc, j’ai une petite question pour toi avant qu’on passe à plus de détails là-dessus. Justement, tu parles de la gestion des émotions. Dans la pratique, est-ce que tu vois que, justement, c’est un outil qui est très utile, est-ce que tu vois que justement, les investisseurs ont tendance à plus rester dans leur portefeuille quand ils ont quelque chose d’un peu plus équilibré, versus quelque chose de peut-être un petit peu trop risqué ou c’est quelque chose dans ta pratique que tu vois qui s’applique moins?

JM de Beaumont : Définitivement, la répartition du portefeuille puis l’expérience en termes d’investisseur va influencer sur le comportement des investisseurs, puis on va en voir. Malheureusement, tout le monde veut profiter de la hausse de marchés. Ou en fait, je dis « malheureusement »… Tout le monde est heureux lorsque la hausse des marchés se présente, mais malheureusement, quand les marchés reculent, c’est là qu’on voit réellement le profil d’investisseur sortir, puis qu’on voit certains investisseurs vouloir déroger de leur plan.

Puis ça, ça nous amène à regarder la prochaine diapositive sur laquelle on voit différents rendements. Puis pourquoi est-il si important de réduire la volatilité? Bien, en fait, une fois de plus, le graphique, on parle de rendements obtenus par l’épargnant américain moyen et le rendement d’indice représentant différentes catégories d’actifs. Donc, l’épargnant moyen qui a accès à des produits gérés activement, c’est-à-dire des fonds de placement, entre autres, ou à la gestion discrétionnaire, mais parlons des actions des fonds de placement, puis à d’autres types de renseignements, a obtenu un rendement moyen au cours des années de 2,5 % aux États-Unis. Ça, sur une période de 20 ans. Ce rendement-là est inférieur à celui de toutes les autres catégories représentées dans le graphique. Selon la société DALBAR qui a effectué l’étude, ce phénomène s’explique par deux éléments entre autres : les frais, les taxes, puis le piège des comportements et la tentative maladroite d’anticiper le marcher.

Donc, on a beau marteler le message qu’émotions et placements ne font pas bon ménage, les épargnants tentent à modifier la composition de leur portefeuille lorsque la valeur pique du nez. En gros, un tel comportement ne fait qu’empirer les choses. Les obligations contribuent à stabiliser la valeur du portefeuille, ce qui les rend avantageuses. En conséquence, peu importe où vous vous situez dans le cycle de placement, détenir une certaine proportion d’obligations en vaut réellement la peine.

Dans ma pratique, je présente souvent l’analogie d’une équipe sportive comme une équipe de soccer ou de hockey par rapport à un portefeuille d’investissement. Pour moi, les joueurs offensifs correspondent aux actions, les joueurs défensifs aux obligations. Il s’agit de trouver la pondération qui convient à chaque investisseur. Puis, on reconnaît aussi que dans ces deux sports-là, on n’aura jamais une équipe composée exclusivement de joueurs défensifs ou exclusivement de joueurs offensifs pour gagner des championnats. Donc, une combinaison est adéquat à ce moment-là.

Jusqu’à maintenant, nous avons traité de la nature des obligations et de la négociation de ces titres sur les marchés secondaires. Nous avons vu que la valeur varie au gré des fluctuations des taux d’intérêt. Nous avons aussi établi que le marché obligataire est énorme, plus gros que le marché des actions. Enfin, vous avez pu constater que les obligations contribuent à réduire la volatilité dans un portefeuille composé d’actions et d’obligations. Dans l’ensemble, les obligations sont utiles à plusieurs égards.

Voici maintenant un résumé du rôle qu’elles jouent dans un portefeuille. Parce qu’elles occupent un rang supérieur à celui des actions dans la structure du capital d’une entreprise, les obligations peuvent protéger le capital durant le ralentissement de l’économie. Le versement régulier des coupons, c’est-à-dire les intérêts, fait des obligations une source de revenu de retraite classique. Enfin, ce type de titres peut prendre de la valeur, ce qui se traduit par une appréciation du capital.

Cinquième thème : Les types d’obligations. Passons maintenant à ces types d’obligations. Jean-François, nous présenterais-tu les divers types d’obligations?

JF Bordeleau : Ça fait plaisir, Jean-Marc. J’ai déjà mentionné certains des titres, donc je pense qu’encore là, ça va être un bon retour sur certains des concepts qu’on a présentés un petit peu auparavant et apporté un petit peu plus de précisions. Donc, le type le plus sécuritaire, puis je l’avais mentionné plus tôt, on va parler des obligations d’État. Des fois, on va parler d’obligations souveraines, obligations du gouvernement. On va s’attarder au marché plus développé en premier comme le Canada. Donc, quand on regarde les cinq principaux titres dans le Fonds d’obligations MD à la fin juillet 2017, on voit que les cinq plus grands titres sont des sociétés d’État ou des sociétés paragouvernementales. Donc, on voit l’Ontario, le gouvernement du Canada, la Fiducie du Canada pour l’habitation qui est supportée par le gouvernement du Canada, la province du Québec, la province de l’Ontario.

Donc, quand vous regardez, chacune de ces obligations-là a un coupon. Donc, règle générale, le gouvernement du Canada pour une échéance égale va avoir un coupon qui est moins élevé, parce qu’il a un petit peu moins de risque qu’un Ontario ou un Québec. Mais ceci étant dit, il y a un autre facteur qui est très important : c’est s’ils ont été émis en même temps. Et le point que je veux emmener, vous voyez ici, exemple : province de Québec, 3,5, 2045 et province de l’Ontario, 3,5, 2024. Donc, pourquoi l’Ontario doit payer le même taux même si elle a 20 ans moins de chances? Est-ce que c’est que l’Ontario est plus risquée? Ça n’a rien à voir avec ça. C’est probablement que la province de l’Ontario a été émise peut-être au début des années 2000 où les taux d’intérêt à ce moment-là étaient plus élevés. Peut-être que le Québec a émis ça voilà peut-être à peu près cinq ans où les taux d’intérêt sont beaucoup moins élevés. Donc, il y a ça qu’il faut garder en ligne de compte, mais avec généralement, le meilleur le crédit, le plus grand l’État, le plus bas le coupon va être, parce que le risque est un peu moins élevé. Donc, ça, c’est la base obligations d’État.

Tantôt, j’ai parlé de marchés développés. Où est-ce que des fois on peut aller chercher des rendements un petit peu plus intéressants, on voit ici l’Indonésie qui représente un très, très gros 0,6 % du Fonds d’obligations MD. On voit deux obligations ici de la République d’Indonésie qui nous paient à peu près du 8 %. Est-ce que c’est que l’Indonésie est super risquée, puis il faudrait, dans le fond, être loin de ça? Ce n’est pas que l’Indonésie est nécessairement plus risquée, mais l’Indonésie est un peu moins connue, son marché obligataire est un peu moins liquide, un peu moins développé, mais l’Indonésie comme économie, c’est une économie qui est quand même correcte, très solide. On pourrait avoir un débat à savoir si le taux d’endettement en Indonésie est meilleur qu’aux États-Unis. Je sais que j’ai déjà fait offert une présentation aux clients où est-ce qu’on a eu un débat là-dessus, parce que les gens disaient qu’aux États-Unis, les gens sont plus endettés, donc le taux devrait être plus élevé. Mais ceci étant dit, certains pays se doivent de payer plus à cause de certains des facteurs que je viens de mentionner. Donc, ce n’est pas qu’il y a nécessairement un problème de crédit en Indonésie, mais il va y avoir des facteurs exogènes qui vont venir influencer ça, ce qui nous amène à pouvoir aller chercher du rendement intéressant. Peut-être la variable aussi qui est importante, c’est que l’Indonésie, même si on rajoute ces choses-là positives, il reste que le régime de lois, à l’occasion, c’est que des fois, il va y avoir des coups d’État, des choses comme ça, ça vient augmenter un petit peu le risque au niveau politique, ce qui amène une certaine prime qui est nécessaire aussi au niveau de l’obligation.

Par la suite, on va passer aux obligations de sociétés. Ici, on voit trois exemples qu’on a encore là dans le portefeuille d’obligations. On voit le Groupe TMX. Dans le fond, le TMX, c’est les échanges de marchés boursiers à Toronto et à Montréal. On voit Toronto Hydro qui est l’équivalent d’Hydro-Québec, mais pour la ville de Toronto. On voit TransCanada PipeLines qui est une compagnie dans le domaine du transport de pétrole. Et on voit trois coupons, justement, qui sont très, très différents ici : 3,25; 2,52; 6,89. Donc, ce n’est pas une grande surprise qu’une compagnie dans le domaine énergétique va être un peu plus risquée qu’une société paragouvernementale, dans le fond, comme l’utilitaire qui est Toronto Hydro où le seul émetteur principal, et je ne sais pas si je peux dire ça, ils n’ont pas un monopole, mais quand même, le plus gros émetteur et compagnie qui fait des transactions d’actions et d’obligations au Canada, il y a TMX. Donc, la cote de crédit ici vient avoir un effet très direct sur le coupon ou le rendement promis par ces obligations-là.

Finalement, sans trop rentrer dans les détails, on a parlé des obligations traditionnelles, mais il y a aussi d’autres titres à revenu fixe. Depuis le début de la présentation, j’ai parlé d’obligations et de revenu fixe, j’ai utilisé les deux termes, je les ai interchangés, mais pour peut-être, bon, pour expliquer ça, c’est un petit peu dire : l’eczéma est une condition de la peau, mais une condition de la peau n’est pas nécessairement de l’eczéma. Donc, c’est un petit peu ça. L’obligation est un type de revenu fixe, mais pas tous les revenus fixes sont des obligations. Donc, comme autres types de revenus fixes, on a, exemple, des titres adossés en créances hypothécaires. Ça, c’est qui avait fait un petit peu peur aux gens en 2008. Et la raison pour laquelle ça a fait peur aux gens, c’est qu’en 2008, il y a des compagnies qui avaient packagé certaines de ces hypothèques-là basées sur du crédit un peu faible. Nous, ce qu’on détient dans nos portefeuilles MD, règle générale, ce sont des cotes de crédit et des hypothèques très, très, très solides. Donc, on peut quand même bien dormir le soir, mais parce que c’est endossé par des hypothèques, ça peut quand même permettre d’aller chercher un rendement un petit plus intéressant qu’une obligation traditionnelle.

Quelque chose de très similaire, des obligations adossées à des actifs autres que les hypothèques, comme des prêts automobiles, des prêts sur carte de crédit, des choses comme ça. On a des prêts à effet de levier qui sont souvent des prêts consentis à des compagnies qui, peut-être à cause de la taille du prêt, ne peuvent pas obtenir le financement traditionnel par une banque, par exemple, et les taux vont être variables. Parfois, c’est parce que la cote de crédit n’est pas nécessairement là aussi, donc ça vient encore là aller chercher un peu plus de rendement. Et le dernier type qui peut être intéressant, c’est ce qu’on appelle des obligations convertibles, et ce qui est intéressant de ce type d’obligations là, c’est que, sous certaines conditions, il est possible de convertir ces obligations-là en actions. Donc, ça peut être toujours intéressant dans certains cas, surtout on disait qu’un des problèmes des obligations, c’est qu’on ne peut pas participer à la croissance des compagnies. On connaît cette option-là convertible, ça peut être des fois une petite carotte additionnelle qui peut être intéressante. Donc, en gros, je dirais que c’est certains des types d’actions qui sont disponibles.

Là-dessus, Jean-Marc, je pense qu’il y a probablement un aspect un peu plus pratique par rapport à ça. Je pense qu’on peut présenter notre prochain thème, qui est un petit peu au niveau des stratégies.

JM de Beaumont : Parfait. Donc, passons justement à ces stratégies de placement obligataire qui correspond à notre sixième thème. Examinons maintenant deux stratégies de placement permettant d’accroître le rendement des titres à revenu fixe. Je vais voler le punch, il y en a deux. C’est ce qu’on appelle les stratégies passives et stratégies actives.

Dans le contexte des stratégies passives, ça se sous-divise encore en deux sous-catégories. Une première serait d’acheter des obligations et de les détenir jusqu’à l’échéance, stratégie classique que certains investisseurs ont utilisée. Une variante de cette stratégie-là est celle de l’échelonnement, c’est-à-dire qu’on acquiert un portefeuille d’obligation avec des échéances variant de un an à cinq ans, dans notre exemple ici. À la fin de chaque échéance, c’est-à-dire à la fin de l’année 1, 2, 3, 4 et 5, on les renouvelle ou on réinvestit le produit de l’obligation échu dans une obligation venant à échéance dans cinq ans, selon. Ce qu’on vous présente ici dans l’exemple.

Comme deuxième stratégie passive, les épargnants peuvent également constituer un portefeuille, cette fois en reproduisant des indices obligataires. Jean-François, pourrais-tu nous parler de cette stratégie?

JF Bordeleau : Oui, puis écoute, Jean-Marc, avant que j’aille là, je pense qu’on a parlé de la stratégie par échelonnement en utilisant les obligations, mais je pense que c’est une stratégie des fois aussi que comme conseiller, tu vas peut-être utiliser avec les dépôts à terme, qui est dans le fond, un substitut dans certains cas. Donc, je ne sais pas si c’est quelque chose des fois qui peut être utilisé, mais je sais que c’est quelque chose qu’on peut voir à l’occasion.

JM de Beaumont : Tout à fait, oui. Certains investisseurs conservateurs vont se diriger vers ce type de stratégie là.

JF Bordeleau : Donc, quand qu’on regarde l’utilisation de fonds négociés en bourse qui est, en tant que tel, les fonds investis en bourse sont souvent des stratégies passives, une des méthodes dans laquelle MD va utiliser ces stratégies-là dans notre Fonds stratégique de rendement, c’est en allant chercher des classes d’actifs en revenu fixe qui sont moins traditionnelles. Quand qu’on regarde le deuxième, c’est écrit « Convertible Bond », c’est les fameuses obligations convertibles que je parlais tantôt. Quand qu’on regarde le quatrième qui est « International Bond », on parle d’obligations étrangères qui encore là, parce que ce n’est pas au Canada ou aux États-Unis, peuvent nous permettre d’aller chercher une certaine plus-value. Donc, au lieu d’aller acheter des obligations à gauche et à droite et à payer très, très cher un gestionnaire pour aller détenir ces choses-là, on est capable d’utiliser une approche semi-passive qui est d’utiliser des fonds négociés en bourse pour essayer d’aller chercher un petit peu de valeur ajoutée dans nos portefeuilles.

Donc, là-dessus, si, Jean-Marc, tu me permets, je vais peut-être continuer sur les stratégies actives, parler un petit peu de certaines des choses qui sont disponibles dans ce domaine-là. Et quand qu’on regarde au niveau des stratégies actives, un gestionnaire de fonds comme le gestionnaire du Fonds d’obligations MD, ou le Fonds d’obligations en gestion de placement privée, va avoir quatre outils principaux pour ajouter de la valeur dans un portefeuille. Le plus commun, le plus courant, celui qui est la base d’à peu près tous les portefeuilles d’obligations, c’est ce qu’on va appeler la gestion de la durée et où le portefeuille va être positionné sur la courbe de taux. Donc, tantôt, on avait parlé du concept de durée, donc ce concept de durée là, c’est vraiment là qui est une clé très, très importante qui va déterminer la volatilité et le potentiel de valeur ajoutée en période de hausse et de taux d’intérêt. Un gestionnaire qui a, on va dire, le call bon là-dessus va ajouter énormément de valeur. Un gestionnaire qui est un petit peu dans le champ par rapport à ça pourrait enlever beaucoup de valeur.

D’autres stratégies qui peuvent ajouter ou diminuer de la valeur, mais qui n’ont pas nécessairement autant de levier, on va parler de la répartition sectorielle, exemple avoir des obligations à rendement élevé. La diversification géographique peut également amener une certaine plus-value. Et un autre facteur qui est très important que j’avais mentionné auparavant, c’est la fameuse analyse de crédit. Je peux avoir deux obligations qui sont cotées, exemple, triple B qui est quand même une qualité acceptable, mais une va me donner un coupon ou versement d’intérêt qui est plus élevé que l’autre. Et si je fais mon analyse et le risque est pareil entre les deux, je vais aller chercher celle qui me paie un coupon plus élevé. Donc, des fois, il y a des petites affaires comme ça où est-ce que le marché, on va parler un petit d’arbitrage dans le marché, si je peux utiliser ce jargon-là, et un gestionnaire de revenu fixe va regarder c’est quoi ces possibilités-là pour ajouter de la valeur.

Donc, si on prend ça de façon un petit peu plus concrète, on voit ici un exemple de la courbe des taux d’intérêt du gouvernement du Canada allant de un mois à 30 ans. Donc, ce qui est normal et ce qu’on va voir à peu près 90 % du temps, c’est qu’une obligation un mois va payer beaucoup moins qu’une obligation de 30 ans. Puis, ça arrive des fois qu’on a ce qu’on appelle une courbe inversée, mais ce que vous voyez, c’est une courbe très, très normale et donc, les gestionnaires vont se positionner sur cette courbe-là basé sur ce qu’ils s’attendent au niveau des taux d’intérêt. Et parce qu’une chose aussi, c’est que si les taux d’intérêt augmentent, ça ne veut pas dire que tous les taux sur la courbe vont augmenter en même temps ou par la même amplitude. Peut-être que la Banque du Canada va augmenter ses taux de 25 points de base, qui est un impact plus sur le un mois et trois mois, mais le marché va peut-être dire : « Moi, dans 30 ans, je ne vois aucune hausse de taux, je reste là puis je ne bouge pas. » Donc, en étant positionné à plus longue durée, je ne subis pas l’effet négatif, la hausse des taux à plus court terme. Donc, il y a plusieurs techniques que le gestionnaire peut utiliser pour ajouter de la plus-value ou amoindrir ce que je vais appeler la « moins-value » dans ce cas-là.

Autre concept ici, c’est quand qu’on parle de la diversification des catégories à titre de revenu fixe et des régions. Quand qu’on parle du régime de baisse de taux, qu’est-ce qu’on a eu au cours des 30 dernières années, tout va lui donner du bon rendement et les obligations plus sécuritaires comme les gouvernements et là, on voit ici le gouvernement américain, on voit le gouvernement des marchés émergents, donne du très, très bon rendement. Les sociétés vont donner du bon rendement aussi, mais peut-être c’est un petit peu une surprise, pas nécessairement aussi fort que les obligations un peu plus classiques gouvernementales. En période de hausse de taux, cependant, on voit que l’histoire change beaucoup, parce que dans les hausses de taux, les obligations gouvernementales qui sont perçues comme étant les plus sécuritaires ont tendance à être un peu plus sensibles à ces hausses de taux là et les sociétés, surtout dans la qualité des rendements élevés ou les obligations convertibles, ont une certaine plus-value ou les caractéristiques que les investisseurs en revenu fixe peuvent aller chercher. Donc, de ce côté-là, ça ne veut pas dire que parce qu’il y a une hausse de taux que tout va nécessairement perdre de la valeur et c’est un petit peu pourquoi qu’on fait ce qu’on appelle une portion opportuniste dans nos portefeuilles du côté de MD.

JM de Beaumont : Parfait. Nous sommes rendus au septième et dernier thème, c’est-à-dire les moyens déployés par MD pour obtenir un rendement ajusté au risque pour les titres à revenu fixe. Examinons un fonds MD de plus près. L’actif de ce fonds est composé principalement d’obligations du gouvernement du Canada, mais comme nous l’avons vu dans les diapositives précédentes, le fonds a suffisamment de latitude pour investir une partie de son actif dans des obligations à rendement élevé. Nous qualifions cette dernière catégorie d’actifs d’opportunistes, par opposition aux obligations canadiennes de qualité supérieure dont est composée la majeure partie du fonds.

Jean-François, tu viens de nous parler d’obligations de marchés émergents. En pratique, comment MD les intègre dans ses fonds de placement?

JF Bordeleau : Écoute, merci, Jean-Marc. On va commencer, avant d’aller dans le détail du combien exactement qu’on a dans les marchés émergents, juste pour montrer un petit peu la vue d’ensemble de notre Fonds collectif d’obligations canadiennes en gestion privée MD, donc à la fin du mois de juin. Je vous montrerais le graphique pour le Fonds d’obligations MD, ça se ressemblerait, ça serait pas mal proche de ça aussi. On voit que les titres canadiens de qualité, ce qu’on va appeler nos gouvernements, nos sociétés qui sont d’une bonne qualité de crédit, c’est 80, à peu près 80 % du portefeuille. Donc, la qualité est là. L’opportunisme, c’est intéressant, mais on ne veut pas mettre à risque le capital du client.

Par la suite, on va aller chercher à peu près… Présentement, on est à peu près un 12 % dans les titres étrangers qui sont quand même de bonne qualité. Donc, on peut parler de sociétés américaines, du gouvernement américain. On peut parler d’Europe, de choses comme ça. Et par après on va aller chercher des… C’est à peu près, il y a un 6 % en titres étrangers de qualité inférieure. C’est là qu’on va parler de high yield ou d’obligations à haut rendement, principalement aux États-Unis. On peut aller chercher certains marchés émergents dans cette sous-catégorie-là également. Donc ça, c’est la vue d’ensemble.

Si on regarde le détail de ces classes d’actifs là plus opportunistes, vous voyez ici, tantôt, on vous parlait un petit peu des marchés émergents. Le maximum qu’on pourrait avoir, dépendant de notre produit, va être quelque part entre 6 à 13 % du fonds total pour être dans des obligations de marchés émergents. On voit d’autres catégories d’actifs dans lesquels on peut avoir des pondérations, mais je vais être très clair, certaines personnes, exemple, vous allez regarder, ce n’est pas 15 plus 9 plus 10 plus 15 plus 6, c’est au total, toutes ces catégories-là confondues généralement ne seront pas plus que à peu près 20 %. Ce que vous voyez, c’est le maximum par catégorie. Donc, si on met 9 % déjà dans les obligations de sociétés à rendement élevé, dans le Fonds d’obligations à court terme, on ne peut pas aller chercher plus que 6 % dans une autre catégorie, parce que le maximum total est à 15 % pour ce fonds-là.

Si je continue un petit peu, on regarde la diversification dans les Portefeuilles Précision MD. On a pris ici un de nos portefeuilles qui est quand même équilibré, le revenu équilibré, un peu plus que la moitié de l’actif est considéré comme étant en produits de revenu fixe; une partie qui est dédiée à la tranche opportuniste qui est à peu près 6 %; et par la suite, on a la grande majorité à peu près, le 50 %, dans le Fonds d’obligations et le Fonds d’obligations à court terme qui sont en majorité plus traditionnels mais qui, eux également, contiennent une partie de cette tranche-là qui va être un petit peu plus déjà opportuniste.

Jean-Marc, peut-être que j’aimerais en terminant, peut-être un petit peu y aller vers un aspect plus pratique de comment toi, tu prends cette information-là, puis peut-être de discuter d’un des produits qui est quand même unique à MD qui est le Fonds de revenu stable MD.

JM de Beaumont : Oui, effectivement. Donc, juste avant d’aborder ce point-là, au cours de la présentation, nous avons montré que le cours des obligations varie au gré des fluctuations des taux d’intérêt et des attentes et qu’il est important pour la plupart des épargnants de détenir des obligations. Nous avons aussi présenté les grandes lignes de stratégies obligataires ainsi que les moyens que nous prenons pour atténuer la volatilité et générer des rendements grâce aux catégories d’actifs opportunistes.

Cette diapositive décrit un autre type de placement à revenu fixe qui répond aux besoins des épargnants prudents à la recherche d’un revenu. Sans entrer dans le détail, voici quelques informations sur le Fonds de revenu stable. D’abord, c’est un produit d’assurance émis par la Société d’assurance vie MD. Il offre aux épargnants qui ont un horizon de placement à moyen ou à long terme un portefeuille stable, souple et de qualité supérieure constitué d’obligations et de placements hypothécaires. L’intérêt s’accumule quotidiennement et est versé chaque mois aux épargnants sous forme de parts additionnelles. Le revenu mensuel n’est pas garanti, mais la structure stable et la répartition prudente de l’actif du Fonds rendent les fortes variations improbables. Plusieurs investisseurs y font confiance. L’actif sous gestion de ce Fonds de revenu stable atteint plus de trois milliards d’actifs. Donc, c’est non négligeable.

JF Bordeleau : Non négligeable évidemment, oui.

JM de Beaumont : Autre fait saillant : tous les Portefeuilles Précision MD, y compris le Portefeuille de croissance maximale Précision, détiennent des obligations. Ils détiennent généralement des parts du Fonds d’obligation MD et du Fonds d’obligations à court terme. Parmi les fonds collectifs de Conseils en placement privés, il y a deux fonds à revenu fixe. Ceux-ci sont composés principalement de titres canadiens, mais ils comprennent aussi des titres étrangers pour diversifier le tout. Le Fonds collectif d’obligations canadiennes de Conseils en placement privés est composé de titres à court terme et à moyen terme, puis le Fonds collectif d’obligations canadiennes à long terme de Conseils en placement privés est axé sur les obligations à long terme. Lorsque nous prenons des décisions de placement dans les titres de revenu fixe, nous évaluons la conjoncture économique et examinons attentivement les risques.

Donc, ceci résume l’approche de MD à l’égard des titres à revenu fixe. MD aussi s’associe aux meilleurs gestionnaires de portefeuille. C’est une orientation qu’on a pris de retenir l’expertise à travers le monde pour chacun des champs ou leur spécialité.

En conclusion, j’espère que ce webinaire a été enrichissant pour vous. Nous vous remercions de votre participation.

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